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Zone tourisme Montréal

Une voix pour Montréal

Il y a dix ans, on aurait pensé que c’était pure science-fiction. Imaginez un peu visiter Montréal en étant accompagné par la voix de la ville, une voix qui répond à vos questions, qui sait à peu près tout des lieux que vous foulez et qui vous suggère mille et une options selon vos demandes et vos préférences du jour.

Eh bien! ce guide touristique d’exception, en tout temps à portée de main (et de cellulaire), est en voie de devenir bien réel. 

Montréal devrait bientôt avoir sa « personnalité vocale ». Autrement dit, sa voix bien à elle. Une première mondiale dans la stratosphère touristique, rendue possible grâce à une heureuse collaboration entre Tourisme Montréal et l’entreprise Prologue AI. 

Les deux entités œuvrent ensemble pour créer La voix de Montréal, un assistant intelligent qui permettra aux visiteurs de voyager autrement en se laissant inspirer par les suggestions de l’outil nouveau genre branché sur la perspective locale. 

Des étapes restent encore à être franchies, mais le prototype que me fait entendre Jonathan Rouxel, cofondateur de Prologue AI, est plus que convaincant. La voix de la ville est douce à l’oreille. Charmante. Vivante. Mais ce qui frappe, surtout, c’est son timbre chaleureux. Je dirais même humain. On n’a vraiment pas l’impression de causer avec une Siri ou un GPS aux intonations hautement robotisées. 

C’est une particularité de ce que développe Prologue AI et ça fait toute la différence. « On travaille sur une expérience conversationnelle dotée d’émotions », note Jonathan Rouxel. 

Voice Trip, l’assistant hybride (graphique et vocal) d’intelligence artificielle qu’ils ont conçu, s’adapte au parcours du voyageur et est pensé sur mesure pour les destinations. C’est ce qui a séduit Tourisme Montréal, qui œuvre à mettre en place des stratégies interactives novatrices pour accompagner les touristes.  

« C’est une formule gagnante. Prologue AI a la technologie de pointe, et nous, on a le savoir local, le bassin d’information pour nourrir la base de données », exprime Andrée-Anne Pelletier, gestionnaire des relations publiques chez Tourisme Montréal. 

Les avancées de la reconnaissance vocale ont franchi des pas de géant, ces dernières années, ce qui permet de perfectionner encore l’expérience immersive que permettra l’assistant touristique nouveau genre. Une fois prêt, celui-ci sera disponible sur différentes plateformes. 

Idées incubées

Le partenariat, porteur, émane du MT Lab. L’original incubateur en tourisme, culture et divertissement, premier en son genre en Amérique du Nord, regroupe différents partenaires et accompagne un peu plus d’une dizaine de start-up annuellement depuis sa fondation, en 2017.   

« On n’est pas dans la recherche et développement ni dans l’appel d’offre, on est dans la niche des idées innovantes qu’on propulse dans la sphère touristique. La rencontre crée l’opportunité. On met en contact des jeunes pousses dont l’expertise peut répondre aux besoins de nos partenaires », résume le directeur général du MT Lab, Martin Lessard. 

Ces idées sont parfois ancrées aux nouvelles technologies, mais pas toujours. 

« Je pense à Déjà Vu, par exemple, une jeune entreprise qui est passée par le Mt Lab et qui a la particularité de développer ce qu’on appelle de l’expérience olfactive. On ne parle pas de parfumer une pièce, mais bien de créer des odeurs qui provoquent une émotion chez celui qui la respire. L’Aéroport de Montréal a notamment fait appel à son expertise pour diffuser un parfum qui fait baisser l’anxiété des voyageurs, aux douanes. L’expertise de l’entreprise montréalaise commence à rayonner à l’étranger. » 

Comme quoi les possibles qui émanent du Mt Lab sont nombreux. Et ils peuvent se dessiner plus près de nous. Au fil de la discussion, j’apprends que des liens sont tissés entre l’incubateur et IDE, à Trois-Rivières, pour un éventuel partenariat. Une formule inspirante qui pourrait paver la voie à d’autres associations. 

