Coolbox : réseau mobile d’hôtellerie

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Coolbox : réseau mobile d’hôtellerie

Guillaume Roy
Guillaume Roy
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Comment développer un réseau d’hébergement de villégiature dans les destinations saisonnières quand les banquiers ne veulent pas financer de tels projets ? Pour l’entreprise Coolbox, la solution passe par le développement d’un réseau d’hébergement mobile. La nouvelle filiale, Coolbox Hôtellerie de plein air, compte fabriquer 100 unités par an au cours des prochaines années, afin de créer un réseau qui comptera plus de 1000 chalets mobiles distribués à la grandeur du Québec.

« L’hébergement a toujours été un problème au Valinouët, parce que les chalets sont toujours loués un an d’avance pour la semaine de relâche et pour les Fêtes », explique Alain Tremblay, directeur de la station de ski de Saint-David-de-Falardeau, au Saguenay.

Un déficit de 4,9 milliards $ pour l’État québécois d’avril à juin

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Un déficit de 4,9 milliards $ pour l’État québécois d’avril à juin

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Le premier trimestre de l’année financière en cours s’est soldé par un déficit d’environ 4,9 milliards $ pour l’État québécois, alors que la pandémie de COVID-19 a engendré d’importantes dépenses et fait plonger les revenus puisque l’économie tournait au ralenti.

Ce montant, qui figure dans le Rapport mensuel des opérations financières pour la période d’avril à juin, dévoilé vendredi en fin d’après-midi, tient compte d’un versement de 589 millions $ au Fonds des générations - un outil visant à réduire la dette de la province. Le manque à gagner est de 4,3 milliards $ en excluant cette somme.

À la même période l’an dernier, un surplus de 824 millions $, après versement au Fonds des générations, avait été dégagé. La crise sanitaire provoquée par la propagation du nouveau coronavirus est venue tout chambouler. Ainsi, au premier trimestre, Québec a vu ses revenus consolidés fléchir à 25,4 milliards $, en baisse de 11 % par rapport à il y a un an.

Toutes les catégories figurant dans le tableau des revenus autonomes - les recettes qui ne sont pas générées par les entreprises du gouvernement - ont affiché des baisses. Les reculs les plus importants ont été observés du côté de l’impôt des sociétés (-33,7 %) et des taxes à la consommation (-26,2 %).

Les revenus des sociétés d’État ont plongé d’environ 60 % pour s’établir à 372 millions $ étant donné que la pandémie a provoqué de nombreuses fermetures temporaires de casinos, salons de jeux et de points de vente exploités par Loto-Québec. La baisse de la consommation d’énergie dans la province et le recul des prix à l’exportation figurent parmi les éléments ayant affecté Hydro-Québec.

À l’inverse, les dépenses de portefeuille ont bondi de 11 %, à 27,8 milliards $, stimulées essentiellement par un bond de 21,3 % du côté de la santé et des services sociaux, qui ont été fortement sollicités dans le contexte de la pandémie.

Québec a toutefois vu les transferts fédéraux grimper de 15,6 %, à 6,8 milliards $, entre autres grâce aux sommes liées à la santé.

Pour l’exercice en cours, le gouvernement Legault table sur un déficit de 14,9 milliards $, qui tient compte sur une provision de 4 milliards $ visant à faire face aux besoins provoqués par une deuxième vague du nombre d’infections à la COVID-19. Québec se tournera vers la réserve de stabilisation pour équilibrer le budget.

Amende de 18 millions de dollars pour BMW pour avoir gonflé ses ventes aux États-Unis

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Amende de 18 millions de dollars pour BMW pour avoir gonflé ses ventes aux États-Unis

Agence France-Presse
NEW YORK — Le fabricant automobile allemand BMW a été mis à l’amende jeudi par le gendarme boursier américain, la SEC, à hauteur de 18 millions de dollars, pour avoir artificiellement gonflé ses ventes dans le but de séduire des investisseurs.

Il est reproché à la filiale nord-américaine du groupe d’avoir fourni des informations fausses et trompeuses au moment d’émissions obligataires d’un montant total de 18 milliards de dollars, a détaillé dans un communiqué la Securities and Exchange Commission (SEC). 

De 2015 à 2019, BMW a falsifié ses chiffres de ventes en utilisant une réserve de voitures qu’elle ne déclarait pas, sauf quand il en avait besoin pour atteindre ses objectifs

Le groupe allemand a également fait état de ventes fictives de véhicules et a ajusté ses ventes réalisées en 2015 et 2017. 

«Les entreprises qui utilisent les marchés américains pour des augmentations de capital ont l’obligation de fournir aux investisseurs des informations fiables», a déclaré une responsable de la SEC, Stephanie Avakian, citée dans le communiqué. 

«À travers la diffusion répétée d’informations frauduleuses, BMW a induit les investisseurs en erreur sur ses ventes au détail aux États-Unis et sur la demande des clients pour les véhicules BMW sur le marché américain tout en levant des capitaux aux États-Unis», a-t-elle fustigé. 

BMW s’est dit «heureux» de résoudre ce litige et a fait remarquer, dans une déclaration transmise à l’AFP, que la SEC l’avait félicité pour sa coopération dans le cadre de l’enquête.  

«Une grande partie des faits montrés du doigt […] se sont produits il y a plus de trois ans», a déclaré le groupe allemand. «Il n’y a aucune allégation ni conclusion sur une faute intentionnelle de BMW».

Évasion fiscale: le plan d’Ottawa pour les géants du numérique devra se préciser

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Évasion fiscale: le plan d’Ottawa pour les géants du numérique devra se préciser

Tara Deschamps
La Presse Canadienne
OTTAWA — Le gouvernement libéral a dévoilé un plan pour encadrer les géants de la technologie dans son discours du Trône cette semaine, mais des experts estiment qu’encore plusieurs éléments devraient y être intégrés.

Dans le discours prononcé mercredi, le gouvernement a signalé qu’il voulait lutter contre l’évasion fiscale des géants du numérique, s’assurer que leurs revenus sont partagés plus équitablement avec les créateurs canadiens et obliger les entreprises de technologie à contribuer à la création, à la production et à la distribution de contenu canadien. 

«Les géants du web empochent l’argent des Canadiens et imposent leurs propres priorités», affirmait le discours du Trône du gouvernement. «Les choses doivent changer et elles vont changer.» 

Les références à la technologie dans le discours du Trône surviennent alors que les géants internationaux de ce secteur — notamment Facebook, Google, Apple, Twitter et Netflix — engrangeant des dizaines de milliards de dollars chaque année depuis au moins une décennie, tout en évitant les réglementations en matière de fiscalité, de concurrence et de gouvernance et en faisant pression sur les médias canadiens et les revenus des créateurs. 

Alors que de nombreux experts ont convenu jeudi de la nécessité de réglementer davantage ces entreprises, ils pensent que les priorités du gouvernement pourraient nécessiter quelques ajustements. 

