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Alepin Gauthier: la relève innove

Chanel Alepin et son frère Maxime sont maintenant dans l’équipe de direction du cabinet d’avocats Alepin Gauthier fondé en 1978 par leurs parents François Alepin et Brigitte Gauthier. Ils sont dans le processus de reprise de l’entreprise familiale.

Bien que le cabinet compte plus de 25 juristes pour un total de 40 employés, son modèle d’affaires est assez unique au Québec, car il n’a que deux associés, tout le personnel est salarié.

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Le troisième Sommet se tiendra à Québec

Le troisième Sommet international du repreneuriat aura bel et bien lieu en mai 2019 dans la grande région de Québec, confirme Vincent Lecorne, président-directeur général du Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ).

On devrait y présenter les dernières analyses et les études sur le transfert d’entreprise avec des chercheurs dans le domaine de l’entrepreneuriat, sans oublier d’aborder les meilleures pratiques pour réussir la transition avec des cas concrets.

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Une certification pour les conseillers

Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) pourra compter sur l’aide de l’Institut du leadership pour la certification des conseillers en transfert d’entreprise. Ces conseillers travailleront dans les firmes comptables, les bureaux d’avocats ou comme indépendant.

Cela permettra d’augmenter la force de frappe du CTEQ, estimait le pdg Vincent Lecorne, lors du Sommet de Montréal à la fin de mai. «Le programme répondra à une demande croissante des professionnels et personnels du milieu du repreneuriat d’accéder à un programme complet en transfert d’entreprise.»

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Hôtel Château Laurier Québec: une tradition de repreneuriat familial

L’histoire de l’Hôtel Château Laurier, sur la rue George-V, à Québec, est une histoire de repreneuriat, car Robert Girard a acheté l’établissement en 1975, avant de le céder à ses enfants.

Au début des années 1980, Alain Girard, qui était évaluateur agréé, a repris les rênes de l’entreprise avec ses frères et ses sœurs. Depuis deux ans, il a cédé la direction générale des trois composantes de l’entreprise familiale à sa fille Aude Lafrance-Girard en conservant le poste de président et actionnaire de la compagnie.

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Magnor: le repreneur chercheur

Karim Abouzeid a laissé son emploi de comptable en juillet 2013 avec la ferme intention de reprendre une entreprise à plus ou moins brève échéance. Il avait en tête l’achat d’une entreprise manufacturière de petite ou de moyenne taille, située à trois heures de route tout au plus de Montréal. Les recherches ont duré deux ans.

Dans le cabinet où il travaillait comme vérificateur, il y avait une division fusion et acquisition qui le fascinait. Il voulait en connaître davantage pour mieux se préparer.

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La reprise collective : une solution à envisager

Trois ans après sa fondation, le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) peut affirmer qu’il a dépassé ses objectifs.

Un aspect du transfert semble un peu oublié dans les choix des entrepreneurs prêts à céder leur place : la reprise collective. Mais le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) travaille à faire découvrir cette solution qui va plus loin que le cas d’un cédant et d’un repreneur.

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Cultiver des légumes avec des déchets

ZONE PLAN NORD / Un projet pilote ambitieux se met en place à Kuujjuaq, pour lequel le gouvernement provincial a accordé 5 millions $ sur trois ans en 2017. Dans un territoire où disposer des matières résiduelles et faire pousser des végétaux est plus compliqué que ce qu’on connaît au sud, on tente ici de combiner les deux difficultés pour en faire une solution.

L’aide financière servira à concevoir et à bâtir un système de valorisation énergétique de l’huile usée qui a été utilisée dans les centrales thermiques, puis une serre commerciale chauffée grâce à ce procédé. «On apporte beaucoup de matériaux dans le Nord, mais ce n’est pas aussi simple de les faire sortir», résume le responsable des communications Guillaume Lavoie, de la Société du Plan Nord. Cette dernière coordonne les mesures financées par le Fonds du Plan Nord.

Québec a aussi prévu 3 M$ sur quatre ans dans son dernier budget pour le nettoyage des sites d’entreposage et la disposition sécuritaire des matières résiduelles dangereuses. 