Ça vous intéresse? mtlab.ca  •  prologue.ai  •  www.mtl.org

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Vers une capitale de la gastronomie ?

L’idée est aussi belle qu’ambitieuse : Tourisme Montréal et ses partenaires souhaitent faire de la métropole la capitale nord-américaine de la gastronomie. Rien de moins.

« On sait qu’il y a de grosses pointures dans le portrait, New York ou Chicago, par exemple. Mais on sait aussi qu’on se démarque déjà. On veut franchir le pas de plus pour supporter tout ce qui s’est mis en place de façon organique, jusqu’ici », souligne Patrizia Dri, directrice des relations avec les membres, l’industrie et le partenariat chez Tourisme Montréal.  

Celle-ci donne en exemple certaines destinations européennes qui ont assis leur réputation gastronomique en bénéficiant du tremplin de politiques bien établies.

Pour l’heure, des consultants s’affairent à définir l’offre gastronomique montréalaise. Leurs constats serviront à dégager des enjeux et une orientation stratégique afin d’encadrer le positionnement culinaire de la ville.

« On souhaite créer une synergie entre les acteurs du secteur agroalimentaire pour renforcer notre rayonnement. La gastronomie est souvent vue comme très ludique. Mais au-delà de ça, elle fait partie de notre culture, qui s’exprime aussi

par l’assiette », précise Mme Dri, en ajoutant que la Ville de Montréal a justement reconnu, en 2017, la part de la gastronomie dans son patrimoine culturel après le dépôt d’un mémoire collectif signé par différents acteurs du milieu. 

Le momentum est là. « On sent une volonté de saluer le travail des artisans et la qualité des aliments québécois, note Mme Dri. On souhaite valoriser cette industrie alimentaire qui est un moteur économique important, mais qui n’est pas assez mise de l’avant, peut-être parce qu’elle est très fragmentée. L’image qui nous vient, c’est celle d’un collier où producteurs, restaurateurs, distributeurs sont différents maillons. Chacun joue bien son rôle, mais à la fin, personne n’attache le collier. C’est là qu’on souhaite faire une différence. »

Selon l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ), on compte à Montréal un restaurant pour 351 personnes, presque autant qu’à New York, où le ratio est d’un resto pour 324 habitants. Le nombre d’enseignes est grand et l’offre, diversifiée. « On se démarque grâce à la convivialité de nos établissements et à l’accessibilité de notre fine cuisine. C’est un commentaire qui revient régulièrement des journalistes de l’étranger : on peut très bien manger à Montréal pour un prix abordable. Nos tables se distinguent aussi par leur originalité et leurs saveurs métissées. Plusieurs cultures cohabitent à Montréal et ça se reflète dans les plats, qui peuvent être teintés d’influences portugaises, arabes, italiennes ou vietnamiennes, par exemple », image Patrizia Dri.    

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Menus à prix doux

Du 1er au 13 novembre, les restos montréalais feront du charme aux fins palais en présentant des tables d’hôte à prix doux. L’événement MTL à Table, au départ lancé pour insuffler de la vitalité à la grisaille de novembre (une période creuse en restauration), est maintenant aussi attendu que couru. En tout, 150 restaurateurs participent à la fête gourmande qui permet aux curieux de découvrir de nouvelles adresses. Pour vous mettre en appétit, visite de quatre tables qui seront de la huitième édition.

Manitoba : de la forêt à la fourchette

Le Manitoba, c’est un peu de forêt dans l’assiette, dixit la page de présentation du restaurant qui a pignon sur Saint-Zotique depuis déjà cinq tours de calendrier. L’original projet piloté par Elisabeth Cardin et Simon Cantin offre une cuisine du territoire inspirée par le garde-manger sauvage. La première étincelle est venue lors d’un séjour en nature, justement.

« Je vais chaque année en camping sauvage avec mon fils, raconte Simon Cantin. Un été, Elisabeth est venue avec nous. »  

Un midi, elle est revenue de la forêt avec un panier plein de plantes indigènes, qu’elle a mixées avec huile d’olive, sel, poivre. Magie. Elle venait de bricoler une savoureuse salade. 

