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Actualités

Des entreprises de Saguenay donnent des masques N95

Des entreprises de Saguenay ont donné des équipements de protection aux hôpitaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, mercredi, dont plusieurs masques N95, qui se font de plus en plus rares.

Canmec et Eugène Allard ont donné chacun quelques centaines de masques. Ces dons s’ajoutent à celui de la Fonderie Saguenay, qui avait donné plus de 400 masques à l’hôpital de Chicoutimi, il y a un peu moins de deux semaines. « Tout le monde doit faire sa part pour le bien collectif », avait alors souligné l’entreprise de Chicoutimi sur sa page Facebook.

Actualités

La distillerie Beemer, du comédien Jeff Boudreault, se lance dans le désinfectant pour les mains

Le désinfectant pour les mains Pur Boréal fabriqué par la Distillerie Beemer de Roberval sera en vente dès la semaine prochaine. L’entreprise a reçu l’aval de Santé Canada afin de commercialiser son produit.

Au cours des dernières semaines, la Distillerie Beemer de Roberval a changé ses plans. L’équipe qui travaillait au développement d’une vodka a mis le projet de côté pour se concentrer sur la fabrication d’un désinfectant pour les mains.

Affaires

La Chouape: Louis Hébert reprend les rênes de la ferme familiale

Le brasseur-propriétaire de la Microbrasserie La Chouape, Louis Hébert, a franchi une grande étape dernièrement, en finalisant officiellement le transfert de la ferme familiale de Saint-Félicien.

Fondée en 1881, la ferme est dans la famille Hébert depuis maintenant six générations. Plus récemment, Louis a finalisé le transfert de ses parents Céline et Jean-Jacques. Il reconnaît que le processus a été long, plus de 15 ans dans son cas.

Cahier affaires

Le Café Summum fait sa part en restauration

Bénédict Morin et Maxence Raymond ont ouvert le Café Summum de La Baie il y a 10 ans. La situation environnementale a beaucoup changé depuis et les deux propriétaires sont conscients des impacts que peut avoir la restauration sur l’environnement. Les employés doivent aujourd’hui suivre la volonté de leurs patrons à faire leur part pour la planète.

Claudia Côté, gérante du restaurant de La Baie, n’est en poste que depuis quatre mois. Dès son embauche, la question de l’environnement a été abordée.

Cahier affaires

De nouveaux défis à relever pour les étudiants

S’il y a bien une organisation qui se doit d’être à la hauteur sur le plan environnement, c’est le Mouvement des associations générales étudiantes de l’Université du Québec à Chicoutimi (MAGE-UQAC), qui a affaire à une clientèle informée et au courant des dernières innovations environnementales : les étudiants.

Avec son volet SAGE, qui regroupe les services étudiants, comportant l’Escale, la Reprographie, la Cafétéria, le Baruqac et le Traiteur, le MAGE-UQAC touche à plusieurs aspects de la vie étudiante. Le président de l’organisation, Fabien Poirier, explique que la clef du succès des initiatives réside dans le fait d’être à l’écoute de la clientèle. Il met de l’avant le travail collaboratif entre le MAGE-UQAC et, par exemple, les étudiants en éco-conseil.

Affaires

Kruger ferme son usine de Brompton pour une durée indéterminée

Même si elle fabrique des produits jugés essentiels dans le contexte de la COVID-19, l’usine Kruger de Sherbrooke doit se résoudre à fermer ses portes à compter de vendredi pour une durée indéterminée. Cette fermeture envoie 272 travailleurs au chômage.

« On était dans des conditions assez difficiles avant la pandémie, explique Jean Majeau, vice-président principal, Affaires corporatives et communications en entrevue avec La Tribune. Mais là ce n’était plus possible de maintenir le rythme de pertes qu’on subissait. »

À LIRE AUSSI: Tafisa et American Biltrite s’adaptent à la crise

Kruger abandonne son projet de centre de distribution

Les syndiqués de Kruger veulent récupérer leur 10 %

L’usine du secteur de Brompton produit du papier journal et des papiers de spécialité pour l’emballage alimentaire, dans une proportion de 50/50. Elle est engagée depuis moins d’un an dans une transition vers ce second créneau puisqu’elle enregistrait déjà avant la crise sanitaire une baisse de demandes pour le papier journal d’environ 13 pour cent par année, détaille M. Majeau.