«C’est assez peu développé et cela ressemble plus à des idées générales avec un peu de rhétorique», a estimé Dwayne Winseck, directeur du Canadian Media Concentration Research Project (Projet de recherche sur la concentration des médias canadiens). 

M. Winseck n’a aucun problème avec la volonté du gouvernement de s’attaquer à l’évasion fiscale ou à la taxation des services de visionnement numérique en continu comme Disney+ ou Netflix, puisqu’il estime que cela aurait dû être fait « depuis longtemps » et que cela pouvait rapporter de l’argent. 

Cependant, il aimerait que le gouvernement examine certaines des mesures envisagées par l’Australie. 

Le pays a appliqué un code de conduite pour s’assurer que les entreprises de technologie n’utilisaient pas leur pouvoir significatif pour réduire la concurrence dans les médias et la publicité et envisage également une loi pour forcer les géants de la technologie à payer les entreprises de médias pour le contenu hébergé sur leurs plateformes d’ici le début octobre. 

Facebook a indiqué qu’il pourrait bloquer le contenu du pays plutôt que de se plier à la nouvelle loi et de respecter le code de conduite. 

M. Winseck n’est pas d’accord avec toutes les propositions de l’Australie, mais il apprécie que le plan demande aux géants d’informer à l’avance les entreprises utilisant leur technologie avant de changer leurs algorithmes et de modifier les modèles commerciaux, tout en soulignant la domination de Google et Facebook sur le marché de la publicité. 

«La reconnaissance de l’important pouvoir de marché dans certains secteurs de l’économie des médias, je crois, est vraiment une bonne chose, qui est attendue depuis longtemps», a-t-il dit, ajoutant que ce n’était pas une mauvaise idée pour le Canada. 

Interrogé sur le discours du Trône, Facebook a indiqué jeudi à La Presse canadienne, dans un courriel, qu’elle se félicitait de toute nouvelle réglementation qui « soutienne l’innovation, la libre expression et l’économie numérique ». 

Pendant ce temps, Google a indiqué à La Presse canadienne qu’il envoyait ses utilisateurs vers des sites d’actualités 24 milliards de fois par mois et que les actualités représentaient environ 1,5 % du total des requêtes sur l’offre de recherche de Google au Canada. 

Google a généré environ 9 millions de revenus grâce aux clics sur les publicités par l’entremise de requêtes liées à l’actualité et a précisé qu’il se conformait à toutes les lois fiscales en vigueur. Il s’est aussi dit enthousiaste à l’idée d’explorer de nouvelles façons de soutenir l’écosystème des médias et des créateurs canadiens. 

Le porte-parole de Twitter Canada, Cam Gordon, a expliqué que son entreprise ne commentait pas le discours du Trône, mais Netflix Canada a indiqué qu’elle était « déterminée à être un bon partenaire » et qu’elle se réjouissait « de travailler avec le gouvernement sur cette question à mesure qu’il fera progresser la législation ». 

Gestion des données d’utilisateurs

Selon le directeur général de l’économie numérique du Center for International Governance Innovation, Bob Fay, le gouvernement devrait réfléchir à ce qu’il peut faire pour contrer la façon dont les géants de la technologie obtiennent les données des consommateurs, les agrègent et les utilisent pour s’assurer des positions bien établies sur le marché et difficiles à contester. 

Pour contrer ces positions, M. Fay croit que le gouvernement pourrait exiger que les utilisateurs des plateformes obtiennent plus de contrôle sur les informations qu’ils fournissent aux entreprises technologiques et pourrait même empêcher les géants de fonctionner selon leurs propres règles. 

«Honnêtement, je ne peux pas comprendre la situation où nous leur permettons simplement de se gouverner eux-mêmes. Je pense qu’il est maintenant temps que les gouvernements agissent», a affirmé M. Fay. 

Le fondateur de BlackBerry et président du Conseil des innovateurs canadiens, Jim Balsillie, a fait valoir dans un courriel à La Presse canadienne que le pays avait besoin de mettre à jour ses règles fiscales, mais que l’accent devrait d’abord être mis sur la distinction entre l’évasion fiscale et les stratégies fiscales. 

«Les entreprises technologiques canadiennes à forte croissance utilisent les options d’achat d’actions comme un élément clé de leurs stratégies de rémunération dans la guerre mondiale pour les meilleurs talents technologiques», a-t-il affirmé. 

«Le fait de limiter leur capacité à rivaliser avec leurs homologues dans le monde n’entraînera que de mauvais résultats économiques pour le Canada, alors j’espère que le gouvernement n’utilisera pas un instrument brutal sur ce front.»

Amazon lance Luna, sa plateforme de jeux vidéo

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Amazon lance Luna, sa plateforme de jeux vidéo

Agence France-Presse
NEW YORK — Amazon a annoncé jeudi le lancement de Luna, sa plateforme de jeux vidéo à la demande qui permettra aux joueurs d’accéder directement à leurs titres préférés via le nuage (informatique à distance) sur l’appareil de leur choix.

Avec ce nouveau service, le groupe de Jeff Bezos entend rivaliser, dans un marché évalué à plusieurs milliards de dollars, avec Google, qui a lancé sa propre plateforme de jeux vidéo dématérialisés en novembre, Stadia, et Microsoft, qui a récemment ajouté le service Cloud Gaming pour les abonnés de sa bibliothèque de jeux en ligne.

Deux abonnements ont été annoncés : un forfait Luna+, avec un prix de départ de 5,99 dollars par mois, donnant notamment accès à un nombre illimité d’heures de jeu et un vaste catalogue de titres ainsi qu’une chaîne Ubisoft, en partenariat avec l’éditeur français de jeux vidéo, dont le prix n’a pas encore été dévoilé.

À titre de comparaison, l’abonnement Stadia Pro de Google coûte 9,99 dollars par mois et le Xbox Game Pass Ultimate, qui inclut la plateforme de jeux à distance de Microsoft, est facturé 14,99 dollars par mois.

Une manette Luna sera commercialisée pour 49,99 dollars. Elle sera directement compatible avec un PC, un Mac ou une Fire TV ainsi qu’avec des applications pour iPhone et iPad et, ultérieurement, pour Android.

«Nous avons créé Luna pour qu’il soit facile de jouer à des jeux excellents sur les appareils que les clients possèdent déjà et qu’ils aiment», a déclaré dans un communiqué Marc Whitten, vice-président chez Amazon responsable des services et des produits de divertissement.

«C’est le Jour un pour Luna-nous sommes impatiens de travailler avec les joueurs, les streamers et des éditeurs comme Ubisoft et Remedy Entertainement pour bâtir une expérience de jeu formidable pour tout le monde», a ajouté M. Whitten.

L’accès en avant-première à la nouvelle plateforme d’Amazon n’est pour l’heure disponible que sur invitation pour les clients américains.

