Le chauffage au bois modération et prudence

Il y a quelque chose d’apaisant et d’enveloppant à regarder danser les flammes ardentes d’un feu de foyer, surtout après de longues heures passées à l’extérieur. Avec le mercure qui dégringole ces derniers jours, il est d’autant plus agréable de se réchauffer près d’un foyer! Cependant, la fumée de combustion du bois, bien que réconfortante, peut entraîner des effets indésirables sur la santé lorsque celle-ci se retrouve en trop grande quantité dans l’air ambiant. La modération et la prudence sont de mise pour une utilisation responsable de ce mode de chauffage.

La fumée qui se dégage d’un feu de foyer comprend plusieurs composants pouvant être nocifs pour la santé et bien entendu, pour l’environnement. On retrouve entre autres des particules fines, du monoxyde de carbone (CO), des composés organiques volatils (COV), de l’oxyde d’azote (NOx) et de nombreux produits irritants. Une concentration trop élevée de fumée peut notamment entraîner des maux de tête, des étourdissements et l’aggravation de l’angine chez les personnes ayant des problèmes cardiaques. La fumée est susceptible de s’infiltrer lorsque : 

-   La porte de l’appareil est ouverte, pour l’ajout de bois;

-   Un foyer défectueux ou mal entretenu a des fuites et des fissures;

-   Les voies d’infiltration, comme les portes et les fenêtres laissent pénétrer la fumée en provenance d’une source extérieure (logement, terrain, bâtiment voisin). 

Selon Environnement Canada, un poêle à bois non certifié émet autant de particules fines dans l’atmosphère en 9 heures qu’un poêle certifié fonctionnant 60 heures ou… une automobile de type intermédiaire parcourant 18 000 km. Or, depuis 2009, le Règlement sur les appareils de chauffage au bois interdit la vente d’appareils non certifiés EPA
« Standards of performance for New Residential Wood Heaters ». Ces appareils, conçus selon des standards environnementaux, émettent en effet jusqu’à 90 % moins de pollution en brûlant un tiers moins de bois tout en émettant 80 % moins de fumée.   

En mode prévention

Afin de réduire les contaminants qui se dispersent dans l’air, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, il est recommandé dans un premier temps de veiller à l’entretien régulier de votre appareil. Faites ramoner votre foyer et sa cheminée une fois par année et faites également inspecter et nettoyer votre système d’évacuation aux trois ans par un technicien certifié. Dans une optique écologique et responsable, vous pouvez aussi changer progressivement vos habitudes de consommation en réduisant la quantité de bois brûlé et en optant pour des produits écologiques, tels que les bûches de bois densifié. Toujours dans le but de réduire la profusion de contaminants, priorisez du bois dur, lequel a séché pendant un minimum de six mois, comme le chêne, l’érable et le bouleau. 

Des alternatives

Si vous souhaitez faire l’acquisition d’un foyer, sachez qu’il existe plusieurs alternatives qui vous offriront le même degré de confort ainsi que le cachet désiré. Par exemple, les foyers et les poêles à granules produisent moins d’émissions polluantes que les appareils au bois standard. Autrement, une grande variété de foyers électriques, dont la chaleur et l’esthétisme rivalisent avec les poêles au bois, sont disponibles et n’émettent aucun contaminant. 

Finalement, avant tout achat, renseignez-vous auprès de votre municipalité, car il existe des règlements propres à chaque ville concernant l’utilisation d’appareils de chauffage au bois. 

Sources: CAA Québec/environnement.gouv.qc.ca