Or avec le confinement de la population et la fermeture imposée des entreprise et des commerces non essentiels pour tenter de ralentir la propagation de la COVID-19, la détérioration des conditions de marché s’est accélérée, entraînant des impacts importants sur la rentabilité de l’usine de Brompton.

« La demande a dramatiquement chuté dans le papier journal, constate Jean Majeau. Il n’y a presque plus de placements publicitaires et les imprimeurs sont obligés de réduire leurs tirages et le nombre de pages de papier qu’ils utilisent. »

« Sans compter que le prix des matières premières a explosé parce qu’il y a plusieurs scieries au Québec qui fabriquent du bois d’œuvre qui ont fermé, donc les copeaux qu’on utilise dans la fabrication du papier sont plus rares et plus coûteux. »

Quant aux papiers de spécialité, qui constituent un marché prometteur pour l’avenir puisqu’ils sont une alternative plus écologique aux emballages de plastique, ils n’ont malheureusement pas les reins assez solides encore pour permettre à Kruger de poursuivre ses activités.

« On était en processus de transition, met en perspective M. Majeau, mais nous n’avions pas encore atteint le seuil de rentabilité pour ces nouveaux segments de produits. Il n’y a rien qui n’était pas prévu, sauf que pendant la transition vers les papiers de spécialité, on comptait quand même sur des revenus plus substantiels du côté du papier journal. Malheureusement tout a déboulé. On se fait frapper de plein fouet par la crise de la COVID en plein dans notre processus de transition. La pandémie a complètement changé la donne. »

La papetière n’est pas en mesure à ce moment-ci d’envisager une date de reprise des opérations. Ni même le modèle d’affaires dans lequel l’usine redémarrera, puisque dans le créneau du papier journal, elle est considérée comme l’une des usines les moins compétitives en Amérique du Nord, selon M. Majeau. 

Est-il risqué que la production de papier journal ne reparte pas à Brompton?

« Tous les scénarios sont évalués à ce stade-ci, concède-t-il. On n’en écarte aucun. Il faut qu’on prenne le temps de revoir complètement le modèle d’affaires et qu’on regarde toutes les options qu’on a devant nous, avec les équipements qu’on a devant nous. Mais on pense qu’ultimement, c’est certain qu’il faut s’éloigner du papier journal à Brompton. »

Nouvelle usine

Outre la suspension de la production de papier journal et de papiers de spécialité, Kruger suspend à compter de vendredi les opérations de sa centrale de cogénération à la biomasse. 

L’usine de papier tissu de Lennoxville n’est pas touchée par cette annonce et poursuit ses activités normalement.

Quant au chantier de la nouvelle usine de Brompton, il était déjà interrompue et devrait reprendre le 13 avril, en même temps que prendrait fin la pause imposée par Québec aux entreprises et commerces des secteurs non essentiels.

« C’est notre objectif de reprendre le chantier le plus tôt possible, c’est aussi un chantier qui est dans un secteur considéré comme des produits essentiels. On ne voit donc pas de problème pour la reprise du chantier et on garde le cap. »

Cette nouvelle usine de papier hygiénique et d’essuie-tout, qui représente des investissements de 575 M$, est censée démarrer en deux phases, en juillet 2020 et mars 2021. 

À savoir enfin si d’autres usines de Kruger pourraient subir le même sort que Brompton, Jean Majeau se montre préoccupé par le cas de Trois-Rivières.  

« Il faut monitorer la situation, dit-il. On a l’usine Wayagamack qui est dans des segments de papiers de spécialité différents de Brompton et en partie aussi dans les papiers couchés (magazines) et eux aussi sont dans des conditions de marché qui peuvent se détériorer assez rapidement. On n’est pas à l’abri d’une situation similaire à Trois-Rivières. »

Affaires

COVID-19: une station de lave-mains autonome «made in Saguenay»

La pandémie a causé la pénurie de plusieurs équipements et matériels sanitaires, dont des stations de lave-mains autonomes. Mais dans quelques jours, le Saguenay–Lac-Saint-Jean sera en mesure d’en fournir pour les entreprises, les centres de santé et les organismes. Spécialisée dans la conception et la fabrication d’équipements en acier inoxydable de grade alimentaire, MR Fab amorcera sa production de stations de lave-mains autonomes dès la fin de cette semaine.

