Affaires

Brexit : feu vert des 27 pays de l'UE à l’accord, mais les négociations continuent

BRUXELLES - Les 27 ont donné lundi un premier feu vert à l’accord de divorce négocié avec Londres, cible de virulentes critiques au Royaume-Uni, donnant le coup d’envoi d’une ultime semaine de tractations avant un sommet exceptionnel dimanche à Bruxelles.

Les discussions ne sont pas encore closes: les deux parties doivent désormais se mettre d’accord sur la nature des liens qu’elles garderont après le Brexit. Et sur la longueur maximale de la transition envisageable après le 30 mars 2019, pour préparer cette «relation future» aux contours encore flous.

La première ministre britannique Theresa May, qui se rendra dans la semaine à Bruxelles, fait face à une forte pression au Royaume-Uni, où ses détracteurs lui demandent d’améliorer l’accord de 585 pages conclu par les équipes de négociateurs pour organiser leur séparation.

De leur côté, les 27 ont apporté lundi leur soutien politique à ce texte, qui prévoit notamment le solde de tout compte financier que devra verser le Royaume-Uni à l’UE. Il contient aussi des mesures controversées pour éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord.

«La première étape difficile est franchie. Nous avons réussi à préserver l’unité» des 27, s’est réjoui le ministre autrichien des Affaires européennes Gernot Blümel, après une réunion avec ses homologues à Bruxelles.

«Nous devons être clairs sur le fait que cet accord, tel qu’il est maintenant sur la table, est le meilleur accord possible», a insisté lundi le ministre luxembourgeois Jean Asselborn.

Transition prolongée

Des pays comme la France, qui auraient souhaité un meilleur résultat sur la question de la pêche, n’en feront pas un point de blocage, conscients que les Britanniques pourraient à leur tour présenter de nouvelles demandes.

«Nous ne souhaitons pas rouvrir l’accord, mais nous serons très vigilants sur sa mise en oeuvre», a expliqué lundi la ministre française Nathalie Loiseau, après la réunion. «Les 27 sont allés au bout de leurs marges de manoeuvre».

La possibilité d’étendre la période de transition post-Brexit, pendant laquelle le Royaume-Uni restera de fait dans le giron de l’UE, fait partie des seuls points encore ouverts sur la table.

La transition est actuellement prévue jusqu’à fin 2020 dans l’accord provisoire de retrait, mais le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier aurait proposé qu’elle puisse être prolongée de deux ans, selon une source européenne.

«Je pense que durant cette semaine nous ferons une proposition définitive pour une date», a dit M. Barnier devant la presse lundi, sans confirmer cette durée de deux ans. «Notre idée est qu’une éventuelle prolongation de la transition, qui exigera un accord des Britanniques sur leur contribution financière, ça ne peut pas être indéfini, ça doit être fixé», a-t-il ajouté.

Ce sera «une semaine intense de négociations», a prédit de son côté Mme May, lundi devant les patrons britanniques, quelques jours après avoir réussi à faire endosser par son gouvernement l’accord provisoire avec Bruxelles, au prix d’une série de démissions.

Appelée par ses détracteurs à améliorer l’accord provisoire conclu avec l’UE, elle a confirmé que les négociations restant à mener concernaient non pas le traité de retrait, mais la «déclaration politique» sur la future relation entre Londres et l’UE qui sera jointe à l’accord de séparation.

«Je m’attends à ce que nous élaborions les détails complets et définitifs du cadre qui sous-tendra nos relations futures», a-t-elle estimé.

«Défaite totale» 

La Commission européenne a prévu de publier mardi le projet de «déclaration politique» qui définira ce cadre. Il s’agira d’un texte d’une vingtaine de pages, selon une source diplomatique, sans valeur juridique, mais à forte portée politique.

Londres et Bruxelles doivent y esquisser les contours de leur futur partenariat, qu’ils ne pourront commencer à négocier formellement qu’une fois le Royaume-Uni officiellement parti, à compter du 30 mars 2019.

