Cette oeuvre d’Alexander Calder se nomme Trois disques, mais les Montréalais l’ont rebaptisée L’Homme.

La culture sous divers angles

Montréal s’apprécie aussi pour la culture, la musique, les spectacles et même pour l’art public avec les sculptures et les grandes murales. Voici la petite histoire de trois lieux à inclure dans le parcours d’une visite de la métropole.

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL

Qui a inventé les mobiles? C’est Alexandre Calder, souligne avec verve Anne Grâce co-commissaire de l’exposition en cours au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) jusqu’au 24 février.

Rencontrée lors de l’installation de l’exposition, Mme Grâce raconte avec détails la carrière de l’artiste sculpteur et ingénieur né aux États-Unis en 1898. Dès l’enfance, il développe le goût de la sculpture par des œuvres créées à partir de fil de fer. Il avait 11 ans.

«C’est la première rétrospective de cet artiste au Canada», insiste celle qui a mis cinq à préparer l’événement.

«Calder nous amène à découvrir de nouvelles dimensions de l’espace. Il a été inspiré par les théories d’Albert Einstein et d’autres scientifiques», illustre Mme Grâce pour décrire le génie de l’artiste.

Elle sera aussi co-commissaire de la même exposition à Melbourne en Australie. Une centaine d’œuvres seront présentées au MBAM sous quatre grands thèmes.

Calder a produit de nombreuses œuvres monumentales d’art public. Il fut l’un des premiers à créer des œuvres abstraites. Les Montréalais et les Québécois en connaissent une qu’ils peuvent voir tous les jours depuis 1967, l’année de l’Expo. C’est un stabile de 22 mètres qui se nomme Trois disques, mais que la population a rebaptisé L’Homme.

Site Web : www.mbam.qc.ca

Le Musée Pointe-à-Callière

POINTE-À-CALLIÈRE

Pour toute personne voulant connaître l’histoire de Montréal, le passage naturel et obligatoire, c’est le Musée Pointe-à-Callière. Ce site historique et archéologique incontournable fait état des débuts de la ville puisqu’il est situé sur les premières fondations de l’occupation par Paul Chomedey de Maisonneuve et de Jeanne Mance.

La visite commence par un voyage dans le temps en sons et en images Signé Montréal. Ce sont 18 minutes d’animation, une introduction orchestrée par Moment Factory.

L’édifice original était celui de la compagnie Royal Insurance à compte de 1850. Il est aussi connu pour avoir été la douane de Montréal entre 1871 et 1917.

Le tunnel de Pointe-à-Callière, un ancien égout collecteur.

Le parcours se poursuit dans les lieux des fouilles mettant au jour le premier cimetière (datant de 1643), les piliers de la palissade et les fondations des premières habitations. Puis, un tour dans les égouts, une ancienne rivière devenue le premier égout collecteur en Amérique du Nord jusqu’à voit là où il y avait un pont lorsque la rivière Saint-Pierre servait de déversoir pour les déchets.

Le grand couloir souterrain mène au nouveau lieu d’exposition, le Fort Ville-Marie, ouvert au public pour le 375e anniversaire de la ville après 15 ans de fouilles. On y évoque la première messe de la mission, celle-là même où des lucioles ont remplacé les cierges qui auraient dû être sur l’autel comme le disent d’anciens manuels d’histoire.

D’ici le début de novembre, dans le pavillon voisin de l’édifice principal, il y a une exposition temporaire étonnante sur les reines d’Égypte. Un bond de 3500 ans dans l’histoire avec les histoires de Néfertari, Néfertiti et Hatchepsout. Jusqu’à maintenant, cette exposition fracasse des records avec 258 000 visiteurs. Fascinant!

Site Web : pacmusee.qc.ca/fr/

CENTRE DES SCIENCES DE MONTRÉAL

Au Centre des sciences de Mont- réal, on découvre la modernité dans les expositions permanentes sur l’être humain, les défis créatifs de la zone Fabrik, les expériences scientifiques dans la zone science 26. Sans oublier la zone pour les petits curieux et les films du cinéma IMAX.

Les maquettes de Dreamworks.

Lors du passage du journaliste, l’exposition DreamWorks animation était sur le point de prendre fin. C’était un moment pour découvrir la magie dans les films Shrek, Madagascar, Kung Fu Panda et Dragons. Autant les techniques d’animation, les croquis que les 400 figurines avaient de quoi faire vibrer de plaisir devant tant d’ingéniosité et d’imagination pour donner vie à des centaines de personnages fictifs. Il fallait aussi entendre les créateurs parler de leur travail. Cette immersion dans le monde imaginaire valait le détour.

Site Web : www.centredessciencesdemontreal.com