Encore place à amélioration

Eve-Marie Fortier
Eve-Marie Fortier
Le Quotidien
Selon une étude annuelle réalisée par Efficacité Énergétique Canada, le Québec serait la deuxième meilleure province en ce qui concerne les politiques d’efficacité énergétique. En plus d’avoir enregistré la plus forte augmentation du nombre de certifications de conseillers en énergie pour les maisons neuves et existantes, il a obtenu la meilleure note pour l’électrification des transports. Certains domaines pourraient toutefois être encore améliorés, notamment en ce qui a trait à la précarité énergétique et aux économies d’électricité.

Même s’il occupe la deuxième place, le Québec n’a obtenu que 52 points sur 100, ce qui laisse une grande marge de manœuvre pour améliorer le score d’efficacité énergétique.

« Bien que le Québec soit connu pour ses faibles prix de l’électricité, 18 % des ménages connaissent une pauvreté énergétique et les locataires à faible revenu vivent dans des bâtiments trop chauds en été et trop froids en hiver. Le Québec est le troisième plus faible contributeur aux programmes d’efficacité énergétique pour les ménages à faible revenu par rapport à l’ensemble des ménages en situation de pauvreté énergétique. Il s’agit d’un domaine évident pour orienter les futurs efforts d’économie d’énergie », a déclaré Brendan Haley, directeur de la politique d’Efficacité Énergétique Canada dans un communiqué de presse.

Selon le bulletin d’évaluation des politiques provinciales en matière d’efficacité énergétique dont Le Quotidien a obtenu copie, la COVID-19 aurait accru le stress des locataires et des propriétaires à faible revenu qui travaillent à domicile et qui doivent accomplir leurs tâches dans un milieu où la climatisation, le chauffage ou la ventilation sont inadéquats.

Bien qu’Hydro-Québec ait une longue histoire en ce qui concerne les programmes d’efficacité, le Québec n’a pas mis l’accent sur la réalisation d’économies d’électricité au fil des dernières années ; la province s’est plutôt concentrée sur l’importance des ressources énergétiques renouvelables afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

« Si le Québec veut atteindre ses objectifs climatiques et économiques associés à l’électrification, il peut réduire les coûts du système électrique et éviter les controverses et les risques associés aux nouveaux projets de production d’énergie en augmentant l’efficacité énergétique électrique pour réaliser des économies d’énergie et de capacité de pointe », peut-on lire dans le communiqué.