Les 27 devront approuver dimanche ce texte sur la relation future, tout comme le traité de retrait, mais au niveau cette fois des chefs d’État ou de gouvernement, lors d’un sommet convoqué à Bruxelles.

Si le gouvernement britannique soutient lui aussi ces deux textes, il restera ensuite à le faire ratifier par le Parlement européen d’un côté et par le Parlement britannique de l’autre.

La ratification parlementaire britannique est loin d’être acquise, sur fond de profondes divisions de la classe politique du pays sur le type de Brexit qu’elle souhaite.

Theresa May se retrouve ainsi sous la menace d’une motion de censure, et sous pression de l’aile dure des partisans du Brexit qui exigent de pouvoir renégocier le texte, inacceptable à leurs yeux.

Certains estiment qu’elle a sacrifié la souveraineté du pays en acceptant la perspective d’une union douanière avec l’UE, d’une durée indéfinie, comme solution de dernier recours pour empêcher le retour d’une frontière physique entre les deux Irlandes.

«En fait, nous sommes en train d’abandonner le contrôle à l’UE, et cette feuille de vigne de 585 pages ne fait rien pour couvrir l’embarras de notre défaite totale», a jugé l’ex-chef de la diplomatie britannique Boris Johnson dans un texte publié lundi.

Affaires

Dans un Jardin déclare faillite

Après 35 ans d’activités, la chaîne de boutiques Dans un Jardin et sa filiale de fabrication, Art de Vivre Fabrication, vont cesser leurs opérations, la direction évoquant des difficultés financières insurmontables.

L’entreprise québécoise de produits de bain a annoncé lundi en fin de journée son intention de faire une proposition à ses créanciers, en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

Elle explique sa décision par la «diminution significative» de ses ventes et «la structure de coûts devenue trop importante».

La direction rappelle qu’elle a tenté de remédier à la situation dans les dernières années, en diminuant ses frais généraux et en fermant certains magasins moins rentables.

Ces efforts n’ont pas donné les résultats escomptés. Ainsi, les actionnaires ont conclu que «la seule option possible» était de cesser les opérations de l’entreprise.

Dans un Jardin commencera donc à liquider son inventaire.

L’entreprise québécoise d’origine française possède 55 boutiques, en plus de son unité de fabrication établie à Boucherville, au sud de Montréal, depuis 2007. Elle détient quelque 600 points de vente au Québec et au Canada.

Affaires

Cinq choses à savoir sur Carlos Ghosn

PARIS — Carlos Ghosn, soupçonné de dissimulation de revenus et de malversations à la tête de Nissan, est crédité du redressement du constructeur japonais et d’avoir bâti un géant mondial de l’automobile avec Renault et Mitsubishi.

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Il a été arrêté lundi à Tokyo, selon la chaîne de télévision publique NHK.

Bâtisseur d’empire automobile

Âgé de 64 ans, le patron est reconnu pour avoir porté l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi au sommet de l’industrie automobile mondiale. Au Japon, Carlos Ghosn est vénéré pour avoir redressé Nissan, passé sous le contrôle de Renault en 1999.

À la tête de Renault et Nissan, le chef d’entreprise a élargi en 2016 son alliance à Mitsubishi Motors, propulsant le groupe en tête des ventes d’automobiles avec 10,6 millions d’exemplaires vendus en 2017.

Une rémunération polémique

Sa rémunération, l’une des plus élevées parmi les patrons français, lui a valu en 2015 des accrochages avec l’État français, actionnaire à 15% de Renault.

En tant que PDG de Nissan, il a touché pour la période d’avril 2016 à mars 2017 quasiment 1,1 milliard de yens (8,8 millions d’euros au cours de l’époque).

Il gagne en outre plus de 7 millions d’euros par an au titre de PDG de Renault, qu’il dirige depuis 2009. Il en était directeur général depuis 2005).

