«On a eu un feu, hier [lundi] en début d’après-midi, qui a fait pas mal de dommages. On l’a maîtrisé, on avait pris des lectures avec des caméras thermiques et tout était correct. Pour une raison qu’on ne s’explique pas, une nouvelle alerte a retenti ce matin, vers 6 h 25. On est tout de suite tombé en mode défensif», relate le directeur préventionniste de la Régie des incendies de la Vallée du Saint-Maurice, Alain Beauséjour.
Un compresseur défectueux serait à l’origine de l’incendie, selon ce dernier.
La Régie des incendies du Centre-Mékinac est venue prêter main-forte à M. Beauséjour et son équipe. En tout, une vingtaine de pompiers sont intervenus.
Leurs efforts n’ont toutefois pas permis de sauver le bâtiment. Au passage du Nouvelliste, il ne restait plus que des décombres au sol.
«On a pu sortir les véhicules et l’autopompe était restée à Saint-Roch-de-Mékinac, la veille. Mais on a perdu des bunkers [les combinaisons des pompiers] et des motoneiges. Les pertes matérielles sont importantes», mentionne M. Beauséjour.

Heureusement, aucun pompier n’a été blessé lors de l’incendie.
Notons que la mobilisation des pompiers de la Régie des incendies du Centre-Mékinac pour aider leurs confrères de Trois-Rives a entraîné un certain branle-bas de combat à Sainte-Thècle, au point où des citoyens ont signalé un incendie sur la rue Saint-Gabriel. Selon la Régie, il s’agissait seulement d’un changement de garde à la caserne, située justement sur cette rue.
Réorganisation
La perte de la caserne de Trois-Rives va forcément entraîner une réorganisation des troupes sur le territoire que dessert la Régie des incendies de la Vallée du Saint-Maurice.
«Notre priorité va être les interventions pour la sécurité et la vie humaine. On va laisser une camionnette ici avec l’équipement nécessaire aux premiers répondants, des pinces de désincarcération et le matériel pour le sauvetage en milieu isolé. L’autopompe va rester à Saint-Roch-de-Mékinac.»
— Alain Beauséjour, directeur-préventionniste de la Régie des incendies du Centre-Mékinac
Celui-ci ajoute que son organisation était déjà en train de revoir les affectations en prévision des vacances estivales du personnel. Il rappelle également que des ententes d’entraide sont déjà en place avec La Tuque, pour le nord du territoire, et la Régie des incendies du Centre-Mékinac, au sud.
Reconstruction à l’automne?
En fin d’avant-midi, le directeur préventionniste et la Municipalité de Trois-Rives étaient au téléphone pour régler le dossier avec les assurances. On espère en effet reconstruire le plus rapidement possible la caserne.
«C’est sûr que c’est une priorité. Je pense que c’est possible de reconstruire d’ici l’automne», avance M. Beauséjour.
Ce dernier assure par ailleurs que la perte de la caserne n’aura aucun impact sur un projet-pilote de la Régie visant à bonifier la couverture incendie dans les territoires non organisés. Le dossier est présentement entre les mains du ministère des Affaires municipales, ajoute-t-il.