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Bâtir un tourisme durable

ZONE PLAN NORD / Longtemps seulement considéré comme un paradis de chasse et de pêche, le Nord québécois se bâtit progressivement une identité touristique basée sur le plein air et la culture autochtone.

« C’est un beau mouvement de voir l’industrie touristique basée sur les pourvoiries se transformer vers un tourisme durable, qui s’appuie sur le plein air et la culture locale », s’enthousiasme la responsable du marketing et du service à la clientèle, Lucile Drouineau, de Parcs Nunavik. 

Comme la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), l’organisation inuite gère quatre parcs nationaux, chacun se distinguant par sa signature, certains encore en développement. À l’extrême nord, le parc des Pingaluit fait rêver avec son critère d’origine météorique surnommé « l’oeil de cristal du Nunavik », rempli d’une eau au bleu envoûtant. Près du Labrador, les parcs Kuururjuaq et Ulittaniujalik fascinent avec les monts Torngat et la rivière George, terrain des caribous. Un peu plus au sud, du côté de la baie d’Hudson, Tursujuq est le plus vaste parc au Québec. 

« Nous sommes une jeune destination, admet Lucile Drouineau en entrevue téléphonique. Il y a aussi une confusion avec le Nunavut, le territoire canadien. Le Nunavik reste un endroit extrêmement riche. Les paysages sont spectaculaires ! »

Des politiques strictes sont appliquées pour protéger l’environnement. Par exemple, dans les excursions où on peut apercevoir loups, ours polaires ou bélugas grâce à l’oeil expérimenté des guides inuits, aucun déchet n’est laissé derrière. Pour un forfait tout inclus de quelques milliers de dollars, les quelque 750 visiteurs annuels ont aussi droit à un séjour privilégié dans la communauté pour découvrir la culture locale avec les aînés, sans compter les activités nécessitant une certaine forme physique comme le kayak, le ski nordique, la raquette alpine ou le paraski.

Les efforts de Parcs Nunavik sont appuyés par la Stratégie touristique québécoise au nord du 49e parallèle, découlant du Plan Nord. Elle cible le développement du tourisme autochtone, de l’écotourisme et du tourisme d’aventure, en mettant en valeur la nature, la culture et le terroir.

Cris

C’est aussi ce que vise Tourisme Baie-James, qui travaille main dans la main avec son pendant cri, la Cree Outfitting and Tourism Association. 

« Dans une région ressource comme la nôtre, c’est bon de diversifier l’économie avec le tourisme, croit le directeur général de Tourisme Baie-James, Mitchell Dion. L’offre touristique aussi se diversifie. Nos trois forces traditionnelles étaient la visite des barrages hydroélectriques, la pêche et la motoneige. On peut maintenant observer que le tourisme autochtone est de plus en plus en demande. Nous voulons aussi axer sur l’événementiel avec des festivals et on travaille à développer une certification pour les entreprises qui ont des pratiques durables. »

Uapishka

Du côté de la Côte-Nord, l’UNESCO a reconnu, il y a une dizaine d’années, la MRC Manicouagan comme une réserve mondiale de la biosphère (la RMBMU), un projet de développement durable porté par la communauté locale, dont les Innus. On y trouve la station d’écotourisme et de recherche Uapishka, au pied des monts du même nom, aussi connus comme les monts Groulx. « Ça représente une balance aux projets industriels », estime Jean-Philippe L. Messier, directeur général.

Lac-Saint-Jean

Même quelques municipalités du Lac-Saint-Jean sont incluses dans la stratégie touristique nordique. À Girardville, par exemple, la subvention de 47 446 $ du Fonds d’initiatives du Plan Nord, donnée au groupe Destination Boréale, a permis d’embaucher une ressource à temps plein pour mettre en place le plan de développement touristique. Une « bougie d’allumage », selon la vice-présidente de l’organisation, Marion Fournier.