« Elisabeth s’intéresse depuis longtemps aux plantes comestibles, qu’elle a étudiées à fond. J’ai réalisé que je venais dans le bois depuis 30 ans, mais que je ne connaissais rien de ce qui y pousse. » Il y avait tout un savoir à se réapproprier. Et un restaurant nouveau genre à imaginer.

« On a cette idée préconçue qu’au Québec, on n’a pas de culture culinaire autre que la poutine et le pâté chinois. » 

Dans les faits, il y a beaucoup plus à déterrer. 

« Les gens s’installent là où il y a de la nourriture. Notre cuisine ancestrale était archilocale. Elle métissait les influences amérindiennes, françaises et anglaises », résume Simon.  

En ouvrant le Manitoba, les deux proprios souhaitaient mettre en vitrine saveurs et savoir d’ici. Coup d’œil au menu élaboré par le chef Simon Mathys. Camomille, caméline, thé du Labrador, avoine nue, asclépiade, armoise pimentent les plats. Côté viandes, les clients sont invités à élargir leur palette gustative. On pense ici aux plats où figurent le cœur de canard et le phoque, des options audacieuses, mais populaires. 

Un parfum de bois et de fumée teinte les assiettes boréales, puisque la plupart des aliments sont saisis sur la flamme. 

« Au départ, on se disait qu’on allait faire une cuisine de camping de luxe. Et il n’y a rien qui évoque autant la bouffe des nuits à la belle étoile que les arômes du feu. » 

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Des dodos en mode écolo

C’est un élan qu’on remarque au Québec comme ailleurs, l’hôtellerie passe au vert et à vitesse grand V. À l’Hôtel de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ), non seulement on embrasse la tendance, mais on vise toujours plus haut au chapitre écolo. L’établissement quatre étoiles, nommé ÉcoLeader de catégorie Or de TripAdvisor, est membre du programme canadien Clé verte.

Les pratiques écoresponsables se remarquent à différentes échelles dans l’hôtel de 42 chambres. Les produits corporels fournis à la clientèle, par exemple, sont ceux de l’inspirante compagnie québécoise Oneka, qui travaille à partir de plantes. Réduction des déchets, recyclage et compostage sont mis de l’avant dans toute la bâtisse située rue Saint-Denis. 

Le souci environnemental se déploie aussi dans les cuisines de l’hôtel-école, qui forme les restaurateurs de demain.

« Si on veut que la relève ait le réflexe de penser vert, il faut lui donner l’occasion de travailler ça en cuisine, pendant sa formation », exprime Jonathan Lapierre-Réhayem, directeur de la restauration et des services alimentaires de l’ITHQ. 

Les étudiants créent leurs plats sur des fourneaux qui fonctionnent à l’électricité, malgré la popularité des cuisinières au gaz. C’est tout réfléchi et c’est conséquent avec la vision environnementale de l’Institut, qui privilégie l’hydroélectricité pour son caractère renouvelable et accessible.  

« On a évidemment le souci de mettre les aliments locaux de l’avant, on propose une cuisine très proche du marché. » 

Ainsi, la carte des vins est constituée de 30 % de bouteilles canadiennes (incluant des bons crus québécois) et 90 % des produits employés pour la création des menus proviennent du Québec ou du Canada.

Des exemples? L’huile de tournesol du Moulin des Cèdres, les produits de la laiterie Chagnon, les pains de la boulangerie montréalaise Automne, le miel d’Anicet, les algues variées de l’entreprise Océan de saveurs sont autant d’aliments qui se retrouvent dans le garde-manger de l’Institut. 

Au rayon des arômes, on tend aussi à privilégier les herbes et les épices du pays. 

