Protégez vos poumons, mesurez le radon

RÉDACTION PUBLICITAIRE / L’Association pulmonaire du Québec (APQ), en partenariat avec Santé Canada, vient de lancer sa troisième campagne annuelle de sensibilisation sur le radon.

Cette campagne, réalisée en collaboration avec les municipalités et les villes du Québec, s’étend de la mi-septembre 2018 à la fin mars 2019 et a pour but de sensibiliser la population aux dangers du radon. 

Qu’est-ce que le radon ?

Le radon est un gaz radioactif provenant de la désintégration de l’uranium dans la croûte terrestre. On le trouve dans le sol partout à la surface de la Terre. Toutefois, sa concentration peut varier beaucoup d’un endroit à l’autre. 

Le radon peut s’infiltrer dans les habitations par les fondations. En trop grande concentration, ce gaz peut entraîner des risques importants pour la santé. 

Impact sur la santé

Au Québec, le radon est à l’origine de 16 % des décès par cancer du poumon. Il s’agit de plus de 600 pertes de vie par année. 

Les fumeurs qui sont exposés à des concentrations élevées de radon sont plus susceptibles de développer un cancer du poumon. En effet, 60% des décès par cancer pulmonaire associés au radon surviennent chez les usagers du tabac, contre 30% chez les anciens fumeurs et 10% chez les non-fumeurs.

Quels sont les risques d’une exposition au radon?

Une exposition quotidienne au radon augmente considérablement le risque de développer un cancer du poumon. 

Ce risque est plus important selon le niveau de concentration ainsi que le nombre d’années d’exposition, d’où le besoin d’agir rapidement. 

Comme le radon est inodore, incolore et insipide, il est impossible à détecter par les sens. L’unique façon de savoir si vous avez un problème de radon dans votre maison est d’en mesurer la concentration dans l’air à l’aide d’un détecteur certifié appelé dosimètre. C’est un test de mesure que l’on peut réaliser soi-même sans danger.

À ce jour, il s’agit de la meilleure solution pour faire face au radon et intervenir rapidement. Dans la plupart des cas, les travaux d’atténuation du radon sont peu onéreux (entre 800 $ et 3000 $) et garantissent la santé des habitants des lieux.

Les sources d’infiltrations

Qu’une maison soit neuve ou vieille, le radon peut s’y infiltrer par différents endroits tels que les fissures dans les fondations, les planchers en terre battue, les joints de construction, les ouvertures autour des conduits d’évacuation ou encore les vides sanitaires, les siphons de sol et les puisards. 

Particulièrement durant l’hiver, ce gaz s’emprisonne dans les maisons lorsque les portes et les fenêtres restent clauses. Ainsi, il est important de mesurer son niveau de concentration chez soi durant cette période puisqu’il peut s’avérer dangereux. 

La campagne de l’APQ

L’Association pulmonaire du Québec travaille depuis 2008 à faire connaître les méfaits du radon et participe à la cartographie de ce gaz pour le gouvernement du Québec afin de traquer ce danger invisible qui nous guette tous. 

Grâce à sa campagne de sensibilisation, elle permet aux citoyens d’en apprendre davantage sur les dangers d’une exposition quotidienne à une trop grande concentration de radon, de mesurer ce niveau de concentration chez soi et de savoir comment rectifier la situation.