Sacrifier un arbre pour sauver la forêt

MATANE – Certains groupes de citoyens et d’environnementalistes dénoncent les coupes forestières et leur impact sur les paysages. Pourtant, il y a plusieurs avantages à réaliser des activités sylvicoles, estiment des experts.

«On ne peut pas sauver un arbre, mais on peut sauver la forêt», lance le directeur général de la Coopérative Terra-Bois, Pierre Baril.

«Notre rôle, c’est d’améliorer les arbres en les sélectionnant, en prélevant les moins bons sujets pour que la génétique des meilleurs qui restent se régénère et pour avoir une diversité d’essences.»

Des écologistes croient de plus en plus que la récolte de bois et la plantation d’espèces mieux adaptées aux conditions climatiques et environnementales sont à préconiser pour le maintien d’une forêt en santé.

«Couper des arbres, ce n’est pas seulement bon pour les usines, indique le directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec, Marc-André Côté. C’est bon aussi pour l’environnement.»

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LA FORÊT PRIVÉE EN CHIFFRES

16%

de la forêt productive du Québec

134 000

propriétaires de forêts et de boisés privés au Québec

51%

ont acquis leur lot boisé d’un membre de la famille

92%

détiennent un lot boisé pour le plaisir

74%

des propriétaires d’un lot boisé comptent le donner en héritage

40 hectares

superficie moyenne des forêts privées