Affaires

Un laboratoire de 10M$ à Mashteuiatsh

Mashteuiatsh accueillera le centre de recherche sur le biochar le plus sophistiqué de la province. Québec a réitéré son appui à ce projet, lundi, en octroyant une subvention supplémentaire de 1,3 million $ pour la construction de l’immeuble dans le parc industriel de la réserve amérindienne.

Un peu plus de 10 millions $ seront investis dans le centre de recherche et de transfert technologique Agrinova-BioChar Borealis, dont la création a été annoncée au printemps dernier. Ottawa, Québec et la communauté injectent respectivement 5,9 millions $, 2,5 millions $ et 1,3 million $. 

Le projet n’est pas sans rappeler l’usine d’extrusion d’aluminium d’Alma, dont les équipements et l’immeuble ont été financés par les gouvernements et la ville. Le Centre de recherche portant sur la conversion thermochimique de la cellulose de bois sera sous la responsabilité d’Agrinova, qui est un centre collégial de transfert de technologie (CCTT) en agriculture associé au Collège d’Alma. Agrinova sera locataire de l’immeuble, mais propriétaire des équipements dont la valeur frôlera les 8 millions $. Le nouveau bâtiment appartiendra à Mashteuiatsh.

La construction du bâtiment a débuté cet automne et les équipements seront livrés avant l’été. Les premières activités de transformation de résidus forestiers sont prévues à la fin juillet. 

Le nouveau centre n’est cependant pas une usine, contrairement au projet almatois. Deux personnes devraient travailler dans le bâtiment au cours de la première année d’opération. Il s’agit davantage d’un centre de recherche, dont les résultats pourraient mener à de la création d’emploi, espèrent les partenaires. 

« Si on parlait de construire une usine de biocharbon, vous me demanderiez d’où je sors ça et avec raison. Il faut qu’on teste les processus, les mécanismes, qu’on s’assure que ça soit viable économiquement. Et cela va nous mener, je l’espère, à une construction d’usine à plus grande échelle, qui va créer certainement beaucoup plus d’emplois », a répondu le premier ministre Philippe Couillard, de passage à Mastheuiatsh lundi pour confirmer la subvention.

Avec des investissements de 10 millions $ dans ce centre, force est d’admettre que les gouvernements fondent de grands espoirs sur le biochar, communément appelé charbon de bois.

« Les gouvernements investissent, car c’est en effet intéressant. Et dans notre cas, ce n’est pas une entreprise qui est locataire, mais un centre de transfert technologique. C’est-à-dire qu’il n’y a pas juste une entreprise qui pourra bénéficier de la technologie, mais toutes celles qui sont intéressées », précise Patrick Giard, directeur général d’Agrinova. 

« Il est difficile de parler d’un nombre d’emplois, car ça peut évoluer rapidement. Nous avons d’ailleurs déjà des projets de recherches qui sont déposés et qui nécessiteront des ressources humaines », ajoute-t-il. 

Chef de la communauté, Clifford Moar mise également sur ce centre de recherche qui portera sur cette biomasse à caractère écolo (voir encadré). 

« Notre relation avec la terre a toujours été là. Donc quand on est capable de voir que, dans un avenir, on serait en mesure de développer des produits qui découleront de la recherche sur le biochar, pour nous c’est très intéressant. On souhaite devenir un leader dans la biomasse et c’est notre place. On prend le pari de le faire et de le démontrer à tout le monde », plaide M. Moar.

La MRC du Domaine-du-Roy et le fonds Résolu contribuent également au financement du centre de recherche.

Actualités

Les offres d’emploi se multiplient dans l’industrie du cannabis

VANCOUVER — Les entreprises canadiennes œuvrant dans le secteur du cannabis multiplient les offres d’emploi alors qu’elles se préparent à la légalisation du cannabis à des fins récréatives, prévue plus tard cette année.