Luna sera opéré grâce à Amazon Web Services (AWS), le titanesque service de «cloud» du groupe de Seattle, leader sur ce marché.

Le service intégrera par ailleurs Twitch, la populaire plateforme de streaming de parties de jeux vidéo d’Amazon.

90 M$: Canmec obtient le plus important contrat de son histoire

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90 M$: Canmec obtient le plus important contrat de son histoire

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
L’entreprise de fabrication mécanique Canmec de Chicoutimi consolide sérieusement son carnet de commandes pour les trois prochaines années avec l’obtention du plus gros contrat de son histoire, d’une valeur de 90 M$, dans un projet de réfection de barrage de la société Ontario Power Generation.

L’entreprise a publié un bref communiqué, jeudi, pour annoncer cette nouvelle importante pour le secteur de la fabrication mécanique dans la région.

L’automatisation des entreprises menace davantage l'emploi des femmes

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L’automatisation des entreprises menace davantage l'emploi des femmes

La Presse Canadienne
OTTAWA — Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de voir leur emploi affecté par l’automatisation, selon une étude de Statistique Canada.

«La pandémie de COVID-19 pourrait accélérer l’implantation de nouvelles technologies, car les entreprises pourraient vouloir rendre la production et la livraison de leurs biens, de même que la prestation de leurs services, plus souples à l’avenir», a souligné l’agence fédérale dans un rapport publié jeudi. 

Les résultats s’appuient sur les données de l’Étude longitudinale et internationale des adultes réalisée en 2016, soit bien avant la pandémie qui a obligé les entreprises à fermer leurs portes et a fait grimper le chômage. 

«Alors que les travailleurs qualifiés pourraient devenir plus productifs en complétant les tâches exécutées grâce aux nouvelles technologies ou en travaillant directement avec elles, d’autres pourraient avoir besoin de se perfectionner», a ajouté Statistique Canada. 

Dans tous les cas, les emplois peuvent être transformés, les robots et les algorithmes informatiques prenant le relais de tâches routinières non cognitives, tandis que les humains se spécialisent davantage dans les tâches cognitives non routinières. 

L’étude, décrite par l’agence comme la première à examiner en détail le risque de transformation des emplois liée à l’automatisation, a révélé que les changements risquaient d’affecter les femmes et les hommes différemment, en fonction des tâches qu’ils accomplissent et de leur automatisation. 

Les hommes et les femmes étaient tout aussi susceptibles de faire face à un risque élevé de transformation professionnelle liée à l’automatisation, dans une proportion de 11 %. Cependant, 44 % des femmes étaient susceptibles d’être exposées à un risque modéré à élevé, contre près de 35 % des hommes. 

Un risque élevé est défini comme une probabilité de 70 % ou plus, tandis qu’un risque modéré à élevé est de 50 % ou plus. 

Dans l’ensemble, l’écart demeurait à peu près le même lorsque l’on comparait les femmes et les hommes ayant des caractéristiques similaires, comme l’âge, le niveau de scolarité, l’industrie et la profession. 

Cependant, plusieurs caractéristiques étaient associées à un risque accru d’automatisation — être âgé de 55 ans ou plus, ne pas avoir de diplôme d’études postsecondaires, avoir de faibles niveaux de compétence en littératie ou en numératie, être né au Canada, avoir une incapacité, être un travailleur à temps partiel, ne pas être syndiqué et être employé dans une petite ou moyenne entreprise. 

Les hommes âgés de 55 ans ou plus étaient également moins susceptibles de courir un risque modéré à élevé que les femmes du même groupe d’âge. En effet, 34 % des hommes de ce groupe étaient dans cette situation, contre 59 % des femmes. 

En outre, 76 % des femmes sans diplôme d’études postsecondaires étaient confrontées au risque d’automatisation, contre 60 % des hommes, a précisé l’agence fédérale dans son rapport. 

Les femmes handicapées qui n’étaient pas syndiquées ou qui travaillaient dans une entreprise de 10 employés ou moins étaient également plus susceptibles que leurs homologues masculins de faire face à un risque modéré à élevé de transformation de leur emploi en raison de l’automatisation. 

Selon Statistique Canada, les différences pourraient indiquer que les femmes et les hommes exécutent des tâches différentes qui ne sont pas prises en compte dans les données. 

Des recherches antérieures ont déjà révélé que les femmes étaient plus susceptibles de déclarer accomplir des tâches répétitives que les hommes exerçant la même profession, de sorte qu’il est possible qu’elles courent un risque accru de transformation de leur emploi en raison de l’automatisation. 

Malgré les risques, il existe plusieurs raisons — notamment financières et juridiques — pour lesquelles les employeurs ne peuvent pas remplacer immédiatement les humains par des robots. 

«Par conséquent, un risque élevé d’automatisation ne signifie pas nécessairement un risque élevé de perte d’emploi.»

Économie: le Saguenay-Lac-Saint-Jean au sommet des régions les plus touchées par la pandémie

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Économie: le Saguenay-Lac-Saint-Jean au sommet des régions les plus touchées par la pandémie

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
Le Saguenay-Lac-Saint-Jean fait partie des deux régions qui ont été le plus affectées économiquement par la pandémie. Près de 57 % des activités des entreprises ont été touchées, rapporte Desjardins, dans sa dernière étude économique sur les régions ressources du Québec. Le pire résultat parmi toutes les régions de la province et les centres urbains. La région de Lanaudière arrive derrière, avec 50 %.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean devrait afficher le plus « important repli » de son PIB, en 2020. La région enregistre une croissance économique négative de -6,2 % . Le deuxième pire résultat parmi toutes les régions. C’est la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine qui enregistre le plus important recul avec -6.5 %.

Plus de 750 millions $ en annulation de contrats ou arrêt de production ont été perdus au Saguenay-Lac-Sait-Jean, au cours des derniers mois. Et près de 18 000 emplois ont été perdus.

« On ne mettra pas de lunettes roses. 2020, ça a cogné. Ça ne sera pas facile de remonter la côte et retrouver la situation économique d’avant la pandémie. Il faudra faire les choses différemment. Il y a des impératifs propres à chacune des régions. Il faudra donc une stimulation économique adaptée pour chaque région », a exprimé le PDG de Desjardins, Guy Cormier, mercredi matin, en s’adressant aux entreprises de la région dans le cadre de la « Tournée en Mouvement pour la relance socioéconomique » réalisée en partenariat avec la Fédération des chambres de commerce du Québec. 

Il faudra attendre l’été 2022 pour revenir au niveau d’activité économique avant la pandémie au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Un portrait optimiste, car si la deuxième vague de la pandémie force un confinement semblable à celui du printemps dernier, les perspectives économiques devront être revues à la baisse. 