« Il y a une pénurie dans ce type de produits. Ça peut prendre plus d’un mois avant d’en obtenir un. On voulait nous aussi faire notre part, mettre notre savoir-faire au profit du bien commun. C’est pour ça qu’on est venu avec l’idée de ce nouveau produit chez nous. Notre prototype sera terminé demain ou mercredi pour ainsi lancer la production à la fin de la semaine », indique Raphaël Côté, propriétaire de l’entreprise.

Affaires

COVID-19: Le gens d’affaires ont soif d’information

Prolongement du programme de temps partagé, crédits aux entreprises, aide salariale pour les travailleurs, report de versements de taxes; les gens d’affaires pris dans la tourmente de la COVID-19 et des mesures annoncées par les gouvernements ne savent plus où donner de la tête afin de tenter de maintenir à flot leur entreprise.

Sandra Rossignol, directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF), constate que les entrepreneurs sur le terrain ont besoin de connaître dans les fins détails les mécanismes des programmes annoncés quotidiennement par les premiers ministres Justin Trudeau et François Legault.

Actualités

COVID-19: Confection Imagine produit 6000 visières de protection pour les paramédics

Confection Imagine viendra en aide aux paramédics de la région pendant la crise du coronavirus. L’entreprise de Larouche a mis ses activités traditionnelles de côté pour produire 6000 visières destinées à protéger les techniciens ambulanciers de la région.

La visière est composée majoritairement de plastique, sur lequel on appose un petit carré de mousse pour protéger le haut du visage. Elle tient à l’aide d’un élastique.

Affaires

COVID-19: pas de prêt pour les PME non rentables dans les 17 derniers mois

Un entrepreneur de Québec s’est vu refuser l’accès au programme lancé par le gouvernement Trudeau pour venir en aide aux PME touchées par l’arrêt de leurs opérations en raison de la crise du COVID-19 parce que sa dernière année financière s’est terminée dans le rouge. Ses opérations se retrouvent tellement fragilisées qu’il craint maintenant de devoir déclarer faillite.

L’homme d’affaires, qui préfère garder l’anonymat pour l’instant, dirige depuis 13 ans une PME qui emploie 150 travailleurs. Après 12 années profitables, il a connu l’an dernier une année difficile et son entreprise a été transférée aux comptes spéciaux chez son prêteur, Desjardins.

Affaires

Crédits carbone compensatoires: une fuite de capitaux vers la Californie

Le Québec accuse un retard dans l’élaboration de protocoles menant à l’émission de crédits carbone compensatoires (CrC), si bien que la production ne suffit pas à combler la demande. De 2013 à 2017, les entreprises québécoises ont ainsi acheté 91 % des crédits réglementés compensatoires en Californie, générant une fuite de capitaux de 91 millions de dollars. Si cette tendance est maintenue, ce déficit commercial pourrait atteindre 2,8 milliards de dollars d’ici 2030, alors que le prix du carbone continuera de grimper. Voici la première partie d’un dossier préparé par le journaliste Guillaume Roy. La suite  samedi prochain.

D’entrée de jeu, il faut spécifier que les entreprises assujetties au marché du carbone peuvent compter un maximum de 8 % de crédits carbone compensatoires (CrC) dans leur portefeuille de conformité. La très vaste majorité des droits d’émissions sont plutôt accordés gratuitement ou vendus aux enchères par les gouvernements du Québec et de la Californie.

N’empêche que ce 8 % peut avoir un impact significatif sur les réductions de GES et sur l’économie locale, remarque Claude Villeneuve, biologiste et directeur de la Chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). « En achetant les crédits américains, on envoie notre argent aux États-Unis, dit-il. Réduire l’émission d’une tonne de carbone n’importe où, c’est en principe bon pour la planète, mais c’est mauvais pour les Québécois, parce que ça n’incite pas les réductions de GES localement. »

Affaires

Les chocolateries misent sur les ventes en ligne pour Pâques

Pâques arrive à grands pas et la pandémie de COVID-19 ne semble pas s’essouffler pour le moment. Les différentes chocolateries de la région ne sont pas épargnées et en subissent les conséquences. D’habitude, cette période printanière est synonyme de bénéfices, mais ces temps-ci, on parle plutôt de survie financière. Une solution s’offre à elles : la vente de chocolat via leur boutique en ligne.

La Maison du Bleuet : un déménagement freiné

Alors que le printemps est signe de renouveau pour plusieurs, le duo d’actionnaires de La Maison du Bleuet de Saint-Félicien, composé de Marc et Esther Cayouette, devra faire preuve de patience. 