« D’emblée, on pense au thé du Labrador, mais il y a aussi quantité d’autres plantes pour parfumer les mets. La berce laineuse, par exemple, va avantageusement remplacer le cari dans les recettes. » 

Sur le toit, un potager et des ruches (installées en partenariat avec Alvéole) favorisent encore davantage la proximité des élèves avec les aliments locaux. « Les étudiants participent d’ailleurs à l’extraction du miel », souligne Jonathan Lapierre-Réhayem. 

Dans les 32 bacs répartis au sommet de la bâtisse, différentes plantes aromatiques verdissent l’espace. 

« On cultive des trucs particuliers, des fleurs comestibles ou bien des plantes aromatiques, qui viennent vraiment ajouter une signature aux plats », explique M. Lapierre-Réhayem.  

Tagète, ficoïde glaciale, capucine, piment Gorria et agastache sont quelques-unes des goûteuses variétés qu’on peut cueillir sur le toit, en admirant, au loin, la superbe murale hommage à Leonard Cohen. Peut-être pas très bucolique comme environnement, mais drôlement inspirant quand même. 

Le restaurant de l’ITHQ participe à MTL à Table. 

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Voir vert

Présenté comme le « garde-manger du centre-ville » et niché au cœur de l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth, le Marché Artisans est le premier du genre en Amérique du Nord. Le concept, novateur, combine épicerie fine et comptoirs gourmands.

En parcourant les 8000 pieds carrés du Marché, on trouve donc des produits du Québec et du terroir ainsi que des délices d’exception importés (allo, calissons de Provence!). On déniche aussi du prêt-à-manger préparé sur place, par différents artisans. Crêperie, poissonnerie, fromagerie et comptoir de glaces artisanales se déploient dans le vaste espace gourmand, où on peut savourer pizzas fines, sushis, pâtisseries maison, salades et tutti quanti. Bientôt, un plein comptoir de mets sans viandes s’ajoutera pour sustenter les dents végés.  

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Bon pain rue Casgrain

Dès qu’on entre chez Joe la Croûte, rue Casgrain, à deux pas du Marché Jean-Talon, le parfum du pain frais nous chatouille agréablement le nez.

Derrière le comptoir, entre miches variées et appétissantes viennoiseries, le propriétaire, Daniel Jobin, converse avec un client. Ça fleure bon la boulangerie de quartier où l’accueil est aussi chaleureux que le pain est bon. 

Au mur, les variétés du jour sont affichées. Baguettes au levain, pains d’épeautre, miche aux carottes, pain aux châtaignes (une spécialité de la place) sont quelques-unes des nombreuses pâtes fraîchement façonnées aujourd’hui. Particularité : elles sont vendues au poids. « C’est une pratique moins courante au Québec, mais ça plaît aux clients, qui peuvent acheter plusieurs sortes, en plus petits formats », précise Daniel Jobin. 

Celui-ci est en quelque sorte tombé dans la farine à pain pendant ses études universitaires en enseignement, alors qu’il travaillait à la boulangerie artisanale Le Fromentier. Il a appris les bases et les impératifs du métier auprès de Benoit Fradette. 

Celui-ci est, depuis, allé ouvrir commerce à Aix-en-Provence, où Daniel Jobin s’est rendu pour approfondir ses connaissances de la panification. Il est revenu au pays avec l’idée de lancer sa propre boulangerie.

« Je pensais faire du pain pour les commerçants sans avoir pignon sur rue parce que je souhaitais avoir une certaine qualité de vie et ne pas être obligé de travailler à cœur de nuit », exprime l’entrepreneur. 

Il a mis ce scénario d’affaires au panier lorsqu’on lui a parlé d’un local vide, à 10 minutes de la maison. L’emplacement était bon et l’aventure, tentante. Il a ouvert boutique il y a sept ans et il ne le regrette pas. 

« J’aime ce contact avec les gens. C’est gratifiant de faire tourner un tel commerce de proximité », dit celui qui utilise des farines bios pour fabriquer ses pâtons, qui sont faits au levain ou à la levure, ça dépend. Dans ses deux grands pétrins, dotés d’un système de minuterie qui permet de donner des rabats pendant la nuit, il confectionne des pâtes aux poussées lentes. 