En juin 2017, l’agence Reuters assurait que l’alliance réfléchissait à un système de bonus cachés pour ses dirigeants, via une société installée aux Pays-Bas. M. Ghosn avait démenti.

En février 2018, M. Ghosn a accepté de baisser sa rémunération de 30%, une condition imposée par l’État afin qu’il lui apporte son soutien à sa reconduction pour un nouveau mandat de quatre ans.

Le premier à croire en la voiture électrique

Sous l’impulsion de M. Ghosn, Renault et Nissan ont été les premiers à investir massivement dans la voiture électrique, dont il est leader mondial.

À partir de 2010, la stratégie de l’Alliance est résolument tournée vers ce nouveau mode de motorisation, lui octroyant un avantage compétitif à long terme. La concurrence a suivi récemment, voyant le marché décoller. Le groupe a annoncé en juin vouloir investir un milliard d’euros dans les véhicules électriques sur cinq ans.

«Cost Killer»

Polyglotte, capable de s’adapter à différentes cultures, ce Franco-libano-brésilien a vite gagné le surnom de «cost killer» («tueur de coûts») pour sa capacité à transformer des entreprises au bord de la faillite en sociétés profitables.

Réputé pour se lever très tôt et se coucher très tard, Carlos Ghosn sera décrit en 2006 comme «l’homme qui travaille le plus durement dans le secteur brutalement compétitif de l’automobile» par le magazine Forbes.

Un partenaire pour les politiques

À la tête d’un empire regroupant dix marques et comptant 470.000 salariés, le chef d’entreprise a été vilipendé pour sa rémunération, mais a aussi été courtisé par certains hommes politiques qui l’ont associé à leurs projets.

En 2013, Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, lui avait confié l’un des 34 plans pour la relance industrielle de la France: développer la voiture conduite par un pilote automatique.

Plus récemment, le PDG de Renault a annoncé un investissement de 450 millions d’euros sur l’usine Renault de Maubeuge (2.000 salariés) à l’occasion d’une visite du président Macron. Le chef de l’État a remercié Renault pour son engagement sur le territoire national après une annonce qui promet la création de 200 postes en contrat à durée indéterminée.

Affaires

Le président de Nissan-Renault arrêté à Tokyo

YOKOHAMA — Carlos Ghosn, PDG de Renault et un des plus grands patrons d’industrie au monde, a connu lundi une chute brutale: il a été arrêté à Tokyo sur des soupçons de malversations et s’apprête à être limogé par Nissan, qui a dénoncé son «côté obscur».

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Le président exécutif du constructeur d’automobiles japonais, Hiroto Saikawa, a eu des mots très durs contre Carlos Ghosn, ancien patron de Nissan, tombé pour avoir trop concentré les pouvoirs, selon ses mots.

«C’est un problème que tant d’autorité ait été accordée à une seule personne», a déclaré Hiroto Saikawa lors d’une conférence de presse au siège du groupe à Yokohama, en banlieue de Tokyo.

«Je dois dire que c’est un côté obscur de l’ère Ghosn», et, «à l’avenir, nous devons nous assurer de ne pas nous appuyer sur un individu en particulier», a-t-il ajouté.

Abandonnant la prudence habituellement adoptée en pareil cas, et sans même attendre les conclusions de l’enquête, Nissan a annoncé la tenue d’un conseil d’administration dès ce jeudi pour démettre M. Ghosn de son poste de président de cette instance.

Mitsubishi Motors, où le charismatique patron occupe le même poste, a fait état d’une décision similaire sans préciser la date du conseil et va mener sa propre enquête.

Dissimulation de revenus 

Carlos Ghosn «a pendant de nombreuses années déclaré des revenus inférieurs au montant réel», selon les résultats d’une investigation interne de Nissan menée sur la base du rapport d’un lanceur d’alerte.

«En outre, de nombreuses autres malversations ont été découvertes, telles que l’utilisation de biens de l’entreprise à des fins personnelles», ajoute Nissan.