« On est conscient que cet automne, ce ne sera pas idéal. Ce que j’entends toutefois, c’est que le gouvernement veut faire preuve de prudence avant de faire un reconfinement. On le voit par le système de couleur, ce qui évite de tout confiner. Il faut aussi saisir avec beaucoup de rigueur le message de maintien des mesures sanitaires. On est tous tannés, moi le premier. Mais c’est très important de faire les efforts nécessaires », indique M. Cormier, dans une entrevue accordée en marge de la tournée qui se déroule de manière virtuelle. 

Économie circulaire

Les économistes s’attendent à un rebond de la croissance économique de 3,2 % en 2021. Les entreprises devront cependant s’adapter aux nouvelles réalités et particulièrement à l’enjeu environnemental, croit le grand patron de Desjardins. 

« Je suis convaincu que notre société va être marquée par des changements de valeurs assez importants. Le vieux modèle, extraire, transformer, jeter, ça va devenir de plus en dépassé. C’est insoutenable sur le plan économique et environnemental. La pandémie nous a fait prendre conscience de notre fragilité. Les gens veulent construire quelque chose de nouveau, différent. 

Les actionnaires vont être plus nombreux à chercher des produits et projets qui s’insèrent dans une économie circulaire », a insisté M. Cormier. 

Un message qui a d’abord fait chatouiller le président de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord, Carl Laberge, qui a demandé au patron de Desjardins de clarifier sa position sur les entreprises oeuvrant dans les ressources naturelles. 

« On a la chance d’avoir des ressources naturelles et en plus, des ressources propres. Quand on regarde les matières premières dans le Royaume, comment elles étaient utilisées il y a 50 ans, aujourd’hui, on leur a trouvé de nouveaux débouchés. Il y a des matières premières qu’on peut recycler. Les gouvernements parlent aussi de réduire les chaînes d’approvisionnement, de réduire le transport. Ce sont des opportunités pour une région qui a des matières premières. Je ne serais pas inquiet si j’étais dans votre coin de pays », a précisé Guy Cormier, en faisant référence notamment à la valorisation des rejets.

Carl Laberge réélu à la présidence de la Chambre de Commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord

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Carl Laberge réélu à la présidence de la Chambre de Commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord

Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
La Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF) a tenu son assemblée générale annuelle, mardi après-midi, en mode virtuelle, en présence d’une cinquantaine de membres, ce qui a permis de réélire le président sortant Carl Laberge.

En cette année de pandémie, le président Carl Laberge a noté l’augmentation du nombre de membres en soulignant que les premières pierres d’une concertation régionale ont été jetées avec les autres chambres présentes au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Rio Tinto veut solidifier ses équipes en cette période incertaine

Actualités

Rio Tinto veut solidifier ses équipes en cette période incertaine

Jonathan Hudon
Jonathan Hudon
Le Quotidien
Rio Tinto se félicite d’avoir réussi à renouveler les conventions collectives dans plusieurs de ses installations en temps de pandémie, tout en étant en mesure de poursuivre ses opérations. Prudente quant aux perspectives d’avenir, la multinationale a encore du pain sur la planche alors qu’elle doit renouveler les conventions collectives pour ses employés de quatre des six centrales hydroélectriques situées sur le territoire du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Rio Tinto a diffusé un communiqué, mardi après-midi, pour faire le bilan des plus récentes négociations dans les installations régionales. «De nouvelles conventions collectives, gagnantes pour toutes les parties et permettant de préparer l’avenir, ont été entérinées par les employés pour l’ensemble de nos alumineries», a déclaré d’entrée de jeu l’entreprise dans sa missive remise aux employés.

Un impact «relativement faible» sur les bélugas, selon GNL Québec

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Un impact «relativement faible» sur les bélugas, selon GNL Québec

Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Le passage des méthaniers de GNL Québec sur le Saguenay aura un «impact relativement faible» sur les bélugas, a affirmé mardi l’entreprise lors des audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur son projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay. Une affirmation contredite par un groupe de chercheurs, qui estiment que cet impact ne peut actuellement être évalué.

Une cinquantaine de personnes ont assisté à la troisième séance de l’audience publique du BAPE qui était consacrée au transport et aux infrastructures maritimes du projet de 9 G$ d’Énergie Saguenay, à Chicoutimi, mardi soir. La séance qui se déroulait à l’hôtel Le Montagnais s’est terminée peu avant 23h.

GNL Québec : le BAPE «susceptible» de se prononcer sur l’enjeu des émissions globales de GES

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GNL Québec : le BAPE «susceptible» de se prononcer sur l’enjeu des émissions globales de GES

Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
La commission d’enquête du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur le projet d’Énergie Saguenay de GNL Québec sera «susceptible» de se prononcer sur l’évaluation de l’ensemble des gaz à effet de serre (GES) émis par le projet d'exportation de gaz naturel. Sa réponse sera connue dans son rapport.

Le président de la commission, Denis Bergeron, a expliqué mardi que les commissaires attendront d’avoir l’ensemble des informations et des points de vue exprimés sur ce sujet lors des audiences publiques avant de se prononcer, lorsque questionné sur le sujet mardi par Patrick Bonin, de Greenpeace Canada.

Investissement de 498 000 $ dans 19 PME pour la SADC du Fjord

Affaires

Investissement de 498 000 $ dans 19 PME pour la SADC du Fjord

Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Au cours de son dernier exercice se terminant le 31 mars, la Société d’aide au développement des collectivités du Fjord (SADC Fjord) a injecté 498 000 $ dans 19 entreprises, ce qui a permis de générer des investissements de 3,4 M$ dans le milieu. Il s’agit d’une diminution comparativement à 2018-2019 alors que l’organisme investissait dans 18 entreprises pour une somme de 801 000 $ via ses fonds d’investissement régulier et Stratégie jeunesse.

Il s’agit là des faits saillants présentés par le président de la SADC, Éric Simard, aux participants de l’assemblée générale annuelle qui s’est tenue lundi devant une poignée de personnes réunies à l’Auberge des Battures à La Baie.

Comme ce fut le cas pour des milliers d’organisations, la SADC du Fjord a été frappée par la pandémie de COVID-19, ce qui a nécessité une réorganisation du travail et l’application de mesures visant à alléger les obligations de la clientèle, a expliqué M. Simard. Un moratoire sur le remboursement du capital et des intérêts a été appliqué à la clientèle d’affaires, une façon de répondre rapidement et efficacement à la nouvelle réalité qui a pris place le 13 mars dernier, affirme M. Simard.

La crise économique découlant de la pandémie nécessite que les entreprises fassent preuve d’innovation, entre autres choses, en entreprenant le virage numérique, a mentionné M. Simard. De plus, certaines devront être à l’affût de nouvelles occasions d’affaires face aux nouveaux comportements des consommateurs qui ont développé un engouement pour les produits locaux et l’augmentation des achats en ligne, et ce, dans un contexte de transition énergétique et de rareté de la main-d’oeuvre.