La main-d’œuvre est en plein essor, selon Alison McMahon, qui dirige Cannabis at Work, une agence de placement spécialisée dans cette industrie naissante.

En ce moment, elle recrute partout au Canada pour des postes variés, allant de la culture, vers la production, en passant par les ventes et le marketing.

La stigmatisation autour du milieu a souvent empêché les gens de postuler dans cette industrie, mais ces perceptions ont changé et les gens sont maintenant enthousiastes face à toutes les possibilités, selon Mme McMahon.

Selon elle, de plus en plus de gens sont ouverts à discuter du sujet, qui devient de moins en moins tabou.

L’intérêt grandissant pour le cannabis au Canada permet aux entreprises de choisir les meilleurs, a indiqué Kerri-Lynn McAllister, directrice générale du marketing chez Lift, une entreprise qui organise des événements sur le cannabis et qui gère un site Web partageant des nouvelles sur le sujet.

«En raison de toute l’excitation, c’est vraiment une occasion pour les entreprises de choisir les meilleurs joueurs de l’industrie ou de n’importe quel milieu», a-t-elle expliqué.

Mme McAllister a elle-même vécu cette situation: elle a récemment quitté son emploi dans le secteur de la technologie financière pour se joindre à Lift.

L’industrie est récemment sortie de l’ombre, selon elle. Et cela permet aux entreprises d’attirer des gestionnaires, des experts en technologie, ainsi que des maîtres du marketing qui sont au sommet de leur art.

Des dizaines d’employés potentiels ont rencontré Alison McMahon et ses collègues à l’exposition de Lift sur le cannabis à Vancouver, samedi, avec leur curriculum vitae en main.

Chad Grant travaille dans le domaine de la construction. Maintenant, il souhaite faire pousser du cannabis.

«Ce sera une grande industrie, alors j’aimerais être sur le terrain», a-t-il expliqué.

Travailler dans le secteur du cannabis ne serait pas une nouveauté pour certains.

Grady Jay cultive du cannabis pour cette industrie clandestine depuis des années. Il souhaite désormais se tourner vers le marché légal.

«Je veux me réveiller chaque matin et faire ce que j’aime», a-t-il témoigné.

Expérience, un atout

Les entreprises recherchent particulièrement des gens d’expérience, surtout pour ce qui est de la production, a indiqué Mme McMahon. Cette expérience peut avoir été acquise dans les serres commerciales ou le marché noir, a-t-elle dit.

Les postulants qui se font embaucher peuvent s’attendre à faire des salaires comparables aux industries semblables, selon Mme McMahon. Un directeur de production pourrait faire environ 100 000 $ par année, alors qu’un cultivateur pourrait s’attendre à recevoir 50 000 $ par année.

«Certaines personnes semblent penser que parce que c’est du cannabis et en raison de toute la croissance, les salaires seront très élevés. Et ce n’est pas le cas. C’est un peu plus traditionnel sur les salaires», a-t-elle expliqué.

Toute personne qui veut se joindre à l’industrie devrait faire ses recherches, a-t-elle conseillé.

«On peut avoir un très bon candidat, avec une grande gamme de compétences, mais s’il n’a pas regardé ce qui se passe dans l’industrie...ce pourrait potentiellement être à son détriment.»

Affaires

Loto-Québec mise sur les kiosques

Tandis que le commerce de détail se cherche un nouveau souffle face aux mastodontes du Web, Loto-Québec complète le remplacement de ses 108 kiosques de vente en centre commercial par des étals au goût du jour. Et prévoit même étendre ce réseau de points de vente corporatifs.

«Les kiosques sont un réseau très important pour Loto-Québec», nous écrit un conseiller senior en affaires publiques et en relations de presse, Renaud Dugas. «Ils sont opérés par des OBNL et nous désirons le maintenir en place. Nous sommes conscients des défis à relever et nous souhaitons dynamiser notre réseau des kiosques de vente de loteries.»

