L'Institut Tshakapesh contribue à la transmission de la culture innue.

Sauvegarder la langue innue

Sur 18 000 Innus, seulement 10 000 parlent leur langue, et la situation est très variable parmi les neuf communautés du Québec et du Labrador. L’Institut Tshakapesh organise un forum les 11 et 12 septembre prochains afin de faire un constat sur l’état de la langue innue dans la province, et d’en tirer des mesures pour la préserver.

«Nous voudrions mettre en place un plan d’aménagement linguistique, avec des objectifs et des stratégies pour favoriser la transmission dans les communautés», explique le conseiller à la langue innue pour l’organisme, Jérémie Ambroise.

L’Institut, qui souligne cette année son 40e anniversaire, bénéficie d’une subvention de 100 000 $ accordée par le Fonds d’initiatives du Plan Nord. Cela lui permet d’accueillir 150 personnes à Uashat, tout près de Sept-Îles, pour le forum. «C’est très utile pour rassembler les gens. Souvent, les communautés avec le plus d’interlocuteurs innus sont les plus isolées et les plus éloignées. Ils doivent venir en avion et c’est dispendieux», note la directrice des ressources humaines et des communications Joëlle Gagné.

Déjà, des pistes sont étudiées pour faciliter la transmission de la langue, comme sensibiliser les parents. «C’est là que ça commence», mentionne M. Ambroise. 

L’Institut a aussi fait un travail colossal depuis 1985 en standardisant l’écriture de la langue innue, qui se compose de plusieurs dialectes. Des outils pédagogiques en ont découlé. Des ajouts de vocabulaire sont faits régulièrement en échangeant avec les aînés, et une trace de leur mémoire est gardée via les capsules web du projet Histoires orales.

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POUR DES LOGEMENTS MIEUX ADAPTÉS

Le gouvernement du Québec prévoit, dans son dernier budget, 44 millions $ pour améliorer la situation de l’habitation au Nunavik. La région est aux prises avec des problèmes de surpeuplement des logements, entre autres. Un projet pilote sera notamment lancé par l’Office municipal d’habitation Kativik et la Société d’habitation du Québec pour permettre aux locataires de devenir propriétaires du logement qu’ils occupent.

Afin de réduire le coût de la vie dans cette région éloignée, 13 millions $ supplémentaires seront mis à la disposition de la Société du Plan Nord. L’argent servira à appliquer diverses mesures, comme promouvoir un mode de vie sain basé sur les traditions inuites et réduire l’écart avec les prix annuels moyens du sud du Québec des paniers d’épicerie et des pleins d’essence.