L’assemblée a été l’occasion pour la direction de souligner le renouvellement d’une entente avec Développement économique Canada d’une durée de cinq ans se terminant le 31 mars 2024. En vertu de cette nouvelle entente, le programme Soutien d’aide aux petites entreprises (SAPE) a été remplacé par le Programme d’aide aux entreprises (PAE) , lequel permettra d’offrir des contributions non remboursables donnant accès à des ressources spécialisées en matière de productivité, relève, développement durable, commercialisation, innovation et ressources humaines. Le projet-pilote a permis de réaliser huit projets pour une valeur de 29 283 $. De son côté, le service d’accompagnement a permis d’intervenir dans 26 dossiers. M. Simard a souligné que la force d’une SADC est de pouvoir accompagner les entrepreneurs dans leurs démarches d’affaires, ce qui contribue à hausser les taux de survie de très petites entreprises, une clientèle ciblée par la SADC. 

Au chapitre financier, la SADC du Fjord dispose d’un portefeuille dans son fonds régulier de 1,4 M$ réparti dans une proportion de 66% à La Baie (985 594$) et 34% au Bas-Saguenay (506 784$). Le secteur des services occupe la plus grande part avec 742 594$, suivi de l’industrie manufacturière (13%), de l’hébergement et la restauration, ex aequo avec l’exploitation forestière à 11 %. Le porte-feuille du fonds jeunesse s’élève à 256 749$, la plus grande part se situant au Bas-Saguenay avec 146 412$.

Depuis sa création en 1986, la SADC du Fjord cumule des investissements de 26,3 M$ dans le milieu.

Au cours du prochain exercice, la SADC prévoit que sa capacité d’investissement sera de plus de 2,9 M$ pour le fonds d’investissement régulier et de 150 000 $ pour le fonds jeunesse.

Le bilan financier indique un surplus de 116 868$ sur un budget de 670 722$. Les frais d’exploitation se sont élevés à 553 854$.

BAPE de GNL Québec: le déroulement des audiences jugé «inacceptable» par la Coalition fjord

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BAPE de GNL Québec: le déroulement des audiences jugé «inacceptable» par la Coalition fjord

Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Myriam Gauthier, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
La Coalition fjord estime que le déroulement des audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur le projet d’Énergie Saguenay de GNL Québec est «inacceptable» et réclame des changements au lendemain de leur ouverture à Chicoutimi.

L’organisme, qui milite contre le projet de GNL Québec, a souligné au terme de la première séance des audiences que son déroulement a soulevé «le mécontentement chez les citoyennes et citoyens présents».

La première partie de l’audience publique sur le projet de complexe de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay a débuté lundi soir au Montagnais dans une salle presque remplie à pleine capacité.

«Il est complètement inacceptable d’avoir autant de questions laissées sans réponses par manque d’experts et de représentants de ministères dans la salle, alors que certains thèmes touchent directement leurs secteurs d’expertise, a exprimé l’organisation, par voie de communiqué, mardi. Ces absences répétées accordent alors toute la place au promoteur et à son argumentaire pour la défense de son projet, sans l’avis de scientifiques.»

La députée Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire en matière d’environnement, a joint sa voix à la Coalition fjord sur ce sujet mardi en avant-midi.

Cogeco appuyée par Trois-Rivières et Burlington

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Cogeco appuyée par Trois-Rivières et Burlington

La Presse Canadienne
Trois-Rivières et Burlington, qui abritent les sièges sociaux opérationnels de Cogeco au Québec et en Ontario, où travaillent plusieurs centaines de personnes, se rangent derrière la stratégie de la société québécoise, qui a rejeté l’offre non sollicitée d’Altice USA et Rogers.

La municipalité québécoise est même allée jusqu’à écrire une lettre au ministre fédéral de l’Innovation, Navdeep Bains, dans laquelle elle «dénonce» l’offensive des deux compagnies, qui souhaitent mettre la main sur Cogeco et Cogeco Communications pour ensuite s’en partager les actifs au Canada et aux États-Unis.

À Burlington, où la société québécoise compte au-delà de 1000 employés, la mairesse Meed Ward a souligné, la semaine dernière, que Cogeco avait offert des «occasions d’envergure» pour la main-d’œuvre locale.

Dans une déclaration vendredi dernier, le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, a souligné que les «tractations que subit» l’entreprise familiale «menacent sérieusement l’apport structurant et mobilisateur de cette entreprise».

Le siège social de Cogeco et sa principale filiale se trouve à Montréal. À Trois-Rivières, où l’entreprise compte plus de 550 salariés, et à Burlington, on retrouve notamment des travailleurs affectés au service à la clientèle ainsi qu’au soutien technique.

Altice USA a dans sa mire Atlantic Broadband, la division américaine de Cogeco. L’entreprise américaine aurait par la suite cédé à Rogers, pour environ 4,9 milliards $, les activités canadiennes de la société québécoise.

La famille Audet, qui contrôle Cogeco et Cogeco Communications par l’entremise de ses actions à droit de vote multiple, a refusé de céder depuis que la proposition a été rendue publique, le 2 septembre dernier.

Pas d’accord pour TikTok si ByteDance garde le contrôle

Techno

Pas d’accord pour TikTok si ByteDance garde le contrôle

Agence France-Presse
WASHINGTON — Donald Trump a fait savoir lundi qu’il ne validerait pas un accord sur la populaire application TikTok si la maison mère chinoise ByteDance gardait le contrôle de la nouvelle entité.

Si Oracle et Walmart «ne prennent pas le contrôle total (de la nouvelle entité), alors nous n’approuverons pas l’accord», a déclaré le président américain sur Fox News alors que la confusion règne sur qui des Américains ou des Chinois détiendraient in fine la majorité.

Interrogé sur le fait que ByteDance pourrait garder 80 % de l’actionnariat, le président américain s’est montré intransigeant : «S’ils le font, nous ne conclurons tout simplement pas l’affaire».

Oracle et Walmart «ont un partenariat» pour TikTok. «Ils vont l’acheter», «ils en auront un contrôle total», a toutefois assuré l’hôte de la Maison-Blanche. «Ils vont détenir la participation majoritaire», a-t-il ajouté.

TikTok est depuis l’été sous la menace d’une interdiction aux États-Unis, où elle compte 100 millions d’utilisateurs, mais que Washington accuse, sans avancer de preuve, d’espionnage pour le compte de Pékin.

TikTok, une application très populaire chez les jeunes, avait confirmé samedi un projet selon lequel elle créerait une nouvelle société impliquant Oracle en tant que partenaire technologique aux États-Unis et Walmart en tant que partenaire commercial.

Baptisée TikTok Global, elle serait basée aux États-Unis et embaucherait 25 000 personnes, ont précisé Oracle et Walmart dans un communiqué séparé.