M. Dugas n’a pas voulu dévoiler l’évolution des gains réalisés dans ces échoppes: «Nous ne communiquons pas les ventes des kiosques de façon isolée puisqu’elles sont de nature confidentielle.»

Déficits

Dans un entretien printanier avec La Presse canadienne, le directeur corporatif des affaires publiques, des relations de presse et des médias sociaux, Patrice Lavoie, convenait toutefois que la plupart sont déficitaires. Voici ce que soulignait l’article: «Au cours du dernier exercice financier, 100 kiosques avaient reçu un soutien financier afin de couvrir leurs pertes, qui peuvent varier entre “quelques centaines” et “quelques milliers de dollars”, selon le porte-parole de la société d’État. Au premier trimestre de l’exercice 2016-2017, 92 points de vente ont ainsi bénéficié d’un coup de pouce financier.»

Pourquoi les conserver alors? Parce que les ventes sont très bonnes; 5 fois plus que la moyenne des revenus de loteries écoulées par les 8500 dépanneurs et épiciers du réseau. Mais les coûts d’exploitation seraient trop élevés; dossier auquel s’attaque Loto-Québec.

Voilà déjà plusieurs années que la société d’État planche sur la modernisation de ses comptoirs. Une firme a été embauchée en 2009 pour développer le concept et ériger des prototypes. Puis en 2014, Loto-Québec a déniché un fournisseur capable de fabriquer-livrer-installer quelque 111 «kiosques permanents de loteries situés dans différents centres commerciaux de l’ensemble du territoire québécois», dixit les documents d’appel d’offres.

Au fil du temps, le total a cependant été fixé à 108 pièces. Mais le contrat arrive à terme et le projet n’est pas complété. L’entreprise étatique vient donc de publier un nouvel appel d’offres pour la production des quelques kiosques manquants. «Il en reste 8 sur 108 à changer à l’heure actuelle», note Renaud Dugas. 

40 de plus

Sauf que l’appel d’offres est plus ambitieux. Un premier lot de 25 unités sera commandé. Deux autres totalisant une quinzaine d’étals de plus suivront en 2018. L’installation progressive du tout est prévue au cours de l’exercice financier terminant le 31 mars 2019. «Loto-Québec est toujours ouverte à accroître le nombre de kiosques», explique M. Dugas. «Cette marge de manœuvre pourra […] nous permettre de saisir les opportunités éventuelles dans les centres commerciaux où un kiosque était opéré auparavant [par exemple, fermé en raison de rénovation] ou dans de nouveaux centres commerciaux.»

Pour nous permettre de visualiser le changement, M. Dugas nous a envoyés aux Promenades Beauport (voir la photo ci-dessus).

Les croquis fournis avec le plus récent appel d’offres annoncent cependant un nouveau modèle. Loto-Québec semble avoir décidé d’occuper moins de pieds carrés. Et d’épurer l’apparence de ses kiosques. Les futurs points de vente auront des dimensions de 2,5 mètres (8 pieds) par 1,5 mètre (5 pieds). Ils seront lumineux, comportant notamment un écran géant et de l’éclairage abondant.

Affaires

Des retraités à la rescousse des restos

(Denis Villeneuve) – Pour contrer la pénurie de main-d’œuvre qui touche leur secteur, de plus en plus de restaurateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean font appel aux retraités pour venir à leur rescousse et combler leurs besoins.

Line Turcotte, copropriétaire de trois concessions St-Hubert au Saguenay, qui embauchent 200 employés à temps complet et partiel, constate qu’il devient de plus en plus difficile de combler des emplois à temps complet et de recruter des travailleurs qui décident de faire carrière dans le secteur.

Des difficultés de recrutement sont rencontrées également parmi les étudiants qui, selon elle, en plus d’avoir à assumer leurs travaux scolaires, sont de plus en plus occupés avec d’autres activités. « Notre politique est de combler les heures qu’ils désirent travailler. On ne veut pas qu’ils ratent leurs études, mais pour combler nos besoins, il faut en recruter deux pour en faire un. »

L’une des difficultés du secteur, selon elle, réside dans le recrutement de personnel intéressé à œuvrer pendant les quarts de travail de jour puisqu’en soirée, la main-d’œuvre étudiante est disponible.