« Tout le monde peut faire du pain, mais faire du bon pain, ce n’est pas donné à tout le monde. La patronne, c’est la pâte. On ne peut pas prendre de raccourci. Moi, j’applique ce que mon ami Benoit m’a enseigné : pour arriver à un résultat impeccable, il faut être logique du début à la fin. Dans le choix de tous les ingrédients comme dans la méthode, chaque détail compte. » 

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Bar tout sucre

Nouvelle adresse du quartier Petite-Italie, Ratafia propulse le dessert à un autre niveau, dans les hautes sphères du raffinement.

L’endroit, très chic sans être intimidant, s’anime peu à peu en ce mercredi soir. À la table voisine, un retentissant « wow! » se fait entendre lorsque le serveur s’amène avec la bombe flambée, une douceur spectaculaire faite de biscuit Joconde, semifreddo au chocolat noir, grué de cacao et sorbet à l’espresso. 

« C’est un dessert éphémère. Il fait partie de la moitié de la carte qui varie selon les saisons. L’autre ne changera pas », m’explique Jared Tuck, qui a lancé le bar nouveau genre avec son amoureuse, Sandra Forcier.  

L’originale formule sucrée a été un brin nourrie par ce que les deux bourlingueurs ont découvert lors de leurs séjours à l’étranger. Le CODA, un bar à desserts de Berlin, a été particulièrement inspirant. D’autres idées ont fleuri à partir de ce qu’Instagram avait de beau en vitrine.  

« On souhaitait créer un endroit festif, élégant et accueillant. On présente des assiettes très soignées, mais dans une ambiance chaleureuse. »

En cuisine, c’est le très talentueux pâtissier Valentin Rouyé qui est aux commandes. Ses créations, tout en délicatesse et en textures, séduisent autant l’œil que le palais.  

Le kouign-amann (une recette bretonne à base de pommes et de pâte au levain feuilletée) dans lequel je plante ma fourchette est à tomber. Entre les notes caramélisées des fruits et la tuile craquante, il y a du croustillant, du moelleux, du fondant et du délicieux dans chaque bouchée. Tout est savamment dosé, le sucre comme le reste. 

Pour profiter de l’offre gourmande, le visiteur a le choix de s’installer dans l’une des confortables banquettes de la place ou bien autour du magnifique bar central.  

C’est la firme de design Lovasi qui a fait les plans de l’endroit, mais Jared et Sandra ont mis la main à la pâte lors des rénovations.

« On était sur le chantier de 8 h à 23 h. C’est nous qui avons sablé le plancher, peint les murs, installé les luminaires, ces trucs-là. »

On comprend qu’ils ont mis beaucoup de temps et d’amour pour transformer les lieux à l’image de ce qu’ils avaient en tête. 

« On habite le quartier, on s’est lancé dans le projet avec l’idée de redéfinir l’idée du bar à dessert gastronomique », racontent les deux restaurateurs. 

Le mot bar le dit : sur place, on peut aussi simplement déguster un verre de vin ou l’un des créatifs cocktails au menu. Quelques options salées sont également dispos pour qui est moins porté sur le sucre. On parle ici de bretzels, noix, olives chaudes, hummus et falafels de chez Yoni, « les meilleurs à Montréal », assure Jared.

Ça vous intéresse? ratafia.ca

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Le chocolat dans tous ses états

Maud Gaudreau le dit d’emblée : elle ne connaissait rien au chocolat avant de réaliser un mandat de consultation dans le domaine. En mettant le pied dans l’univers du cacao, elle est en quelque sorte tombée dans la riche marmite de la cabosse. Séduite et soufflée par les possibilités du fruit du cacaoyer, elle a créé une originale enseigne où le chocolat est vraiment roi.

Son entreprise, État de choc, fait le pont entre les producteurs qui partent de la fève pour créer de somptueuses barres et les artisans chocolatiers qui travaillent les saveurs, les accords et les arômes à ajouter aux pâtes chocolatées.

