Le taux de logements inoccupés est toujours élevé au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean compte encore une fois un taux d’inoccupation de ses logements parmi les plus élevés au Québec, selon le dernier sondage de la Corporation des Propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ). Il est de 4,8 %, tandis que le niveau provincial se situe plutôt à 1, 6 %. Ce sondage révèle également que le taux d’inoccupation provinciale a grimpé de manière significative dans les dernières semaines, en raison de la COVID-19.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean compte 3,4 % des logements qui sont occupés, mais disponibles, ce qui veut dire que leur bail n’a pas été reconduit. Il y a également 1,1 % des logements qui sont vacants dès maintenant et 0,3 % que la cession de bail est en cours et qu’un nouveau locataire prendra bientôt possession des lieux.

«Il y a des milliers de logements vacants présentement et d’autres seront disponibles sous peu. Une crise économique a généralement pour effet de hausser le taux d’inoccupation des logements. Cette hausse pourrait donc se poursuivre à moyen et même long terme. Il y aura davantage de colocation et les jeunes pourraient choisir de demeurer plus longtemps chez leurs parents», a indiqué par voie de communiqué de presse le directeur des affaires publiques de la CORPIQ, Hans Brouillette.

Au niveau provincial, le taux d’inoccupation est passé de 1 % à 1,6 %, entre le mois de mai et la deuxième semaine de juin. La hausse du taux d’inoccupation s’expliquerait par plusieurs facteurs. La COVID-19 a fait changer bien des plans pour des locataires, dont plusieurs qui ont finalement dû décider de quitter leur logement. La CORPIQ nomme en exemples, que ces locataires puissent être des gens qui ont perdu leur emploi ou encore des étudiants qui n’ont plus eu à se déplacer physiquement pour se rendre à leurs cours.

Il y a également, pour plusieurs, des locataires qui détiennent plusieurs baux et qui n’ont plus de touristes à qui sous-louer, ce qui fait que plusieurs logements reviennent sur le marché. De nombreuses entreprises n’ont plus à louer de logements meublés pour leurs employés en déplacement, ce qui fait qu’elles n’ont pas toutes renouvelé leurs baux. Finalement, la CORPIQ souligne que de nombreux locataires ont déguerpi avant de se faire expulser pour non-paiement.

Moins de logements impayés

En avril, le sondage réalisé par la CORPIQ démontrait que 14 % des loyers québécois étaient impayés. En mai, il y en avait 9 %. La situation provinciale continue de s’améliorer puisque le dernier sondage a plutôt démontré que seulement 5 % des loyers étaient impayés lors de la première semaine de juin.

«La reprise graduelle de l’emploi et le versement de la Prestation canadienne d’urgence ont certainement permis à beaucoup de locataires dont le revenu a chuté en raison de la crise de régulariser leur situation pour le paiement du loyer. Par contre, un bail est un engagement financier qui dure généralement douze mois et l’avenir inquiète. Nous ne savons pas ce qu’il adviendra de la Prestation canadienne d’urgence ni comment évolueront l’emploi et l’immigration», a continué M. Brouillette.

La CORPIQ rappelle que le gouvernement du Québec offre un Programme d’aide financière aux locataires pour le paiement de leur loyer dans le cadre de la COVID-19. C’est un prêt de 1 500 $ remboursable d’ici août 2021, sans intérêt. La demande doit être soumise par le locataire tandis que l’argent est versé au propriétaire directement.