Pour combler les besoins, elle ne cache pas qu’en tant qu’employeur, elle cherche de plus en plus de gens à la retraite désireux de revenir sur le marché du travail. Leur champ de compétence n’est pas très important, puisque la chaîne s’assure de bien former ses nouveaux employés en fonction de ses propres normes. « Ces gens ont encore de bonnes années à donner et font preuve souvent d’une bonne confiance. Les gens à la retraite de retour sur le marché du travail possèdent du vécu. À 50 ans, ils ont plus de facilité à savoir retourner une situation et savent souvent comment aborder le public », affirme-t-elle. 

L’une des craintes exprimées pour le futur est de voir ses employés de la vieille garde ayant accumulé de 25 à 30 années d’ancienneté prendre leur retraite.

Table

Pierre-Luc Gaudreault, copropriétaire du restaurant La Cuisine, confirme les difficultés de recrutement chez le personnel des cuisines. « Chez nous, ça va bien, parce qu’on a une belle stabilité. En septembre dernier, un membre de la cuisine nous a quittés et on a dû se résigner à rencontrer et embaucher la personne ayant la meilleure attitude et la former. C’est une personne qui avait travaillé pour une chaîne et qui avait de l’expérience, mais après trois ou quatre mois, on la forme encore. On a de la misère à avoir des candidats de qualité », affirme M. Gaudreault.

Trop de restaurants

Avec l’ouverture récente et future d’une dizaine de restaurants à Chicoutimi, M. Gaudreault croit que le Saguenay fera face bientôt à un surplus d’établissements par rapport à ce que peut absorber le marché de consommateurs.

Affaires

De six à 100 employés en huit ans

Les frères Bénédict Morin et Maxence Raymond se sont lancés en restauration il y a huit ans. Ils étaient six employés lorsque les deux frères ont fait l’acquisition du Café Summum de La Baie. Aujourd’hui, le duo emploie 45 personnes à sa succursale baieriveraine de la rue Victoria et se prépare à en embaucher 55 autres pour son nouveau restaurant de la rue Racine de Chicoutimi, qui ouvrira au printemps.

Bénédict Morin et son frère Maxence Raymond caressaient le rêve de mener à bien un projet commun. Bénédict avait 22 ans lorsqu’ils ont pris la décision d’acheter le Café Summum de La Baie. «Il y avait trois succursales du Summum, soit à La Baie, à Chicoutimi-Nord et à Jonquière. Celui de La Baie a été mis en vente et nous avons fait le saut. Nous avions le projet de le transformer en bistro, mais nous ne voulions pas nous endetter jusqu’au cou, alors on y est allé tranquillement», a expliqué Bénédict Morin, lorsque rencontré après l’heure du diner, dans le restaurant de La Baie. Soulignons que les deux autres Café Summum, qui n’ont pas été achetés par le duo, ont fermé leurs portes il y a quelques années. 

«Nous étions six employés au début. C’était très petit! Il y avait de la tapisserie et des fleurs en plastique partout. On a commencé tranquillement. On avait plein de projets, mais on ne voulait pas aller trop vite. Nous espérions offrir des spectacles et nous avons commencé avec le Jazz et Blues. Aujourd’hui, nous avons une programmation nationale. Disons qu’on a connu une très belle ascension en huit ans», souligne Bénédict Morin, fier de ce qu’est devenu le restaurant, qui propose une ambiance et un menu de style bistro. Son frère, Maxence, est le chef exécutif du restaurant, alors que Bénédict se charge davantage de la gestion. 