« Nous ne transformons pas la fève, mais nous travaillons à partir des produits d’exception faits par des chocolatiers d’ici. La traçabilité est très importante pour nous. La qualité des ingrédients aussi. On veut faire connaître les arômes propres à chaque chocolat. Parce que le terroir s’exprime dans celui-ci comme dans le vin, par exemple. Un chocolat provenant du Pérou n’aura pas la même saveur qu’un autre qui vient de Tanzanie », explique l’entrepreneure.

De nombreux produits originaux sont confectionnés dans la lumineuse et blanche boutique du boulevard Saint-Laurent, où on utilise les chocolats fins de Qantu, Palette de bine, Monarque, Chaleur B et Marou, notamment. 

Dans son atelier tout vitré, la chocolatière Stéphanie Bélanger est impressionnante à voir travailler. Sous sa main experte, les chocolats de couverture québécois se transforment en lingots fourrés de pâtes aux saveurs sages ou éclatées (amande, caramel, yuzu, miel et pistaches à la fleur d’oranger, arachides satay, etc.) et en mini barres aux parfums inédits (cari blanc, maïs-piments et sapin érable, par exemple). Certaines douceurs chocolatées se sont d’ailleurs illustrées au récent concours International Chocolate Awards, dans la catégorie canadienne. Une fois qu’on a goûté aux délices signés État de choc, on comprend pourquoi. 

La maison produit aussi des « cartes chocolatées », des tablettes d’exception à l’emballage invitant.  

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Foiegwa : secret de quartier

Avec ses banquettes de cuir brun, ses tables en marbre, son imposant bar garni de bouteilles colorées et son comptoir-lunch qui donne sur la fenêtre, le décor du Foiegwa évoque autant la convivialité d’une brasserie que la finesse d’un chouette café de quartier.

« On marie l’ambiance d’un bistro parisien à celui du diner nord-américain », explique Roberto Porres, l’un des copropriétaires de l’endroit. 

Poulet frit, foie gras, escargot, côtes levées, moules et tartare se voisinent sur le menu de l’établissement situé coin Atwater et Notre-Dame Ouest. Les grands champions de la maison restent le spaghetti au beurre et truffe noire ainsi que le burger de foie gras poêlé aux épices à steak, deux items qui figurent parmi les meilleurs vendeurs. Cocktails inventifs et brunchs le week-end font aussi partie de l’offre. 

« Le trait commun entre tout ce qu’on propose, c’est la qualité », note Roberto en spécifiant que la fraîcheur des ingrédients est primordiale.  

« Chaque semaine, on multiplie les allers-retours au Marché Atwater pour garnir notre garde-manger », illustre celui qui, avec un même consortium de propriétaires, est aussi à la tête des établissements Barocco et Bocata.  

« On adore créer des espaces où les gens viennent s’amuser et passer du bon temps. Le milieu de la restauration est formidable parce que notre travail, c’est de faire plaisir aux gens. Je pense que c’est ça notre secret : on aime recevoir. Avec les restos, c’est ce qu’on fait, mais à plus grande échelle qu’à la maison. »

Avec cette idée de prolonger le plaisir et d’en offrir plus aux clients, les proprios ont imaginé une deuxième adresse un brin secrète, à un jet de pierres du restaurant. On accède à L’Atwater Cocktail Club via une petite ruelle qui ne paie pas de mine. Sitôt franchie la porte graffitée, on se retrouve dans un cocon où larges drapés de velours, banquettes roses, plafonds réfléchissants et murs ardoise tissent une chaleureuse ambiance souterraine. Ici, pas de listes d’invités ni de passe-droit. Premier arrivé, premier entré. 

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Chic concept

Le chef Dany Bolduc a longtemps mijoté son concept. Inspiré par un séjour au Japon, il a voulu faire de son restaurant du quartier Saint-Henri un cocon où le client vivrait un moment d’exception.

Le chef Dany Bolduc a longtemps mijoté son concept. Inspiré par un séjour au Japon, il a voulu faire de son restaurant du quartier Saint-Henri un cocon où le client vivrait un moment d’exception. 