Un incendie survenu le 14 décembre dans la boutique du boulevard Sacré-Coeur avait fait disparaître en fumée tout l’inventaire et l’équipement de fabrication de l’entreprise.

Depuis, le duo a accéléré la transition vers ses futures installations, qui seront situées au 559, Route 169, à Saint-Félicien. Avec les nouvelles mesures gouvernementales, tout le processus est de nouveau freiné. Malgré tout, Marc Cayouette garde le moral.

« Tout est arrêté. Il n’y a plus de construction. Il n’y a plus rien. Même les choses que l’on veut commander n’arriveront pas, car tout est arrêté dans le monde, sans oublier les taux de change aussi qui sont plus élevés. Au moins, on est corrects financièrement pour le moment et on est du monde positif. »

Le jeune entrepreneur avoue que les échéanciers fixés au départ ne tiennent plus la route. « On ne sait plus trop, car on ne sait pas quand ça va reprendre. On verra pour la suite. On ne sait pas comment va réagir le marché des fournisseurs, alors on est vraiment dans le néant. »

Affaires

La Banque du Canada abaisse son taux directeur, à 0,25 %

OTTAWA — La Banque du Canada a procédé vendredi à une nouvelle réduction de son taux d'intérêt directeur pour le ramener à un niveau de crise, tandis que le gouvernement fédéral a bonifié son aide financière aux entreprises, deux efforts qui s'inscrivent dans la lutte contre le choc économique provoqué par la pandémie de COVID-19.

C'est le double choc du nouveau coronavirus et d'un plongeon des prix du pétrole qui a convaincu la banque centrale de faire son annonce surprise — sa deuxième baisse non prévue en deux semaines et sa troisième en comptant celle, prévue, du début mars. Son taux directeur a été abaissé d'un demi-point de pourcentage à 0,25 %, alors qu'il se situait à 1,75 % aux premiers jours de mars.

La décision ramène le taux directeur à ce que la banque centrale a appelé «sa valeur plancher», soit le niveau le plus bas auquel les taux peuvent être fixés, même s'ils ne peuvent à eux seuls stimuler l'activité économique puisque les travailleurs sont invités à rester chez eux.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, a indiqué qu'il restait encore des outils dans le coffre de la banque centrale, mais qu'il essayait de faire tout ce qu'il pouvait en ce moment pour lutter contre le sévère choc économique.

«Un pompier n'a jamais été critiqué pour avoir utilisé trop d'eau, a illustré M. Poloz. Nous voulons nous assurer que nous avons un excellent fonctionnement du marché et que l'économie a une base solide pour la croissance lorsque l'activité reprendra.»

Les économistes s'attendaient à ce que la Banque du Canada réduise ses taux à l'occasion de sa prochaine annonce, prévue à la mi-avril, mais elle devait réagir à l'ampleur des dégâts économiques jusqu'à maintenant pour ramener les taux à des «creux de crise», a observé Benjamin Reitzes, directeur des taux canadiens à la Banque de Montréal.

Brett House, économiste en chef adjoint de la Banque Scotia, a estimé que la seule raison pour laquelle la banque n'avait pas agi plus tôt était que la précédente réduction n'avait pas encore fait son chemin dans le système et réduit les coûts d'emprunt.

Mais la série de programmes de financement annoncée au cour de la dernière semaine a aidé, a-t-il dit. La banque centrale a en outre annoncé vendredi deux nouveaux programmes qui pourraient être qualifiés de mesures d'assouplissement quantitatif.

L'un consistera à acheter du papier commercial afin d'atténuer les tensions sur les marchés du financement à court terme, tandis que l'autre verra la banque centrale commencer à acquérir des titres du gouvernement fédéral sur le marché secondaire en y engageant un minimum de 5 milliards $ par semaine.

Coup de pouce d'Ottawa

Peu de temps après l'intervention de M. Poloz, le gouvernement fédéral a annoncé qu'il augmentait à 75 % sa proposition de subvention salariale pour les entreprises. Un large éventail de groupes d'entreprises et de syndicats avait critiqué la proposition initiale, qui évoquait une subvention de 10 %, parce qu'elle était bien en deçà de ce qui était jugé nécessaire pour éviter des mises à pied massives.

Les nouvelles mesures, et le fait que leur effet soit rétroactif au 15 mars, pourraient permettre à certaines petites entreprises qui ont dû mettre à pied des travailleurs de les réembaucher rapidement.