Des avantages alléchants

Alors que le restaurant de la rue Victoria roule comme sur des roulettes, les propriétaires se préparent à ouvrir leur deuxième succursale, qui aura pignon sur rue dans le bas de la Racine. La période d’embauche bat actuellement son plein. Et les avantages y sont alléchants. En effet, les propriétaires proposent de payer les études du personnel-cadre qui se joindra à l’équipe du Summum. 

«Nous cherchons à relever le défi de la rétention et de la pénurie de main-d’oeuvre autrement. Nous avons commencé ça à La Baie, en offrant de payer les études de nos cuisiniers et nos gérants, par exemple. Évidemment, il faut que ce soit dans un domaine connexe, on ne paye pas des études simplement pour payer des études. Par exemple, nous avons payé des DEP à deux de nos cuisiniers et un cours universitaire en sciences humaines à une de nos cadres. Ce sera la même chose à Chicoutimi. C’est un moyen aussi de réduire l’écart salarial entre les serveurs et les gérants, qui est assez grand. Les gérants ne gagnent pas d’énorme salaire alors si on peut leur donner ce genre d’avantages, c’est intéressant», explique Bénédict Morin. Cette stratégie rencontre bien des échos, puisque la direction du Summum a reçu de nombreux curriculum vitae très intéressants. 

La succursale de Chicoutimi devrait être prête à ouvrir en mars prochain et Bénédict Morin est confiant que la clientèle sera au rendez-vous. Les deux frères craignent-ils que le restaurant de La Baie soit délaissé?

«Non, puisque nous offrirons des expériences culinaires et géographiques différentes. Nos menus ne seront pas les mêmes et les gens qui aiment venir à La Baie pour profiter du bord de l’eau continueront d’y venir. À Chicoutimi, on espère dynamiser un peu le bas de la Racine. Nos menus seront renouvelés quatre fois par année à Chicoutimi, au rythme des saisons et nous proposerons également des spectacles, comme Dumas qui viendra en avril, notamment», a précisé le copropriétaire. 

Les frères ont encore des projets plein la tête, mais qu’ils préfèrent garder pour eux pour le moment. Soulignons qu’une troisième succursale, par contre, ne figure pas sur la liste de leurs idées. «On va se concentrer sur nos bistros de La Baie et de Chicoutimi!», a lancé Bénédict Morin. 

Affaires

À la conquête des mers

La série documentaire Lady Bleue, qui sera tournée à l’automne, aura une touche saguenéenne et jeannoise. C’est la Web Shop qui est derrière l’image de ce documentaire qui traitera de la pollution dans l’océan Atlantique, de l’Amérique du Nord jusqu’au Costa Rica.

À bord du navire Lady Bleue, l’équipe derrière ce documentaire partira à la découverte des océans. Ce sont Anne-Marie Asselin et Julie Vigneault, respectivement biologiste marine et environnementaliste, qui se sont lancées dans cette aventure. Elles tenteront de sensibiliser la population à la pollution dans les océans, notamment celle liée au plastique jeté dans les mers. 

L’équipage partira à l’automne du Musée maritime de Charlevoix. Le navire descendra par la côte Est jusqu’à la mer des Caraïbes puis naviguera vers le canal de Panama. Le périple se terminera aux îles Cocos du Costa Rica. Le voyage sera documenté à travers de courtes capsules web de type téléréalité et une série documentaire de neuf épisodes d’une durée de 22 minutes chacun. L’équipe est toujours à la recherche d’un diffuseur. 

Le fondateur de la Web Shop d’Alma et de Saguenay, Keyven Ferland, fera partie de l’équipage. Il assumera le rôle de mentor, de stratège marketing et de développeur web. Il apportera notamment les outils nécessaires au bon fonctionnement de la plateforme web et sera le cerveau derrière l’image du projet. 

