«Le Colombus c’est une chaîne française qui offre du café et de la nourriture. On en compte 250 dans le monde, mais au Québec, il n’y en a que trois présentement à Montréal», indique l’homme d’affaires Marc St-Gelais.
Lui, ainsi que son associé, Joël Tremblay, et leur chargée de projet Sophie St-Gelais veulent diversifier les tables à Chicoutimi avec de nouvelles bannières. «On voulait quelque chose pour les plus jeunes comme nous sommes près de l’université», précise M. Tremblay.
Derrière le bâtiment actuel, la tour de neuf étages qui sera érigée comptera 136 logements, dont des condos. Cette partie n’est toutefois pas encore totalement ficelée. «On veut offrir quelque chose à une clientèle variée qui pourra cohabiter, explique Mme St-Gelais. Nous gardons toujours en tête que nous sommes près de l’UQAC.»

Une centaine d’entre eux seront disponibles au printemps 2024. Les étages supérieurs seront occupés par les condos et des appartements un peu plus luxueux. Les résidents auront également accès à un stationnement souterrain.
Joël Tremblay assure que les deux projets seront compatibles. Il y aura de l’espace entre eux, ils ne seront pas collés et il faut savoir que les locataires auront accès à leur logement par la rue Lorenzo-Genest et non par le boulevard Talbot. «C’est une question de zonage. On n’aurait pas pu mettre des habitations sur Talbot», précise M. St-Gelais.
Un projet de longue haleine
L’ébauche initiale n’envisageait pas du tout d’installer des restaurants dans l’ancienne Maison de la Presse. Les Immeubles MCJR imaginaient plutôt des bureaux de comptables, de services financiers ou administratifs.

L’équipe s’est toutefois rivé le nez aux règlements municipaux de zonage. « Lorsqu’il était ici, Le Quotidien avait un droit acquis, mais pour les nouveaux, les choix sont limités. Dans notre zone, on a le droit aux restaurants ainsi qu’aux services personnels, mais pas médicaux», explique Mme St-Gelais.
«On n’avait pas prévu avoir un refus. On avait vraiment espoir parce que le bâtiment avait des bureaux auparavant», admet la chargée de projet qui avait fait sa requête en octobre dernier. La réponse est entrée en février.
Il fallait donc se retrousser les manches. C’est à ce moment que l’offre du Shaker s’est présentée. «La chaîne cherchait à s’installer sur le boulevard Talbot depuis trois ans, explique Marc St-Gelais. Ensuite, les autres se sont ajoutés. Ce n’était pas notre première idée, il y a beaucoup plus de travaux à faire à la bâtisse, il faut aussi plus de stationnements que si c’était une banque et des bureaux, mais au final, on est content.»
L’entreprise Unimarketing pourra rester dans les bureaux sur Talbot puisqu’elle détient un droit acquis.

Les arbres de la discorde
Marc St-Gelais est encore émotif quand il commente la polémique entourant la coupe d’érables devant le bâtiment.
Il n’aurait jamais cru que cette situation prendrait des proportions aussi grandes. «Avec des restaurants plutôt que des bureaux administratifs, nous sommes obligés de mettre plus d’espaces de stationnements». Son associé précise qu’ils ont tout tenté pour préserver les arbres matures. «On a même appelé une entreprise pour savoir si c’était possible de les transplanter, mais on ne pouvait pas.»
Leur chargée de projet ajoute qu’il y a déjà plusieurs problématiques de stationnement dans le secteur. Des restaurateurs peinent à offrir un nombre d’espaces suffisants, ce qui pousse les clients à se garer à des endroits illégaux ou dans le quartier résidentiel près de là.
Ils assurent qu’ils replanteront dix fois plus d’arbres en plus des espaces verts qui seront aménagés pour les locataires des logements. «On a reçu des menaces en raison de ces arbres. C’est tout de même un investissement de 30 M$ pour un secteur névralgique à Chicoutimi», affirme Marc St-Gelais.