Les Canadiens auront une meilleure idée de la situation de l'emploi au début du mois prochain lorsque Statistique Canada publiera son enquête mensuelle sur la population active. Le statisticien en chef, Anil Arora, a lancé vendredi un plaidoyer pour que davantage d'entreprises interviennent dans plusieurs villes, dont Toronto et Vancouver, pour aider à obtenir «le compte rendu le plus exact de la situation».

Les libéraux ont également indiqué qu'ils travaillaient avec les banques pour fournir des prêts pouvant atteindre 40 000 $ aux petites entreprises. Ceux-ci ne comporteront aucun intérêt pendant la première année et le quart des prêts, soit un maximum de 10 000 $, pourrait être radié si le remboursement est complété d'ici le 31 décembre 2022.

Énorme déficit budgétaire en vue

Ces mesures portent la valeur du plan de sauvetage à ce jour à plus de 200 milliards $, incluant 52 milliards $ en dépenses directes, 85 milliards $ en reports d'impôts pour les particuliers et les entreprises et 65 milliards $ en prêts. Dans une note de recherche, le service d'études économiques de la Banque TD a estimé que l'augmentation de la subvention salariale pourrait ajouter 25 milliards $ en dépenses directes au total.

Le directeur parlementaire du budget a pour sa part estimé vendredi que le gouvernement avait la possibilité de dépenser davantage, en particulier avec des taux aussi bas qu'ils le sont actuellement.

Dans son rapport, Yves Giroux, qui dépeint le scénario possible d'un ralentissement de six mois pour l'économie canadienne, suggère que le déficit fédéral pour le prochain exercice pourrait atteindre 112,7 milliards $ — un bond de 89,5 milliards $ par rapport à ses prévisions précédentes.

Ce nombre ne comprend cependant pas les dépenses supplémentaires annoncées cette semaine par les libéraux pour offrir une prestation de 2000 $ par mois, pour une période pouvant aller jusqu'à quatre mois, aux Canadiens dont le revenu se tarit en raison de COVID-19. Il n'inclut pas non plus l'argent que les libéraux ont annoncé vendredi pour l'augmentation des subventions salariales.

Un rapport de la Banque Royale publié plus tôt cette semaine a laissé entendre qu'un déficit de 200 milliards $ n'était peut-être pas hors de portée, selon la sévérité et la durée du ralentissement.

Actualités

Intercar suspend ses transports interurbains: 350 employés touchés

L’entreprise Intercar a pris la décision de suspendre ses liaisons interurbaines jusqu’à nouvel ordre. Les véhicules seront stationnés pour une période indéterminée, afin de limiter la propagation du coronavirus. L’entreprise qui embauchait 425 employés il y a deux semaines n’en compte maintenant que 64. Seuls deux départs (Chicoutimi-Québec et Québec-Chicoutimi) seront offerts, mais la situation sera réévaluée au jour le jour.

Le directeur général de l’entreprise, Hugo Gilbert, en a fait l’annonce tôt mercredi matin. Une décision difficile, a affirmé M. Gilbert. «Ce genre de mesures n’avaient jamais eu à être prises par le passé», a-t-il affirmé. 

Presque tous les transports entre régions, notamment les liaisons Saguenay-Québec, sont annulés. Deux départs restent à l’horaire présentement, soit le départ de Chicoutimi vers Québec de 9h et le retour de Québec vers Chicoutimi à 14h30. Mais la situation sera réévaluée de façon quotidienne et ils pourraient également être suspendus.

Intercar espère maintenant pouvoir reprendre ses activités le plus vite possible, une fois que la crise sera derrière nous. Mais pour le moment, la santé est la priorité de l’entreprise. 

Les personnes qui avaient des billets en poche doivent maintenant contacter le service à la clientèle, au serviceclient@intercar.ca. Les billets seront crédités ou une solution sera proposée aux clients.

Affaires

Toiles TCI d’Alma offre un cadeau à ses employés remerciés

Des employeurs, qui se voient dans l’obligation de mettre à pied leur main-d’oeuvre, tentent d’offrir un petit baume à leurs employés. C’est le cas des dirigeants de l’entreprise Toiles TCI d’Alma, qui a offert une épicerie et un plein d’essence à ses travailleurs.

Comme plusieurs PME, Toiles TCI d’Alma a dû fermer ses portes en raison des nouvelles mesures annoncées lundi par le gouvernement du Québec pour limiter la propagation de la COVID-19. Seize travailleurs ont donc été mis à pied temporairement.