Ami de Julie Vigneault depuis longtemps, Keyven Ferland a pris un réel plaisir à embarquer dans ce projet. « C’est la première fois que je travaille sur un projet environnementaliste et qui aura sans doute un impact positif. Les filles désirent sensibiliser les téléspectateurs sur l’impact de la pollution sur l’environnement et sur la vie aquatique et je suis heureux de les aider », a affirmé Keyven Ferland, lors d’une entrevue accordée au Progrès. Le directeur de la Web Shop était d’ailleurs avec l’équipe de Lady Bleue au Costa Rica, cette semaine, afin de faire du repétage et de tourner le pilote.

Affaires

Chiffre d’affaires en hausse malgré le froid

Malgré une période des Fêtes exécrable en raison du froid, la station de ski du Mont-Édouard enregistre une légère hausse de son chiffre d’affaires, selon un bilan réalisé au 31 décembre dernier.

Selon Roger Dallaire, directeur du développement à la station de ski, les caisses de la station ont enregistré un chiffre d’affaires de 764 000 $ au 31 décembre, comparativement à 752 000 $ à la même période l’an dernier, en croissance de 12 000 $.

M. Dallaire explique que plusieurs personnes ont l’impression que la saison va mal au plan financier en raison de la mauvaise température subie dans les semaines de vacances. Or, il rappelle qu’il ne faut pas oublier que la saison de ski a débuté tôt cet automne en raison de la présence hâtive de neige tandis que les amateurs de ski haute route ont répondu présent en masse. 

«La période des Fêtes a été moins bonne, il est vrai, mais la hausse aurait été bien plus importante si la température avait été clémente. On n’est pas du tout inquiets pour le reste de la saison», rassure-t-il.

Au cours des prochaines semaines, la station recevra 13 camps d’entraînement de 15 à 50 athlètes, dont deux de plus de 50 participants. S’ajoute la tenue du critérium provincial qui aura lieu du 22 au 28 février en présence de 160 concurrents, 80 entraîneurs en plus de leurs parents, amis et partisans. M. Dallaire prévoit des retombées de 400 000 $ à 500 000 dollars pour le milieu anjeannois. 

Actualités

Des flèches d’abatteuses nouvelle génération

Deux entreprises saguenéennes, Métal Art Soudure (MAS), de Canton-Tremblay, et Industrie PHD, de Chicoutimi, font alliance et se préparent à lancer une nouvelle génération de flèches d’abatteuses multifonctionnelles. L’objectif est d’améliorer leur fabrication en vue de leur exportation vers l’Ontario et l’Ouest canadien.

En entrevue à l’atelier d’usinage MAS, situé sur la route Villeneuve, Stéphane Corneau et son associée Stéphanie Tremblay, accompagnés de Nicolas Desmeules, de PHD, œuvrant dans la conception, le pliage et la coupe de métaux, ont expliqué que depuis 1993, les frères Dionne, de Saint-Honoré, ont fait preuve d’ingéniosité en mettant au point des flèches d’abatteuses télescopiques formées trois de tubes d’acier de fort calibre variant de 17 à 20 pieds chacune. Les flèches ainsi assemblées permettent l’abattage d’arbres dans un rayon de 38 pieds. C’est ainsi qu’une abatteuse multifonctionnelle peut ouvrir en forêt une tranchée de 76 pieds de largeur. 

Cette première génération a fait ses preuves dans la région puisque depuis 1993, une centaine de flèches de première génération ont été produites chez MAS. Certaines sont encore fonctionnelles après des milliers d’heures de travail. 

« Au cours de la dernière année, nous avons travaillé à améliorer la flèche en éliminant certaines pièces mécaniques et en modifiant nos méthodes de fabrication afin de rendre l’équipement exportable », explique M. Corneau.

C’est ainsi qu’en association avec PHD, MAS prévoit fabriquer les pièces d’acier des flèches par découpage au plasma relié par ordinateur, ce qui assure une production standard, uniforme et précise. « Avant, on procédait au découpage à la mitaine en se basant sur des modèles de carton, ce qui faisait qu’aucune pièce n’était pareille », ajoute M. Corneau.