Oracle pourrait acheter 12,5 % des parts de TikTok et Walmart 7,5 % avant une future entrée à la Bourse de New York prévue d’ici un an.

Une source proche du dossier avait indiqué à l’AFP que ByteDance garderait le reste du capital. Mais la société chinoise étant possédée à hauteur de 40 % par des investisseurs américains, la majorité de l’application passerait in fine sous pavillon américain.

Une enquête internationale révèle le blanchiment de sommes énormes par des grandes banques

Affaires

Une enquête internationale révèle le blanchiment de sommes énormes par des grandes banques

Agence France-Presse
WASHINGTON — Des montants astronomiques d’argent sale ont transité durant des années par les plus grandes institutions bancaires du monde, révèle une enquête internationale du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), qui dénonce les carences de la régulation du secteur.

«Les profits des guerres meurtrières contre la drogue, des fortunes détournées des pays en développement et des économies durement gagnées volées dans le cadre d’une pyramide de Ponzi ont tous pu entrer et sortir de ces institutions financières, malgré les avertissements des propres employés des banques», détaille l’investigation, menée par 108 médias internationaux, de 88 pays.

L’avion à hydrogène, «axe stratégique prioritaire» d’Airbus

Affaires

L’avion à hydrogène, «axe stratégique prioritaire» d’Airbus

Agence France-Presse
PARIS — La mise au point d’un avion décarboné à hydrogène constitue un «axe stratégique prioritaire» d’Airbus, qui dévoile trois concepts afin d’aboutir à un appareil en service en 2035, a affirmé dimanche son président exécutif Guillaume Faury dans un entretien avec le journal Le Parisien.

«Développer un avion décarboné ne nécessite pas de rupture technologique majeure», estime le patron de l’avionneur européen, rappelant qu’Airbus a déjà recours à la propulsion à hydrogène pour ses satellites et la fusée Ariane.

Le choix et la maturation des technologies prendront cinq ans puis deux pour celui des fournisseurs et sites industriels, selon lui. «Donc, la mise en programme est prévue aux environs de 2028. Notre ambition est d’être le premier constructeur à mettre en service un tel appareil en 2035», explique-t-il.

«Avion neutre en carbone»

Ce calendrier correspond à l’objectif d’un «avion neutre en carbone», fixé début juin par le gouvernement français, qui a prévu d’y consacrer 1,5 milliard d’euros (2,34 milliards $) d’ici à 2022 dans le cadre de son plan de soutien au secteur aéronautique mis à mal par la crise due au coronavirus.

Airbus a préparé trois concepts, explique Guillaume Faury. Le premier «est un avion de configuration classique pouvant aller jusqu’à 200 places avec un rayon d’action permettant de faire plus de 3500 kilomètres».

Le réservoir, cylindrique d’hydrogène liquide serait logé à l’intérieur du fuselage dans la partie arrière de l’appareil.

«Le second sera un avion à hélice, pouvant embarquer environ 100 passagers, pour des trajets plus courts» tandis que «le troisième est plus disruptif», selon lui: il s’agit d’une «aile volante d’environ 200 places qui permet d’étudier une configuration complètement différente pour le stockage de l’hydrogène et la propulsion».

Au-delà des développements techniques, le cadre réglementaire doit nécessairement évoluer d’ici là pour autoriser l’utilisation de l’hydrogène dans les avions commerciaux, rappelle M. Faury. «Il faudra également que les infrastructures dans les aéroports soient prêtes et que l’hydrogène vert soit disponible en grande quantité», plaide-t-il.

L’hydrogène «vert» doit être produit par une électricité d’origine renouvelable, alors qu’il est aujourd’hui beaucoup plus cher que l’hydrogène d’origine fossile, dont la production est très polluante.

États-Unis: une juge suspend l'interdiction de télécharger WeChat

Techno

États-Unis: une juge suspend l'interdiction de télécharger WeChat

Agence France-Presse
NEW YORK — Dernier épisode en date dans la saga sur le sort des applications TikTok et WeChat aux États-Unis: les restrictions qui devaient empêcher à partir de dimanche l’utilisation normale de WeChat, du groupe chinois Tencent, ont été temporairement suspendues par une juge.

Le département du Commerce avait annoncé vendredi qu’il interdirait, au nom de la sécurité nationale, le téléchargement dans le pays de cette application très populaire en Chine pour sa messagerie, les achats, les paiements et d’autres services.

Il avait aussi proscrit l’utilisation de WeChat, qui compte quelque 19 millions d’usagers sur le sol américain, pour tout transfert financier et empêché tout service de soutien technique à WeChat.

En gros, «même si elle était techniquement disponible aux Américains l’ayant déjà téléchargée, l’application leur aurait probablement été inutile», a résumé la juge californienne Laurel Beeler dans une décision consultée par l’AFP.

Les restrictions avaient été contestées en justice par un groupe d’utilisateurs, selon qui celles-ci auraient fortement affecté les relations aussi bien professionnelles que personnelles au sein de la communauté sinophone aux États-Unis.

De nombreux usagers de WeChat s’inquiétaient de ne plus pouvoir communiquer avec leurs proches de part et d’autre du Pacifique.

Les plaignants ont démontré que la décision du département du Commerce posait de «sérieuses questions» sur le respect du premier amendement de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression, a estimé la juge.

«WeChat est dans les faits le seul moyen de communication pour de nombreux membres de la communauté, non seulement parce que la Chine interdit d’autres applications, mais aussi parce que les locuteurs chinois ayant une maîtrise limitée de l’anglais n’ont pas d’autre choix que WeChat», a-t-elle souligné.

Le département du Commerce n’avait pas dans l’immédiat répondu aux sollicitations de l’AFP sur ce qu’il comptait faire.

«C’est un soulagement à court terme pour les plaignants qui voulaient s’assurer que l’application ne serait pas fermée» dimanche, estime Carl Tobias, professeur de droit à l’Université de Richmond.

Si le gouvernement fait appel et gagne, les plaignants pourront faire appel à leur tour. «Ils veulent juste gagner du temps», avance M. Tobias. «Le président ne sera peut-être bientôt plus le même.»

Accord pour TikTok

L’interdiction de téléchargement annoncée vendredi concernait aussi la populaire application de courtes vidéos TikTok, utilisée par 100 millions de personnes aux États-Unis.

Mais cette dernière a été repoussée samedi soir au 27 septembre dans la mesure où TikTok est parvenue à un accord sur la gestion de ses activités aux États-Unis avec Oracle et Walmart ayant reçu le feu vert du président américain.

Donald Trump affirme depuis des semaines, sans avoir rendu publics des éléments de preuve, que TikTok espionne pour le compte de Pékin, et il avait donné à sa maison mère basée en Chine, ByteDance, jusqu’à dimanche pour céder les activités de TikTok sur le sol américain à une entreprise «made in USA».

