Un plaisir gourmand incontournable

Nombreuses sont les familles qui prennent d'assaut les cabanes à sucre lorsque le printemps se montre le bout du nez. On le sait, le Québec est friand de cette eau d'érable qui se met à couler lorsque le temps extérieur est plus clément. Pour l'occasion, le Toit & Moi a fait escale à l'érablière Sucre d'or de Laterrière afin de vous partager les plaisirs d'une visite dans une érablière de chez nous.
Gérald Maltais, l'homme à tout faire de l'érablière, nous fait déguster sa fameuse boule de neige trempée dans la tire d'érable. Un petit plaisir coupable.
Le temps des sucres remonte bien avant l'arrivée des colons en Amérique. En fait, les Amérindiens auraient découvert l'eau d'érable en observant les écureuils au printemps. Ces derniers, en cassant les branches, libéraient ce fameux liquide. Les Amérindiens ont ensuite élaboré des techniques afin de recueillir cette eau qui leur aurait servi à l'époque à combattre les maladies. Par la suite, les colons ont raffiné la technique et c'est au 19e siècle que les petites cabanes à sucre on commencé à voir le jour. C'est de cette époque que nous viennent la plupart des traditions de cabane à sucre que l'on connaît. Les repas de cabane avec des «oreilles de crisse», des fèves au lard et des tartes au sucre ou au sirop d'érable en sont de bons exemples. La gastronomie québécoise possède une multitude de recettes et de produits du terroir à base de sirop d'érable hérités de cette période et le Canada en a même fait son signe officiel.
Dans la région, l'érablière Sucre d'or perpétue ce concept de la cabane à sucre depuis plus de 40 ans. En famille, les nouveaux propriétaires, les frères Néron, André et Sylvain, ainsi que le fils de ce dernier, Vincent, servent depuis près de 10 ans des repas consistants, copieux et généreux à leurs clients. «On ne veut pas briser la tradition. Quand les gens viennent ici, ils s'attendent à passer un agréable moment en famille», explique Vincent Néron.
Les gens fréquentant les cabanes à sucre en profitent pour se remplir la panse, mais aussi pour profiter des festivités entourant le temps des sucres. «C'est vraiment à la bonne franquette. Il y a un chansonnier, une structure gonflable, des chiens de traineau et on leur fait visiter l'usine de production de sirop. On vient chez nous pour l'ambiance. Nos assiettes sont pleines. On ne vient certainement pas pour perdre du poids», lance Vincent Néron à la blague. Pour lui et sa famille, accueillir des convives dans leur cabane leur rappelle pourquoi ils font ce métier.
Au Sucre d'or, on n'a pas voulu dénaturer le concept traditionnel de la cabane à sucre. Grandes tablées, nourriture à volonté, musique et ambiance festive sont au rendez-vous. «C'est comme dans le bon vieux temps. C'est vraiment beau à voir. On aime le concept, on veut toujours l'améliorer, mais on ne veut pas toucher à l'esprit même de la cabane à sucre» , élabore Vincent. Ce dernier avoue qu'il désire continuellement améliorer les installations et le décor, mais qu'il désire toujours conserver la culture du temps des sucres qui plaît tant au Québécois et même aux touristes.
Recette
La chef d'au Sucre d'or, Martin Gagné, n'a malheureusement pas voulu partager sa fameuse recette secrète de fèves au lard, mais elle nous a tout de même partagé celle de son pouding chômeur.
Ingrédients
Gâteau :
1 ½ tasse de farine
1 c. à thé de poudre à pâte
¼ de tasse de beurre
1 c. à thé de vanille
1 tasse de sucre
1 tasse de lait
Sauce:
1 tasse de sirop d'érable
1 tasse de cassonade
1 tasse d'eau bouillante
¼ de tasse de beurre
Préparation:
Faire bouillir la sauce afin que le tout soit bien dilué et verser dans un moule antiadhésif ou enduit de beurre ou de graisse.
Pour le gâteau, mélanger les ingrédients secs et ajouter le beurre mélangé avec la vanille en alternant avec le lait. Répartir à l'aide d'une cuillère dans le moule.
Mettre au four pendant 45 minutes à 325 degrés Fahrenheit.