L’élimination de cylindres en mouvement, une meilleure répartition du poids de la flèche sur la machine et le fait que moins de mouvements de la machine soient nécessaires aux opérations forestières permettent des économies de cinq litres à l’heure de carburant, ce qui peut représenter une économie variant entre 20 000 $ et 36 000 $ par année d’opération, selon les prévisions du fabricant. 

Au cours des prochaines semaines, MAS et PHD travailleront à mettre au point un prototype de la nouvelle flèche avec la volonté de recruter un entrepreneur forestier désireux d’expérimenter la nouvelle machinerie.

Affaires

Une nouvelle tuile pour les travailleurs d'Alma

Le président du syndicat CSN de la papeterie Résolu d’Alma, affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière, Jean-Pierre Lebel, estime que les impacts des droits compensateurs de 4,2 % sur le papier journal vont se faire sentir rapidement. L’entreprise devra limiter les investissements pour améliorer la production dans les usines.

Cette surtaxe signifie qu’une usine comme Alma doit remettre au département du Commerce américain trois millions $ par année pour exporter approximativement 300 000 tonnes de papier journal au sud de la frontière. Pour Jean-Pierre Lebel, il s’agit d’une nouvelle tuile qui s’abat sur la tête des travailleurs.

Pour le moment, Jean-Pierre Lebel ne croit pas que cette surtaxe puisse avoir des conséquences sur la relance de la troisième machine à papier de l’usine. Il a surtout des inquiétudes sur le financement des projets d’amélioration qui permettent d’améliorer les coûts de production. « Ça fait pas mal moins d’argent pour investir dans les équipements de production et les améliorations. »

Le président du syndicat croit qu’il est difficile de comparer la situation de l’industrie du papier journal à celle du bois d’œuvre qui doit composer avec une surtaxe. Les deux industries, qui dépendent l’une de l’autre, s’adressent à des marchés différents.

« L’industrie du bois d’œuvre est en mesure de refiler la facture de la surtaxe aux clients en raison de la très forte demande sur le marché américain. Dans notre cas, nous écoulons notre papier dans un marché en décroissance constante depuis plusieurs années et il est impossible de transférer la facture au client. Il s’agit d’une situation beaucoup plus difficile lorsque vous devez faire face à une augmentation de vos coûts », reprend Jean-Pierre Lebel.

En ce moment, les trois papeteries de la société Résolu de la région doivent composer avec une surtaxe sur les exportations américaines. Les usines de Kénogami et Dolbeau doivent remettre une surtaxe de 17 % au département américain du commerce pour chaque tonne de papier surcalandré exportée au sud de la frontière. Cette surtaxe a été imposée au terme d’une enquête américaine qui a démontré que Résolu avait bénéficié d’une aide gouvernementale pour son usine de pâte Kraft de Saint-Félicien dont une partie de la production est utilisée pour la fabrication de papier surcalandré.

Dans le cas du papier journal, la plainte d’un producteur américain est basée sur la même rhétorique que la plainte sur le bois d’œuvre. Le producteur américain estime que le coût de la fibre qui sert à la fabrication du papier est subventionné. Il fait ici état du 50 % de l’arbre qui est transformé en copeaux et utilisés dans la fabrication du papier.

Le président du syndicat estime qu’il n’y a pas de solution magique et cette autre décision américaine pénalise l’industrie canadienne. Les dirigeants syndicaux sont conscients que les entreprises vont tout faire pour en arriver à diminuer les coûts de production en usine pour être en mesure de conserver les carnets de commandes.

Dans la région, la papeterie de Dolbeau produisait à l’occasion du papier dans les grades de papier journal. Cette stratégie permettait de maintenir les commandes pour soutenir la production de papier surcalandré à Kénogmai.

Affaires

Au tour du papier journal d’être taxé

(Presse Canadienne) – Après le bois d’œuvre et le papier surcalandré, c’est au tour d’autres catégories de papiers, incluant le papier journal, d’être frappées par des mesures punitives aux États-Unis.