L’accord annoncé samedi doit encore être finalisé par les entreprises impliquées et approuvé par un comité de sécurité nationale du gouvernement américain.

Le département du Commerce avait justifié sa décision vendredi en estimant que «le Parti communiste chinois a démontré qu’il avait les moyens et l’intention d’utiliser ces applications pour menacer la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États-Unis».

Il avait aussi affirmé dans un décret début août que WeChat récupérait «les données des visiteurs chinois aux États-Unis [...], ce qui permet au Parti communiste chinois d’espionner des citoyens chinois qui profitent peut-être des avantages d’une société libre pour la première fois de leur vie».

Pour la juge Beeler toutefois, les preuves de menace pour la sécurité nationale liées spécifiquement à WeChat «sont modestes».

Contacté dimanche par l’AFP, Tencent n’a pas souhaité commenter la décision.

La Chine avait réagi vivement aux menaces d’interdiction de téléchargement de TikTok et WeChat en dénonçant samedi «l’intimidation» des États-Unis et en instaurant un mécanisme lui permettant de restreindre les activités d’entreprises étrangères.

Le télétravail, une aubaine pour les marchands de sevrage numérique

Techno

Le télétravail, une aubaine pour les marchands de sevrage numérique

ROJO Burckel
Agence France-Presse
PARIS — Appels, messages, notifications... Les sollicitations numériques étaient déjà omniprésentes, elles ont encore bondi avec la généralisation du télétravail: une aubaine pour les applications mobiles et outils de sevrage numérique qui promettent sérénité et efficacité, une «détox» non sans paradoxe.

L’application taïwanaise Forest caracole ainsi en tête des ventes des applications payantes sur l’Apple Store, avec plus de 40 millions de téléchargements dans le monde.

Elle utilise le principe de «gamification», soit «se servir de mécanismes de jeu pour engager et motiver numériquement les utilisateurs», explique Shaokan Pi, fondateur et pdg, à l’AFP. Une graine virtuelle est plantée, jusqu’à devenir un arbre si l’utilisateur résiste à la tentation d’utiliser son téléphone pendant un temps donné.

«Forest a vu une augmentation du nombre de téléchargements estimé à trois millions, attribuable à la crise de la COVID», poursuit Shaokan Pi. «Nous avons constaté une augmentation de 120 % des téléchargements au premier semestre de cette année par rapport à celui de l’année dernière. Notre chiffre d’affaires a augmenté de 60 %».

Même satisfaction chez Google avec l’outil gratuit «Bien-être numérique», qui enregistre «une forte augmentation du nombre d’utilisateurs actifs depuis le début de la crise», assure à l’AFP Rose La Prairie, cheffe de produit chez Google.

«Focus Keeper», une application coréenne qui se base sur la technique de gestion du temps Pomodoro — des cycles de quatre périodes de travail de 25 minutes et cinq minutes de pause — constate également les effets de la crise sanitaire. Une augmentation des téléchargements et de l’utilisation de 60% selon Sangwon Kim, pdg de Pixo Inc., la société qui développe Focus Keeper.

Ces applications reposent généralement sur un modèle économique dit «freemium». Leurs versions de base sont téléchargeables gratuitement, mais les utilisateurs doivent payer pour plus de fonctionnalités.

Contre l’«abrutissement par l’écran»

«On a vu apparaître la monétisation du temps de concentration à partir du moment où s’est installée dans le grand public l’idée que les grands opérateurs numériques volaient du temps d’attention et que ça menait à des formes d’abrutissement par l’écran», soutient Olivier Ertzscheid, enseignant-chercheur en sciences de l’information à l’Université de Nantes.

En mai 2016, Tristan Harris, ex-ingénieur chez Google, publiait un article sur Medium intitulé «Comment la technologie pirate l’esprit des gens», démontant les mécanismes de l’économie de l’attention, et ce par quelqu’un qui les a conçus.

«Les personnes ont compris que des designers étaient payés pour qu’on soit de plus en plus accro aux écrans avec des stratégies de persuasion issues de la psychologie cognitive», poursuit Olivier Ertzscheid.

Yves Citton, co-directeur de la revue Multitudes et directeur de l’ouvrage «Pour une écologie de l’attention», évoque le principe de «faillance» ou autrement dit, «ce à quoi nous ne pouvons pas ne pas faire attention», pour expliquer le fonctionnement des notifications et autres alertes numériques.

Un peu comme une sirène de pompier, une notification force en quelque sorte à consulter son cellulaire. D’autant plus que les alertes numériques sont personnalisées, ce qui les rend encore plus attrayantes.

À propos de ce marché du «bien-être numérique», il met en garde: «Il y a un marché à partir du moment où on se rend compte que notre attention est généralement marchandisée et que nous vivons dans un monde de faillances qui nous épuisent. C’est une marchandisation non pas de l’attention, mais de la protection de l’attention. Et ça va absolument de pair».

En parallèle, le télétravail met au défi l’autocontrôle, autrement dit «ce qui nous permet de différer certaines choses pour mieux se concentrer sur une tâche», explique Marie-Hélène Marie, psychologue du développement.

«L’autocontrôle n’est pas forcément valorisé dans notre société. Au travail ou à l’école, on nous demande de nous soumettre à un cadre extérieur». Un cadre auquel les applications de concentration se substituent avec une logique de récompense.

«Ce qui est paradoxal, c’est qu’en termes de psychologie cognitive, ces applications utilisent exactement les mêmes ressorts de la dépendance que les applications contre lesquelles elles sont censées lutter», alerte Olivier Ertzscheid: «Elles créent les problèmes qu’elles se proposent de traiter.»

TikTok: accord avec Oracle et Walmart, l'interdiction de téléchargement reportée

Techno

TikTok: accord avec Oracle et Walmart, l'interdiction de téléchargement reportée

Juliette Michel
Agence France-Presse
WASHINGTON — La populaire application TikTok, menacée d'interdiction aux États-Unis au nom de la sécurité nationale, va pouvoir continuer à être téléchargée dans le pays: Donald Trump a donné samedi son feu vert à un projet impliquant Oracle et Walmart. 

«J'ai donné mon approbation à l'accord. S'ils le concrétisent tant mieux. Si ce n'est pas le cas, ça ira aussi», a déclaré le président républicain, avant de s'envoler pour un rassemblement de campagne en Caroline du Nord.

La société, filiale d'un groupe chinois, a confirmé peu après avoir préparé un projet impliquant Oracle en tant que partenaire technologique aux États-Unis et Walmart en tant que partenaire commercial.

Oracle pourrait acheter 12,5% des parts de TikTok avant une future entrée en Bourse et Walmart 7,5%.

Selon une source proche du dossier, ByteDance garderait le reste du capital. Mais la société chinoise étant possédée à hauteur de 40% par des investisseurs américains, la majorité de l'application passerait in fine sous pavillon américain.