Actualités

Rio Tinto met en disponibilité ou en télétravail de 30 à 60 travailleurs

Rio Tinto (RT) adopte des mesures afin de tenter de limiter la propagation de la COVID-19 au sein de ses installations en obligeant les cadres non essentiels à effectuer du télétravail et en fermant certains chantiers ainsi que le Centre de recherche et de développement Arvida.

Rio Tinto (RT) adopte des mesures afin de tenter de limiter la propagation de la COVID-19 au sein de ses installations en obligeant les cadres non essentiels à effectuer du télétravail et en fermant certains chantiers ainsi que le Centre de recherche et de développement Arvida.

La direction n’est pas en mesure de préciser combien de travailleurs sont affectés par la décision au Saguenay-Lac-Saint-Jan en raison de l’évolution rapide de la situation.

Selon Malika Cherry, porte-parole de RT, toutes les activités essentielles à la production d’aluminium se poursuivent dans le respect de la santé et de la sécurité des travailleurs et des actifs des opérations, mais il n’est pas possible de chiffrer présentement l’impact de ces mesures à travers tout le réseau.

Mercredi matin, le président du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida (SNEAA-UNIFOR), Donat Pearson, estimait que de 30 à 60 travailleurs seraient mis en disponibilité ou en télétravail au Complexe Jonquière.

M. Pearson a mentionné que les secteurs touchés sont les opérations en usine, les bureaux ainsi que le Centre de recherche qui sera complètement fermé. Aucune unité de production ne cesse ses activités, même si des sous-traitants affectés à certains projets devront les arrêter.

M. Pearson a mentionné que des discussions ont eu lieu avec la partie patronale sur les mesures à adopter pour protéger les travailleurs et le personnel en place. « Pour le moment, c’est difficile de critiquer lorsque personne ne perd son emploi ou son salaire. On est chanceux, considérant tout ce qui se passe à l’extérieur », commente le leader syndical.

Du côté de l’employeur, la porte-parole Malika Cherry a mentionné que la direction analyse quels projets à travers ses installations du Saguenay-Lac-Saint-Jean seront mis sur pause ou non.

Soulignons que Rio Tinto fait appel à plusieurs entreprises en sous-traitance pour assurer ses activités quotidiennes dans les secteurs du transport d’anodes, de matières premières, de siphonnage de cuves, entretien. 

Par voie de communiqué, Rio Tinto a fait savoir qu’elle entend participer à l’effort pour combattre la COVID-19 en limitant ses activités. 

Rio Tinto met en place progressivement des mesures de dépistage des personnes à risque avant l’entrée en usine, par l’ajout de postes de contrôle. 

Les employés devront prévoir un délai de quelques minutes pour l’entrée au travail tout en s’assurant de maintenir une distance de deux mètres entre les personnes.

L’entreprise annonce la fermeture des services de préparation de nourriture dans les cafétérias. Les employés sont encouragés à apporter leur lunch ou à le faire livrer dans des lieux de dépôt prévus à cet effet.

Fermeture du Centre de recherche

Il y aura fermeture jusqu’au 13 avril du Centre de recherche et de développement Arvida, tandis que les projets non essentiels sont reportés tout comme les activités d’arrêt et de démarrage de cuves.

Les employés qui pourraient être retournés à la maison verront leur salaire de base maintenu, et ce, jusqu’au 13 avril. Ils doivent demeurer disponibles pour se présenter au travail en tout temps. 

Dans un message transmis aux employés, Alf Barrios, chef de la direction de Rio Tinto Aluminium, rappelle que l’entreprise est l’un des employeurs les plus importants au sein de certaines communautés qui l’accueillent.

« L’aluminium est une composante vitale de la production de masques N-95, de ventilateurs, d’instruments médicaux, d’appareils et de lits d’hôpitaux, soit autant d’articles nécessaires aux efforts de lutte et de rétablissement », a affirmé M. Barrios.

Affaires

Arbec: suspension temporaire des opérations

LA TUQUE — Le Groupe Rémabec a suspendu temporairement des opérations de sciage de ses usines Arbec, Bois d’oeuvre pour une durée minimale de trois semaines. Cette décision s’applique aux usines Arbec, Bois d’œuvre situées en Mauricie, au Saguenay-Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord.

Les dirigeants estiment que la pandémie du coronavirus ainsi que le contexte socioéconomique actuel ne laissent pas d’autre choix.