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Innover pour protéger

ZONE PLAN NORD / Le territoire du Plan Nord représente 1,2 million de kilomètres carrés au nord du 49e parallèle, un potentiel immense que le gouvernement du Québec souhaite développer de manière durable. Cela implique la croissance de l’économie, la collaboration avec les communautés et la protection de l’environnement. Alors que 50 % des espaces doivent être mis à l’abri des activités industrielles d’ici 2035, le tourisme devient tout indiqué pour mettre en valeur les beautés de la nature. Dernier volet de quatre

D’ici 2020, 20 % du territoire du Plan Nord devra être constitué d’aires protégées selon la cible du gouvernement provincial. Qu’arrive-t-il au 30 % restant pour atteindre la moitié des espaces à l’abri des activités industrielles ? Voilà l’occasion d’aborder la conservation de la biodiversité sous un nouvel angle porteur d’initiatives, mais qui comporte aussi son lot de défis.

Coordonnatrice en conservation et analyse politique chez la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec), Alice de Swarte est membre du groupe de travail sur les mesures de conservation, mis en place par la Société du Plan Nord et qui réunit les intervenants de tous les secteurs concernés.

« Je suis une spécialiste du fameux 30 % », lance-t-elle d’entrée de jeu en entrevue téléphonique.

Sauf qu’il y a plus urgent : l’objectif des aires protégées, qui pour l’heure ne représentent qu’un peu plus de 10 % du territoire. « 2020, c’est demain, presse Alice de Swarte. Les nations autochtones sont très impliquées pour identifier les milieux et les conserver. Il y a de nombreuses initiatives, comme Parcs Nunavik. Les Inuits, les Innus, les Naskapis et les Cris ont ciblé des dizaines de milliers de km2 à protéger. On encourage le gouvernement à aller de l’avant. »

Et pas seulement au nord du 49e parallèle. « Il y a un engagement international de 17 % à respecter. Il faut protéger l’ensemble de la biodiversité, y compris celle que l’on retrouve particulièrement au sud », ajoute la coordonnatrice.

L’envers de la médaille

Alors que les aires protégées représentent une façon éprouvée pour conserver l’environnement, les mesures comprises dans l’autre 30 % le sont moins. « C’est à la fois une menace et une opportunité. C’est intéressant d’aborder la protection d’une nouvelle façon, mais il faut garder des balises scientifiques », indique Alice de Swarte. 

On peut par exemple miser sur le lien des communautés avec le territoire, ce qui comprend les dimensions spirituelle, patrimoniale et alimentaire pour les Autochtones. « Il ne faut pas juste regarder le potentiel économique et protéger le bout qui reste. Il faut une vision plus englobante des usages territoriaux, voir le développement durable dans son ensemble », plaide Alice de Swarte, qui prône l’importance de la planification.

« Il y a plusieurs infrastructures comme les aéroports, les chemins de fer, les barrages hydroélectriques... On doit avoir accès au Nord, mais on ne peut pas tracer des routes partout quand on sait que la fragmentation du territoire est la principale cause du déclin de la biodiversité. »

La recherche scientifique est essentielle, tout comme la concertation entre les intervenants, qui portent tous « des lunettes différentes », selon leurs intérêts.

« C’est beau le 50 % protégé, mais l’autre côté doit aussi avoir de bonnes pratiques. On doit penser le 100 % », croit Alice de Swarte.

Impacts sociaux

La coordonnatrice estime que les projets miniers peuvent réduire leurs effets sur l’environnement, mais qu’il est difficile d’avoir l’heure juste quand les impacts cumulatifs ne sont pas pris en compte. En plus de l’exploitation des gisements, il y a aussi la recherche et la contamination des sites abandonnés.

« On a tendance à voir le Nord comme un milieu intact, mais il y a des traces de l’occupation humaine. Les aînés autochtones pourraient en témoigner », souligne Alice de Swarte, convaincue par les bénéfices apportés par la préservation de l’environnement, sur le plan de l’économie ou celui de la santé.

Caribou sacré

Plus qu’un enjeu nordique, la protection du caribou inquiète dans toute la province. L’animal est sacré pour les nations autochtones. 

« Ce grand mammifère est une espèce parapluie. Si on le protège, on protège aussi d’autres espèces. Le caribou est au coeur de nos actions, et on considère son bien-être comme un indicateur de succès », conclut Alice de Swarte.