Le département américain du Commerce a déterminé mardi des droits compensatoires préliminaires de 0,65 pour cent à 9,93 pour cent sur les importations canadiennes de papiers non couchés au terme de son enquête qui s’est amorcée en août dernier.

Un tarif de 6,53 pour cent est imposé à l’ensemble de l’industrie. Plusieurs entreprises ont des droits compensatoires préliminaires particuliers, comme c’est le cas pour Résolu, à 4,42 pour cent, Catalyst, à 6,09 pour cent, Kruger, à 9,93 pour cent et White Birch, à 0,65 pour cent, selon les informations obtenues par La Presse canadienne.

Le président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), Denis Lebel, a déploré par communiqué l’annonce du département du Commerce, parlant d’autres « sanctions commerciales absolument non fondées ».

« Ce ne sont pas nos pratiques commerciales, mais plutôt la baisse de la demande et l’érosion du marché du papier journal qui sont à l’origine de la perte de rentabilité des usines américaines, a déclaré M. Lebel.

« Avec cette décision, le DOC s’en prend non seulement à notre industrie des pâtes et papiers, mais aussi aux journaux de bon nombre de communautés américaines dont les coûts d’approvisionnement augmenteront, menaçant ainsi leur viabilité. D’ailleurs, en réaction à cette menace et au caractère inapproprié de cette plainte, 34 membres de la Chambre des représentants et 8 membres du Sénat des États-Unis ont déjà manifesté leur désaccord auprès du secrétaire au Commerce Ross », a ajouté Denis Lebel.

Cette décision découle d’une plainte déposée par la North Pacific Paper Company (NORPAC), qui exploite une usine d’environ 260 travailleurs dans l’État de Washington. Depuis 2016, l’entreprise appartient à One Rock Capital Partners, un fond de couverture new-yorkais.

L’entreprise américaine reprenait les mêmes arguments avancés dans le dossier du bois d’œuvre : les papeteries canadiennes feraient du dumping en vendant aux États-Unis le papier journal à un prix inférieur à la valeur du marché, et Ottawa subventionnerait de façon déloyale son industrie forestière.

L’imposition de droits compensatoires toucherait environ 25 usines canadiennes, la plupart situées au Québec et en Ontario. Le Canada est le plus important exportateur de papier journal dans le monde, un marché canadien dominé notamment par Produits forestiers Résolu (TSX : RFP), Kruger ainsi que Catalyst Paper Corp, de la Colombie-Britannique.

Selon le département du Commerce, les Canadiens ont exporté aux États-Unis pour environ 1,6 milliard $ de papier journal en 2016.

La menace d’éventuelles mesures punitives avait incité la News Media Alliance – qui représente quelque 1100 journaux américains – à effectuer une sortie, le 19 décembre, pour critiquer la démarche de Norpac et de son propriétaire new-yorkais.

Cet organisme soulignait qu’une augmentation du prix du papier journal pourrait se traduire par des pertes d’emplois dans de nombreux médias aux États-Unis, qui sont aux prises avec une diminution de leurs recettes publicitaires alors que les annonceurs se tournent de plus en plus vers des solutions numériques.

De plus, 34 membres de la Chambre des représentants ont interpellé le secrétaire au commerce Wilbur Ross en décembre afin de rappeler que les arguments de Norpac ne reflétaient pas ceux de l’industrie américaine du papier.

La décision de Washington annoncée mardi risque d’affecter environ 950 travailleurs de Résolu dans ses usines d’Alma, Amos, Gatineau, Clermont et Baie-Comeau, qui produisent un type de papier visé par les droits compensatoires préliminaires.

Les installations de l’entreprise situées à Dolbeau et Kénogami, où travaillent environ 330 personnes, sont déjà frappées par les taxes à la frontière sur le papier surcalandré. Depuis 2015, l’entreprise a versé près de 70 millions $ en taxes.