Dans un décor épuré où les matériaux nobles sont mis en lumière par de larges fenêtres, tout est pensé, dans le menu détail. Jusqu’à l’éclairage stratégiquement orienté au-dessus de chaque table pour créer un peu d’intimité. Des panneaux acoustiques ont aussi été installés au plafond pour diminuer le bruit ambiant afin que les clients n’aient pas à parler fort.

« Chacun a sa bulle, son espace, et on ne bouscule pas les clients pour qu’ils cèdent leur place à une autre tablée. Pour vivre une expérience, il faut prendre le temps. On laisse les gens goûter le moment », résume Dany Bolduc. 

Le menu n’a pas 60 items. C’est voulu. « L’abondance de choix ne signifie pas nécessairement la qualité dans l’assiette », explique le chef.  

L’offre est donc un brin mystérieuse. Les aliments en vedette pour chaque service sont déclinés, sans plus de précision.  

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Boire nature

Les vins nature ont la cote un peu partout depuis quelques années. Mais Montréal a vraiment lancé la parade et fait figure de plaque tournante à ce chapitre. Tant et tellement que l’événement Raw Wine se déroulera les 24 et 25 octobre, au Salon Richmond 1861, sis dans le quartier de la Petite-Bourgogne. Vignerons et artisans de partout attendent les amateurs de vins naturels, biodynamiques ou biologiques. En amont du rendez-vous tout vin, regard sur quelques adresses de la métropole où la bouteille se déguste nature.

Pastaga et Cul-Sec

Parmi les restaurateurs qui ont contribué à démystifier la vinification sans intervention, il y a le Pastaga. Dans la large vitrine où figure le nom du resto de Martin Juneau et Louis-Philippe Breton, c’est écrit blanc sur verre : vins nature. 

« Cette façon de faire du vin est en phase avec notre manière de voir la cuisine, qui cherche à faire briller les produits locaux », résume Kévin Fromentin, directeur de salle du restaurant.  

Les vins nature, par définition, regroupent les bouteilles issues d’une méthode naturelle, sans intrants chimiques. Ils ne contiennent pas de sulfites ni de levures ajoutées et sont non filtrés, non collés.

« Le raisin est traité comme un produit vivant. La philosophie derrière ce type de production, c’est qu’on modifie le moins possible le contenu des barils. Ça ne sent pas toujours bon au nez, mais ça ne goûte pas nécessairement ce que ça sent », assure Kévin. 

Zone

Redécouvrir la métropole

En tout début d’année, une campagne sous le titre «J’ai changé» a attiré l’attention sur Montréal.

Un élan de séduction qui s’est inscrit dans la foulée de l’année faste du 375e anniversaire de la métropole et dans l’intention de faire savoir à tout le Québec que Montréal change. 

Zone

Le touriste, ce résident éphémère!

Dans la fameuse publicité dans les médias du Québec en prélude à son 375e anniversaire, Montréal affirmait avoir changé. Pas seulement à cause des mises en chantiers et des transformations des rues et des édifices, mais aussi dans ses offres de services, ses activités culturelles et ses spectacles.

L’organisme Tourisme Montréal a mis en branle une approche pour que les Montréalais participent à l’accueil des touristes pour que ces visiteurs fassent partie de la vie de la métropole.

Zone

Un laboratoire d’innovations pour l'industrie touristique

Lorsqu’une organisation comme Tourisme Montréal mise sur l’innovation, elle et ses partenaires doivent pouvoir tabler sur de nouvelles idées et des améliorations inédites.

En 2015, une délégation montréalaise de gens de l’enseignement et du tourisme s’est déplacée à Paris pour rencontrer l’équipe du Welcome City Lab, un programme d’incubation de l’innovation dans le tourisme.

Zone

Des chiffres qui en disent long...

«Montréal enregistre une croissance de plus en plus importante des touristes en provenance des marchés émergents. Nous entendons accentuer les efforts vers ces nouveaux marchés en Asie, en plus de poursuivre nos offensives et d’explorer d’autres créneaux. L’avenir est fort prometteur pour notre industrie qui profite à Mont- réal et aux régions du Québec. La croissance internationale est plus élevée que prévu», a déclaré Yves Lalumière, président-directeur général de Tourisme Montréal.

