Muflier Crack and Pop bicolore

Le muflier : annuelle de 2019

La semaine dernière nous vous présentions le Dahlia élu bulbe de l’année par le National Garden Bureau, cet organisme nord-américain à but non lucratif faisant la promotion du jardinage. Cette semaine, toujours dans le cadre du programme «L’année de», le Toit & Moi a choisi de vous présenter l’annuelle de 2019, une plante surprenante qui enjolivera vos aménagements extérieurs cet été, le muflier.

Origine

Le muflier (Antirrhinum majus), membre de la famille des Plantaginacées, est une plante originaire de la région méditerranéenne et d’une partie du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Communément appelée gueule de loup ou dragon qui mord (Snapdragon) en anglais, elle doit son nom botanique ainsi que son nom commun et ses surnoms à ses fleurs bilabiées qui s’ouvrent comme une gueule d’animal ou un mufle.

Considéré comme une plante annuelle, le muflier est particulier en ce sens où il tolère bien le froid et peut se comporter, dans certaines régions du monde, comme une vivace, ne subsistant cependant que quelques années seulement.

Dans les régions où la chaleur est torride en été, on le cultivera d’ailleurs comme annuelle d’automne en vue d’une floraison à la fin de l’hiver et durant tout le printemps.

Au Québec, le muflier fait partie de ces annuelles qu’on peut planter tôt au printemps. On le cultive également comme fleur coupée.

Caractéristiques

On retrouve une grande variété de mufliers variant en grandeurs, de 15 cm à 1,2 m, et en couleurs, passant du rose au jaune, au orange et au violet. En fait, le muflier est offert en choix impressionnant de coloris, seul le bleu n’étant pas disponible.

Ses fleurs tubulaires, rappelant la gueule d’un animal, sont d’ailleurs souvent bicolores, la gorge étant d’une couleur et les lèvres d’une autre.

Très apprécié en fleurs coupées, le muflier est également tout indiqué pour embellir les parterres. Regroupé en talles, il dégage une odeur très agréable. Il est d’ailleurs bien apprécié des pollinisateurs.

Ce sont principalement les bourdons qui s’y aventurent étant suffisamment lourds pour faire ouvrir les fleurs et s’y introduire afin de récolter leur nectar. Toutefois, d’autres espèces comme les papillons et les colibris aiment bien elles aussi s’y nourrir.

Le muflier doit son nom botanique ainsi que son nom commun à ses fleurs bilabiées qui s’ouvrent comme une gueule d’animal ou un mufle.

Culture du muflier

Bien qu’on retrouve des caissettes de mufliers dans la plupart des centres jardins, il est aussi possible de démarrer ses propres semis à l’intérieur. D’une part, cela peut vous apporter une certaine fierté d’avoir vous-mêmes contribué à la croissance de votre plante et d’autre part, cela vous offrira un plus large choix de variété et de couleurs.

Si vous désirez vous lancer dans cette aventure, vous devrez vous y mettre dès la fin mars/début avril. Vous trouverez des semences de muflier dans les jardineries et même chez certains magasins à grande surface. Toutefois, si vous souhaitez vous procurer une variété spécifique, tournez-vous vers les catalogues de semences qui combleront assurément vos désirs.

Pour produire vos semis, c’est bien simple. Semez les graines de muflier sur un terreau disposer dans une caissette ou un plateau d’au moins deux pouces de profond. Arrosez légèrement le tout et placez vos semis dans un endroit frais et ensoleillé.

Après 10 à 20 jours, vous devriez voir les graines germées. Au bout de 6 à 8 semaines, les premières feuilles seront en place et vos semis pourront être transplantés à l’extérieur. 

Il est recommandé de les placer au plein soleil ou à la mi-ombre dans un sol riche et bien drainé. Le muflier fait partie des annuelles que l’on peut planter à l’extérieur tôt au printemps puisqu’elle supporte bien les gels légers. Sachez toutefois que les mufliers tolèrent mal les périodes de chaleur intense. Sa floraison peut donc diminuer en plein cœur de la saison estivale, mais elle reprendra du poil de la bête dès le retour des températures plus fraîches, vers la fin août/début septembre.

Entretien

Pour entretenir vos plants de mufliers, il suffit de bien les arroser, surtout lors de la plantation pour les aider à s’enraciner. Par la suite, un arrosage léger suffit. Vous pouvez aussi enrichir leur sol d’engrais pour plantes à fleurs deux à trois fois durant l’été.

Pour soutenir la floraison, il est conseillé de couper les fleurs fanées. Vous pouvez aussi supprimer les épis dont il ne reste que quelques fleurs à l’extrémité.

Maladies

Lorsque toutes les conditions essentielles à sa culture sont réunies, le muflier est rarement frappé par la maladie. Toutefois,  il peut arriver que la moisissure grise (Botrytis) se développe sur les parties mortes de la plante pour ensuite se propager aux parties vivantes si aucune intervention n’est faite.

La moisissure grise est causée par un champignon se développant à des températures variant entre 1 et 28°C, mais qui prolifère plus rapidement par temps humide et frais (12 à 20°C). 

Ce dernier apparaît généralement lorsqu’il y a un manque de lumière, un excès d’arrosage ou de fertilisation, un mauvais drainage du sol ou encore lorsqu’il y a présence de débris végétaux infectés au sol. 

Pour éviter que vos mufliers soient contaminés par la moisissure grise, il est ainsi essentiel de s’assurer que l’apport en eau et en luminosité soit suffisant, que l’air circule bien entre les plants et que les parties contaminées soient rapidement détectées pour être coupées et jetées.