Affaires

La COVID-19 force les entreprises à s’adapter

Selon un récent sondage réalisé par la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF) concernant les effets de la COVID-19 sur les entreprises de la région, 96% des organisations sondées ont répondu avoir mis sur pied des mesures visant à mieux faire face aux enjeux de la crise actuelle. Ce sondage a été réalisé auprès de 97 membres de la CCISF.

Il en ressort également que 68 % des répondants disent bien connaître les différents programmes et mesures que le gouvernement a mis en place. Toutefois, 83 % d’entre eux aimeraient tout de même recevoir plus d’information.

Affaires

Rose Bonbon mise sur les ventes en ligne

Comme des milliers de commerces et entreprises, la boutique Rose Bonbon, aménagée depuis peu dans l’ancien local de Sears à Place du Saguenay à Chicoutimi, a fermé ses portes afin de se conformer aux directives de la Santé publique, mais ses propriétaires misent grandement sur les technologies et le commerce en ligne pour tenter d’assurer la survie de l’entreprise spécialisée dans la vente d’articles de décoration intérieure.

En entrevue quelques heures avant la fermeture imposée, Caroline Leclerc, copropriétaire, croyait bien échapper au pire lorsqu’elle a appris que les commerces installés dans des centres commerciaux disposant d’une entrée indépendante échapperaient à la fermeture, mais les directives émises lundi ont tout bouleversé.

Affaires

Plusieurs restaurants se tournent vers la livraison et le pour emporter à Chicoutimi

Plusieurs restaurateurs de Chicoutimi, de la Zone Talbot et du centre-ville de Chicoutimi, ont modifié leurs services afin de faire face à l’actuelle crise sanitaire et de répondre aux besoins de la population.

CENTRE VILLE DE CHICOUTIMI

(Émilie Gagnon) — L’Association des centres-villes de Chicoutimi tient à aviser les citoyens que plusieurs établissements des centres-villes de Chicoutimi offrent des services de prêt-à-manger et/ou de livraison.

Affaires

L’industrie forestière considérée comme un secteur essentiel

L’économie régionale va bénéficier d’un second répit en 24 heures alors que le cabinet du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs a confirmé que la chaîne d’approvisionnement du secteur des pâtes et papiers était considérée comme un secteur essentiel.

Pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, cette nouvelle signifie le maintien de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects. Il était difficile de procéder à la fermeture de ce secteur industriel en raison des particularités des différents procédés de fabrication.

Affaires

Transat met à pied 70 % de sa main-d'oeuvre

MONTRÉAL — Transat AT annonce la mise à pied temporaire d'environ 70 % de sa main-d’oeuvre au Canada, soit environ 3600 personnes.

La décision arrive au moment où les voyages non essentiels à travers le monde sont au point mort, alors que les gouvernements ferment leurs frontières afin de ralentir la pandémie de COVID-19.

Transat affirme que certaines de ces mises à pied entrent en vigueur immédiatement, tandis que d'autres prendront effet après un préavis pouvant aller jusqu'à un mois.

Les mises à pied comprennent la totalité du personnel navigant.

La compagnie note que le dernier vol d'Air Transat avant la suspension totale de ses activités est prévu pour le 1er avril.

Transat affirme que ses activités sont arrêtées progressivement afin de lui permettre de rapatrier autant de ses clients que possible dans leur pays d'origine.

Actualités

Produire 400 litres de sirop de bouleau pour la région

Un passionné d’acériculture dans le nord du Lac-Saint-Jean a décidé de miser sur le bouleau pour produire du sirop, un produit encore méconnu du grand public. En entaillant 500 bouleaux situés en milieu urbain à Dolbeau-Mistassini, Carol Martel compte produire près de 400 litres de sirop voués principalement au marché régional.

Depuis près de 30 ans, Carol Martel se passionne pour l’acériculture. Au début de la vingtaine, il a fait cinq saisons de récolte et de transformation de la sève d’érable. Depuis ce temps, sa passion était partiellement sur la glace, jusqu’à ce que sa conjointe lui fasse goûter au sirop de bouleau, l’an dernier. « Ç’a ravivé ma passion et ça m’a donné le goût d’en faire », soutient l’homme, qui a vu le projet comme un défi.