Un autre responsable du groupe, Greg Kelly, est également mis en cause.

Les informations ont été transmises au parquet de Tokyo, qui n’a pas communiqué lundi. Selon une source judiciaire, la garde à vue peut durer jusqu’à 23 jours pour un même chef d’accusation au Japon, mais il est possible d’être libéré avant sous caution.

Si M. Saikawa s’est dit «extrêmement choqué» par ces révélations, il a tout de même reconnu que M. Ghosn avait «réalisé d’importantes réformes et que ce qu’il avait accompli ne pouvait être nié».

Le Franco-Libano-Brésilien de 64 ans a ainsi érigé en à peine deux décennies un empire automobile, en cumulant des fonctions comme aucun autre dirigeant d’entreprises de cette taille ne l’avait fait avant lui.

Numéro un mondial 

Carlos Ghosn était arrivé à Tokyo au printemps 1999 pour redresser Nissan, tout juste uni au français Renault. Il avait été nommé PDG deux ans plus tard.

Surnommé «cost killer» («tueur de coûts»), il avait transformé un groupe en pleine débâcle en une société très rentable au chiffre d’affaires annuel de près de 100 milliards d’euros, ce qui lui vaut une certaine vénération dans l’archipel.

Il a passé le relais en avril 2017 à son dauphin, M. Saikawa, tout en restant à la tête du conseil d’administration, pour se concentrer davantage sur l’alliance avec Renault et Mitsubishi Motors, qu’il a portée au sommet de l’industrie automobile mondiale.

En tant que PDG de Nissan, il avait touché pour la période d’avril 2016 à mars 2017 quasiment 1,1 milliard de yens (8,8 millions d’euros au cours de l’époque). Il gagne en outre plus de 7 millions d’euros par an au titre de PDG de Renault, qu’il dirige depuis 2009 (il en était directeur général depuis 2005), des revenus qui ont souvent fait grincer des dents.

Carlos Ghosn a sauvé fin 2016 le constructeur Mitsubishi Motors en prenant, via Nissan, une participation de 34% dans le groupe alors empêtré dans un scandale de falsification de données.

Le partenariat Renault-Nissan-Mitsubishi est aujourd’hui une construction aux équilibres complexes, constituée d’entreprises distinctes liées par des participations croisées non majoritaires.

Renault détient 43% de Nissan, qui possède 15% du groupe au losange, tandis que Nissan possède 34% de son compatriote Mitsubishi Motors. Des rumeurs de fusion avaient filtré récemment.

«Consolider l’alliance» 

«Cette affaire n’est pas de nature à affecter l’alliance entre les trois entités», a promis Hiroto Saikawa, même si l’impact sur Renault sera, lui, «significatif».

Le syndicat CFE-CGC s’est d’ailleurs dit «inquiet» pour l’avenir du constructeur français. Quant à la CGT, elle a réclamé «une réelle stratégie industrielle».

Le président français, Emmanuel Macron, a rapidement réagi, déclarant que l’État français, qui détient 15% du capital de Renault serait «extrêmement vigilant» quant à la stabilité du groupe au Losange et de l’alliance avec Nissan. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a également assuré que «la première préoccupation» était «la consolidation» du partenariat.

Renault a de son côté indiqué que son conseil d’administration «se réunirait au plus vite».

Selon les experts du secteur, les accusations contre Carlos Ghosn portent un rude coup au trio franco-japonais qui revendique le titre de premier ensemble automobile mondial, avec 10,6 millions de voitures vendues l’an dernier, dépassant ses rivaux Toyota ou Volkswagen.

«S’il est arrêté, cela va chambouler l’alliance dont il est la pierre angulaire», avait commenté avant les informations de presse sur son arrestation Satoru Takada, analyste au sein du cabinet d’études TIW.

