Le président du comité sur la forêt de l’UMQ et maire de Val-d’Or, Pierre Corbeil.

La forêt et la lutte aux changements climatiques vont de pair, selon l’UMQ

MATANE – L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a décidé d’allier les travaux du comité sur la forêt avec ceux du comité sur la lutte aux changements climatiques. Pour le président du comité sur la forêt, ce partenariat devient un incontournable dans une perspective de développement durable. «Le potentiel est incontestable et inouï à la fois, estime Pierre Corbeil, qui est aussi maire de Val-d’Or. Il y a un effort collectif à faire.»

L’élu exhorte toutes les municipalités à se mettre à l’ouvrage à ce chapitre. «On découvre de plus en plus que l’aménagement forestier est un outil pour lutter contre les changements climatiques, pour peu que l’on mette en œuvre le cycle complet, c’est-à-dire la captation de carbone par la croissance, la récolte, la séquestration par la construction en bois et le reboisement, énumère-t-il. On est dans un phénomène de développement durable complet et, à certains égards, dans une économie circulaire. Ça témoigne de l’importance de l’industrie forestière pour toutes les régions forestières et pour tout le Québec.»

Pierre Corbeil se réjouit de la récente réouverture de l’usine de pâtes Kraft de Lebel-sur-Quévillon. «Il y aura des débouchés pour cette pâte qui est faite à partir de résidus, c’est-à-dire de copeaux de bois, est-il persuadé. Ça consolide l’industrie forestière sur un vaste territoire. Dans notre économie forestière, la transformation de résidus dans les usines de pâtes ou de papiers est capitale.» Dans la guerre aux sacs de plastique, les sacs de papier représentent une solution puisqu’ils sont biodégradables.

Par conséquent, les perspectives d’utilisation de la fibre de bois, avec toutes ses vertus, deviennent très prometteuses, notamment pour dissiper en partie le «nuage», selon M. Corbeil, formé par le conflit du bois d’oeuvre avec les États-Unis, générant une diminution de la demande et des prix.