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Les premiers appareils Tero bientôt livrés

Eve-Marie Fortier
Eve-Marie Fortier
Le Quotidien
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C’est en mai 2017 que Valérie Laliberté et Élizabeth Coulombe ont réalisé la première maquette de l’appareil Tero dans le cadre d’un projet universitaire. Les affaires ont ensuite rapidement évolué pour les deux diplômées du Baccalauréat en Design de produits de l’Université Laval. Après avoir amassé plus de 1 750 000 $ à l’occasion d’une campagne de sociofinancement qui permettait aux gens de précommander leur appareil, le projet qui vise à offrir la meilleure solution de transformation des résidus alimentaires se concrétise ; les premiers appareils Tero seront livrés dès l’été 2021.

Étant un petit électroménager qui transforme facilement et rapidement nos déchets de table en un fertilisant naturel, l’appareil Tero fonctionne selon une technologie unique de séchage et de broyage qui est sans odeur et peu bruyante. Selon Élizabeth Coulombe, cofondatrice de l’entreprise, il s’agit d’une alternative au compostage qui pourrait révolutionner la gestion des matières compostables.

« L’appareil Tero répond fortement aux besoins des gens qui cherchent une solution pour gérer leurs déchets alimentaires. Plusieurs personnes souhaitent faire un effort pour l’environnement, mais ne trouvent pas d’outil fonctionnel pour elles. Après avoir découvert l’appareil Tero, elles comprennent qu’il est possible d’être écoresponsable sans que ce soit compliqué. En à peine quelques heures, leurs déchets alimentaires se transformeront en fertilisant naturel, et ce, sans dégât ni odeur », a-t-elle indiqué.

Valérie et Elizabeth ont conçu l’appareil Tero dans le cadre d’un projet universitaire, mais ont rapidement compris son potentiel de commercialisation.

Développer un appareil aussi innovant exige beaucoup de temps et d’énergie. Il ne suffit pas de l’imaginer et de le fabriquer ; des rencontres avec des experts, des discussions avec des citoyens et des visites de certains lieux ont été préalablement requises afin de s’assurer de la qualité du produit final.

« Notre but était de trouver une solution efficace à la gestion des déchets alimentaires à la maison, mais nous partions littéralement de zéro. C’est après avoir présenté notre produit imaginé dans le cadre de nos études que nous avons compris qu’il y avait un réel potentiel de commercialisation. Valérie et moi avons donc lancé notre entreprise en 2018, puis tout a déboulé », a expliqué Mme Coulombe, vraisemblablement fière de ce qui a été accompli en peu de temps.

Depuis que la campagne de sociofinancement a été lancée en octobre 2019, ce sont plus de 5 500 appareils Tero qui ont été précommandés. Dès cet été, au fur à mesure qu’ils seront produits, les appareils Tero précommandés seront livrés à celles et ceux qui ont financièrement contribué à la conception. Ils pourront ensuite se retrouver sur les tablettes de certains magasins.

« Lorsque nous avons débuté notre projet, nous n’aurions jamais imaginé que notre appareil prendrait cette ampleur. C’était au départ une simple idée qui est devenue une véritable carrière. Nous souhaitons que les gens intègrent l’appareil Tero dans leur cuisine de la même manière qu’ils y intègrent un micro-onde ou un grille-pain », a conclu la cofondatrice.

L’appareil Tero recycle environ 95% des déchets alimentaires, incluant les produits animaliers.