La Capitale

Pénurie de main-d’œuvre: à 6500 km de la perle rare

Entreprises québécoises recherchent travailleurs étrangers qualifiés, parlant français, motivés à quitter leur patrie pour s’installer dans une région où la pénurie de main-d’œuvre nuit à la croissance économique.

La pénurie de main-d’œuvre a fait la manchette en 2018. Le taux de chômage avoisine 3 % dans les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches. Plus de 17 000 postes sont à combler sur les deux rives. Pour certaines entreprises, la seule issue est de recruter à l’extérieur des frontières canadiennes.

Les représentants d’une soixantaine d’entreprises s’envoleront vers Tunis les 27 et 28 novembre et Paris les 1er et 2 décembre pour «dénicher les perles rares». Ils apportent dans leurs bagages 1019 offres d’emploi. Comme quoi le besoin est criant, ces entreprises sont prêtes à engager des frais entre 3000 $ et 10 000 $ pour chaque travailleur recruté. 

«Ça a pris 24 heures et on avait déjà atteint le nombre maximal d’entreprises qu’on pouvait accueillir pour des questions logistiques, explique Marie-Josée Chouinard, directrice attraction de talents chez Québec international (QI). L’enjeu est important. Certaines restent dans la région seulement parce qu’elles réussissent à recruter à l’international. D’autres m’ont dit qu’elles auraient dû participer avant parce qu’elles avaient perdu des contrats», ajoute-t-elle.

Depuis 11 ans, QI multiplie les missions, notamment dans certains pays francophones comme la France et la Tunisie. Depuis deux à trois ans, l’organisme accélère même sa courbe de recrutement. «Lors des premières missions en 2008, nous avions recruté 150 travailleurs. L’an passé, ce chiffre atteignait 400 et on souhaite terminer 2018 avec 600 travailleurs étrangers», précise Mme Chouinard. Parmi la quarantaine de missions accomplies depuis 11 ans, huit le sont cette année.

«J’étais très sceptique. C’était mon plan C. J’ai finalement été agréablement surpris par la qualité des candidats», lance Robert Dion, vice-président finances et administration chez Umano Medical à L’Islet, qui en sera à sa seconde mission. Celle du printemps a permis de recruter six travailleurs. Il souhaite retenir entre 4 et 10 candidatures parmi les 65 entrevues qu’il réalisera lors de la prochaine mission.

Les candidats sont présélectionnés avant l’arrivée des recruteurs. Et heureusement. À titre d’exemple, 17 000 candidats ont manifesté leur intérêt dans le cadre de la mission à Tunis. Québec international travaille en collaboration avec les organismes d’emploi des pays où se fait le recrutement. Par exemple, Pôle emploi en France, l’équivalent ici d’Emploi Québec. 

«Human touch»

«Il n’y a rien comme le human touch», lance Marilou Bleau, responsable des ressources humaines pour Systematix, qui participe aux missions depuis 11 ans. «Quand tu as la personne devant toi, tu peux le mettre à l’aise. C’est plus facile de bien juger, surtout qu’on a seulement 15 ou 20 minutes», explique-t-elle. Sur la centaine d’entrevues au programme à Paris et Tunis, elle espère conclure une entente avec une vingtaine de candidats.

«C’est plus engageant pour le candidat de se rencontrer en personne. Ce n’est pas un salon de l’emploi. Je sais qui je rencontre et à quelle heure», renchérit Valérie Houde, directrice des ressources humaines pour le groupe Restos Plaisirs, qui en sera à sa première mission.

«Nous avons 28 postes ouverts. C’est une première d’en avoir autant à ce temps-ci de l’année, en cuisine comme en salle, indique-t-elle. Le milieu de la restauration souffre plus que jamais de la pénurie de main-d’œuvre, d’où le choix de tenter l’expérience. C’est un gros investissement, mais l’enjeu en vaut la peine. Le manque de main-d’œuvre affecte aussi les équipes en place. Les gens s’essoufflent», ajoute-t-elle.