Affaires

Valorisation de la biomasse forestière: des projets de récupération de chaleur à Saint-Félicien

Avec le lancement d’un nouvel appel à proposition pour la valorisation des rejets thermiques en décembre dernier, Transition Énergétique Québec (TEQ) gérera une enveloppe de 200 millions de dollars pour investir dans les projets québécois. Et la Ville de Saint-Félicien compte bien obtenir sa part pour valoriser la chaleur de l’usine de cogénération en misant sur un centre de valorisation de la biomasse forestière.

Pendant plusieurs années, c’est l’idée d’implanter un parc agrothermique à côté de l’usine de cogénération qui était dans les cartons de Saint-Félicien pour valoriser les rejets thermiques. Alors que ce projet s’est finalement réalisé en partenariat avec l’usine de pâte kraft de Produits forestiers Résolu (PFR), lors de l’implantation des Serres Toundra, la Ville planche sur différents scénarios pour créer de la valeur avec de l’énergie qui est pour l’instant perdue.

Affaires

Perte de 2,1 M$ pour Arianne Phosphate

La société minière Arianne Phosphate a enregistré une perte nette financière de 2,1 M$ pour l’exercice financier 2019, comparativement à une perte de 1,9 M$ pour l’année 2018.

L’entreprise qui projette l’exploitation d’un gisement de phosphate au lac à Paul, à environ 200 km dans le nord de la région, n’a généré aucun revenu ni flux de trésorerie positif en 2019, une situation normale pour une société en phase de développement.

COVID-19

Commerces ouverts: un appel au bon jugement

Depuis dimanche, plusieurs commerces, dont les bars, les gyms, les spas, les centres de ski et les cinémas, ont été contraints de fermer leurs portes, sous les ordres du gouvernement Legault. Mais quelques entreprises récalcitrantes auraient toutefois montré plus de laxisme, en acceptant quelques clients, lançant ainsi une véritable chasse aux sorcières sur les réseaux sociaux.

Plusieurs internautes ont pointé du doigt des commerces qui seraient demeurés ouverts. « Insouciants et irresponsables », ont critiqué plusieurs, sans toutefois vérifier si l’entreprise était bel et bien ouverte. « Dénoncez-le donc aux autorités en place au lieu de faire un “Spotted”, ce serait vraiment plus efficace », a répondu un internaute, à la vague de commentaires violents à l’endroit du commerçant.

covid-19

La crise profite aux plus petites épiceries

La crise du coronavirus ne fait pas que des malheureux, parlez-en aux épiciers qui se retrouvent dans des plus petites municipalités. Le Quotidien a demandé à quelques-uns d’entre eux si les habitudes de consommation de leur clientèle avaient changé dernièrement.

À Albanel, au marché Tradition Coopérative, le gérant André Laprise confirme avoir noté une hausse de l’achalandage et que ce sont surtout le papier de toilette et le pain qui ont rapidement trouvé preneurs. Travaillant dans le domaine de l’alimentation depuis plus de 27 ans, le gérant affirme que cette hausse dans les ventes est plus que bienvenue à ce temps-ci de l’année, qui est d’habitude une période plus tranquille chaque année.

Covid-19

Polaire + reçoit plus de 1200 commandes de masques en moins de 24h

L’équipe de Polaire + ne s’attendait pas à autant de réactions en annonçant, mardi, qu’elle fabriquerait des «masques pour la COVID-19» destinés aux enfants et aux adultes. L’entreprise de Saint-Félicien qui justifie sa décision par la survie de ses 25 employés et pour « aider à ralentir la propagation de la COVID-19 » se retrouve, depuis, dans un incessant tourbillon.

Plus de 1200 masques ont été commandés par des citoyens et des entreprises en moins de 24 heures alors que les premiers masques devraient être disponibles d’ici la fin de la semaine.

Affaires

Le Hub prépare son avenir

Le Hub Saguenay–Lac-Saint-Jean est prêt à passer à une nouvelle étape. Après la tenue de rencontres avec différents intervenants, un grand rassemblement régional est prévu d’ici quelques semaines afin de déterminer les priorités et établir un plan d’action pour les années à venir.

Le grand rassemblement régional du Hub Saguenay–Lac-Saint-Jean constitue l’aboutissement des réflexions des deux dernières années. Cinq activités de co-création ont été organisées en collaboration avec l’UQAC, le chercheur Olivier Riffon et son équipe dans chacune des MRC et à Mashteuiatsh. Des acteurs économiques, des entrepreneurs, des gens du milieu culturel, de l’éducation et de la science et des technologies y ont participé.