Tourisme étranger

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la petite histoire de Tourisme Montréal

L’organisme Tourisme Montréal a été fondé en 1919 par l’Automobile Club of Canada pour faire la promotion de Montréal et de son réseau routier. Il portait le nom Tourist Bureau of Montreal. Il s’agit d’une organisation sans but lucratif avec un conseil d’administration.

Jusqu’en 1986, le bureau touristique travaille de concert avec l’Office municipal du tourisme de la ville.

Zone

L’expérience immersive Aura

La Basilique Notre-Dame de Mont- réal, près du Vieux-Port, s’illumine et se remplit de musique cinq soirs par semaine. Une expérience à la fois étonnante et fascinante.

Les portes s’ouvrent assez à l’avance pour que les spectateurs puissent déambuler dans les allées de côté et admirer plusieurs tableaux s’animer dans l’ombre de la nef. Même les confessionnaux s’illuminent de l’intérieur.

Zone

Voir la ville d'en haut

Voir la ville de Montréal éclairée, le fleuve, le pont Jacques-Cartier et tous les édifices illuminés, ça vaut le coup d’œil à partir de la Grande roue, au bassin Bonsecours du Vieux-Port.

Pas de danger d’avoir la nausée à moins d’avoir le vertige à 60 mètres en haut de la course de la grande roue. Et encore. Ce ne sera pas la vitesse qui fera peur aux passagers de la cabine. Aucun danger. Mieux encore, les cabines sont climatisées l’été et chauffées l’hiver.

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La culture sous divers angles

Montréal s’apprécie aussi pour la culture, la musique, les spectacles et même pour l’art public avec les sculptures et les grandes murales. Voici la petite histoire de trois lieux à inclure dans le parcours d’une visite de la métropole.

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL

Qui a inventé les mobiles? C’est Alexandre Calder, souligne avec verve Anne Grâce co-commissaire de l’exposition en cours au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) jusqu’au 24 février.

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Une marche guidée dans les quartiers

Visiter la ville de Montréal dans un autobus touristique, c’est une option pour couvrir beaucoup de terrain. Marcher et traverser deux ou trois quartiers avec un guide qui raconte l’histoire, qui ouvre les portes d’un commerce, ou décrit le marché public, est une expérience intéressante. Voici le parcours dans les rues de Saint-Henri, Petite-Bourgogne et Griffintown avec Thom Seivewright.

Saint-Henri

Dès le départ du parcours, dans le parc Georges-Étienne Cartier en face de l’église Saint-Zotique, Thomas Seivewright précise qu’il est guide accrédité. Montréal et Québec sont les deux seules villes au Canada où les guides doivent suivre une formation collégiale pour obtenir leur permis de guide et devenir membre de l’Association des guides professionnels.

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Le côté techno du Montville

Situé dans le quartier des affaires, rue Bleury, le Montville est ouvert depuis six mois. À l’entrée, ce sont de grands espaces lumineux.

L’espace de repos, le bar, le restaurant et le comptoir pour les lunchs se suivent à la queue leu leu. Mais le plus impressionnant est à la gauche en entrant. Bien sûr, il y a des employés pour l’enregistrement, pour ceux qui se demandent quoi faire, mais le client peut s’enregistrer, payer et recevoir sa carte d’accès ou préparer sa facture sur les ordinateurs.

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La grande rénovation du Reine Elizabeth

Ouvert le 15 avril 1958, alors le plus grand hôtel de Montréal, le Reine Elizabeth avait besoin d’une cure de rajeunissement pour le rendre plus invitant, affirment les gens de la direction.

À l’époque du Beaver Club, l’ambiance ressemblait à l’univers de la série Downton Abbey.

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Le MBAM en chiffres

• Le MBAM a été fondé en 1860. Il compte 5 pavillons.

• Un des musées les plus fréquentés au pays, au 8e rang en Amérique du Nord.