Annick Battisti, directrice du recrutement Est du Canada pour Fujitsu est aussi participante de la première heure aux missions à l’international. «Ça fait partie intégrante de nos stratégies. Pour nous, c’est un investissement. Depuis 10 ans, on a recruté 120 personnes.» Des 140 entrevues prévues à Tunis et Paris, elle voudrait revenir avec 35 nouveaux travailleurs.

Des chiffres qui plaisent à Mme Chouinard, confirmant par le fait même la nécessité de déployer ces efforts. Surtout que Québec n’est pas nécessairement le premier choix de ville des travailleurs étrangers. «Disons les choses telles qu’elles sont. Les immigrants n’arrivent pas à Québec naturellement. Ils vont à Toronto et Montréal avant de venir ici. C’est pourquoi on croit énormément dans nos missions.»

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Affaires

Rio Tinto fournira Nespresso

L’entreprise Nespresso, connue pour ses machines à café espresso qui fonctionnent avec des capsules à usage unique, sera la première société à utiliser l’aluminium de source responsable produit par les usines régionales de Rio Tinto.

Nespresso s’est engagé à travailler avec les fabricants des dosettes individuelles qui servent à infuser le café dans ses machines pour qu’ils utilisent, d’ici 2020, exclusivement de l’aluminium certifié en vertu des normes de l’Aluminium Stewardship Initiative (ASI) produit par Rio Tinto. Le fabricant de cafetières s’approvisionnera dorénavant exclusivement auprès de Rio Tinto.

Auto

Charger aussi vite qu’un plein d’essence

CHRONIQUE / Le principal obstacle qui freine les automobilistes à se tourner vers les voitures électriques, c’est la rapidité de la recharge. Sachez qu’il sera possible dans un avenir pas si lointain de recharger sa voiture aussi rapidement qu’un plein d’essence. Oui, mais à quel prix?

En effet, quand on sait qu’une borne de recharge en courant continu (BRCC) du Circuit électrique d’Hydro-Québec ou du réseau Flo — pouvant recharger une voiture électrique à 80 % de sa capacité en 20 minutes — peut coûter entre 60 000 $ et 80 000 $, combien peut coûter une borne qui peut charger encore plus vite?

Auto

Plus de bornes rapides dans le Circuit électrique d’ici 2019

Le Circuit électrique d’Hydro-Québec déploiera «plusieurs dizaines» de nouvelles bornes de recharge à courant continu (BRCC) de 400 volts dans les différentes régions du Québec dans les prochains mois.

C’est ce que Louis-Olivier Batty, porte-parole chez Hydro-Québec pour le Circuit électrique a affirmé lors d’une entrevue à Daniel Breton, dans une vidéo diffusée mercredi dans la page Facebook de Montréal Auto Prix.

Auto

Art Cars Project, des tableaux roulants

Quand l’art rencontre l’automobile, cela donne des projets comme Art Cars Project. Alain Authier, qui est aussi directeur en développement des affaires à l’hôtel Bonne Entente, dans Sainte-Foy, a initié un projet spécial qui fait rouler l’art sur des Porsche 911.

À l’hôtel du chemin Sainte-Foy, les visiteurs pourront voir de près la Porsche 911 Carrera 1987 aux couleurs de l’œuvre du défunt peintre Marcel Barbeau, cosignataire du Refus global en 1948.

Auto

Volkswagen investira 66 milliards $ dans la voiture du futur

FRANCFORT — Le géant allemand de l’automobile Volkswagen a annoncé vendredi vouloir investir jusqu’à 44 milliards d’euros (66 milliards $) d’ici la fin de 2023 dans les voitures électriques et autonomes, ainsi que dans les services à la mobilité et le numérique.

«Le groupe Volkswagen s’est fixé pour objectif dans sa stratégie d’accélérer le rythme des investissements. Nous allons concentrer nos investissements dans les domaines d’avenir», a expliqué le pdg de l’entreprise Herbert Diess à l’issue d’une réunion du conseil de surveillance.