«Nous sommes heureux que la proposition de TikTok, Oracle et Walmart résolvent les problèmes de sécurité soulevés par l’administration américaine et règle les questions concernant l’avenir de TikTok aux États-Unis», a indiqué une porte-parole à l’AFP. 

S'il se concrétise, un tel dénouement pourrait permettre d'éteindre un des nombreux feux couvant actuellement entre Washington et Pékin.

Il pourra aussi permettre aux Américains de continuer à utiliser cette application très prisée chez les jeunes: «Au vu des développements positifs récents», le département du Commerce a annoncé qu'il reportait au moins jusqu'au 27 septembre l'interdiction de télécharger TikTok aux États-Unis qui devait entrer en vigueur dimanche.

Espionnage 

Sans avoir rendu publics des éléments de preuve, le locataire de la Maison-Blanche affirme depuis des semaines que TikTok, dont la maison mère est l'entreprise chinoise ByteDance, espionne pour le compte de Pékin.

Au nom de la sécurité nationale, il a pris début août un décret donnant à ByteDance jusqu'au 20 septembre, soit dimanche, pour céder les activités de TikTok sur le sol américain à une entreprise «made in USA».

L'application, qui permet de diffuser de courtes vidéos souvent musicales ou humoristiques, compte quelque 100 millions d'utilisateurs aux États-Unis.

TikTok n'a pas donné samedi de précisions sur la façon dont serait réparti le capital mais selon des sources du Wall Street Journal, l'accord prévoit que 53% des parts au total soient attribués à des entreprises et investisseurs américains et 36% à des investisseurs chinois.

Donald Trump, qui fait de sa pugnacité envers la Chine un argument de campagne à moins de 50 jours des élections présidentielles américaines, a par ailleurs estimé qu'avec l'accord passé entre TikTok, Oracle et Walmart, «la sécurité sera à 100%».

Le groupe informatique sera en charge de l'hébergement de toutes les données des utilisateurs américains et de la sécurité des systèmes informatiques associés.

«Nous sommes convaincus à 100% de notre capacité à fournir un environnement hautement sécurisé à TikTok et à garantir la confidentialité des données des utilisateurs américains de TikTok et des utilisateurs du monde entier», a commenté la directrice générale d'Oracle, Safra Catz, dans un communiqué.

Walmart de son côté fournirait ses services de ventes en ligne, de gestion des commandes et de paiements tandis que son directeur général, Doug McMillon, deviendrait l'un des cinq membres du conseil d'administration.

Le projet prévoit aussi l'embauche de 25 000 personnes aux États-Unis et le maintien du siège de la société dans le pays.

Les entreprises impliquées feront par ailleurs «une donation d'environ 5 milliards de dollars» pour «l'éducation des jeunes Américains», a affirmé le président américain qui avait insisté pour que le gouvernement soit rémunéré pour avoir autorisé l'accord.

Sanctions 

Vendredi, l'administration américaine avait annoncé qu'elle empêcherait, à partir de dimanche, le téléchargement de TikTok aux États-Unis, ainsi que de WeChat, une application du géant chinois Tencent utilisée pour la messagerie, les achats, les paiements et d'autres services, avec quelque 19 millions d'utilisateurs sur le sol américain.

La Chine avait réagi vivement en dénonçant samedi "l'intimidation" des Etats-Unis et en instaurant un mécanisme lui permettant de restreindre les activités d'entreprises étrangères.

Contre une «liste d'entités non fiables» - dont les noms n'ont pas été rendus publiques - Pékin prévoit des sanctions potentielles allant d'amendes à la restriction d'activités ou d'entrée de matériel et de personnel en Chine.

Son entrée en vigueur est vue comme une réponse à une liste similaire instaurée par Washington pour exclure le géant chinois des télécoms Huawei du marché américain, puis pour s'en prendre aux applications TikTok et WeChat.

Les négociations pour la gestion des activités de TikTok sur le sol américain patinaient depuis plusieurs semaines.

Un premier projet impliquant Microsoft et le géant de la distribution Walmart avait été retoqué par la Chine le week-end dernier, laissant alors le champ libre à Oracle.

Un comité de sécurité nationale du gouvernement américain a été chargé d'examiner l'offre sur la table.

Une publicité américaine pour MJ Production [VIDÉO]

Affaires

Une publicité américaine pour MJ Production [VIDÉO]

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien - 6 Solutions
Une jeune compagnie de production de Saguenay vient de réaliser une vidéo publicitaire pour Centerline, une entreprise californienne qui fabrique des jantes pour véhicules. La vidéo promotionnelle a tellement plu au client qu’un second contrat a déjà été octroyé au duo de producteurs.

Marc-André Houde et Jordan Hewitt ont mis sur pied leur entreprise MJ Production il y a à peine trois mois. Déjà, ils cumulent plusieurs contrats, dont un particulier avec une entreprise américaine.

Marie-Hélène Haché écoute son instinct

Affaires

Marie-Hélène Haché écoute son instinct

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Une intuition. L’impression que c’est ce qu’il fallait faire là, à ce moment précis. Voilà ce qui a motivé Marie-Hélène Haché, propriétaire de Twist créations métiers d’art, à ouvrir une première boutique de vêtements, bijoux et accessoires faits à la main par des artisans du Saguenay–Lac-Saint-Jean, du Québec et du Canada. L’aventure aura duré dix ans. Aujourd’hui, c’est toujours guidée par son instinct que la propriétaire vend ses deux boutiques de Saguenay. Parce qu’elle est convaincue que quelqu’un d’autre saura amener le projet encore plus loin.

Marie-Hélène Haché est intuitive. C’est en suivant son instinct qu’elle a ouvert une première boutique au Carré Davis d’Arvida, en 2010, une deuxième sur la rue Racine de Chicoutimi, en 2012, puis une troisième à Baie-Saint-Paul, en 2018. Aujourd’hui, elle a choisi de se départir de ses deux boutiques de Saguenay, en pleine croissance.

Québec donne un coup de pouce au virage numérique

Affaires

Québec donne un coup de pouce au virage numérique

Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Québec vient en aide aux entreprises oeuvrant dans la transformation de l’aluminium désirant augmenter leur productivité et leur compétitivité avec l’annonce d’octrois de 2,7 M$ pour la réalisation de 34 projets à travers la province dans le cadre de l’initiative Alu 4.0.

De passage à Saguenay jeudi dans le cadre de sa consultation portant sur l’avenir de la transformation de l’aluminium au Québec, le ministre de l’Économie et de l’Innovation Pierre Fitzgibbon, accompagné de sa collègue André Laforest et du président du Réseau Trans-Al, Jacques Caya, a annoncé une pléiade d’aides financières destinées à intensifier le virage numérique des transformateurs d’alumium, dont plusieurs sont installés au Saguenay-Lac-Saint-Jean.