Chasse aux herbes à poux

Le 30 avril dernier, l’Association pulmonaire du Québec (APQ), en collaboration avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), lançait sa 13e campagne provinciale d’arrachage de l’herbe à poux. Les villes et municipalités de la province étaient invitées à se joindre à l’association afin de sensibiliser les citoyens aux possibles ravages que peuvent occasionner ces mauvaises herbes. Depuis l’ouverture de la campagne, 65 villes ont déjà rejoint le mouvement, dont Victoriaville qui est la ville hôte pour l’année 2019.

Victoriaville, l’exemple à suivre 

Victoriaville est considérée comme une ville exemplaire, puisque depuis 2007, elle entreprend des actions pour lutter contre l’herbe à poux. Cette année, la ville hôte a comme objectif d’éradiquer pas moins de 1500 livres d’herbe à poux. 

D’autres villes de la province comme Chambly, Tremblant et Baie St-Paul ont également décidé de suivre les traces de cette ville phare et d’éliminer cette plante à l’origine des allergies pendant la saison estivale. 

Passer à l’action 

L’allergie à l’herbe à poux touche plus de 1,4 million de Québécois(es). En prenant part à la campagne de l’Association pulmonaire du Québec, les municipalités s’engagent à informer la population sur cette plante afin que les citoyens soient en mesure de l’identifier, de la contrôler et de l’éradiquer. Les villes souhaitant rejoindre la campagne peuvent faire la demande de matériel informatif auprès de l’APQ à moindre coup. 

L’Association pulmonaire du Québec

L’APQ a comme mission l’éducation, la promotion de la santé respiratoire, la prévention des maladies pulmonaires ainsi que la réadaptation. Elle offre également des services aux personnes atteintes, en accompagnant leurs proches et en soutenant la recherche. 

Pour plus d’informations, visitez le www.pq.poumon.ca    

Tout savoir sur l’herbe à poux 

L’herbe à poux, qui est en fait une mauvaise herbe, est très répandue au Québec. Lorsqu’elle commence à fleurir à la mi-juillet, elle produit du pollen qui se retrouve dans l’air et provoque des réactions allergiques. L’herbe à poux est souvent confondue avec l’herbe à puce. Toutefois, elles n’ont pas les mêmes conséquences sur la santé, d’où l’importance de savoir les reconnaître. 

Herbe à poux

L’herbe à poux est facilement reconnaissable grâce à son feuillage dentelé, qui s’apparente à celui des carottes. Sa taille est variable en fonction des stades de croissance, mais elle peut atteindre jusqu’à un mètre de hauteur. Ces mauvaises herbes poussent principalement dans les sols peu fertiles. 

On les retrouve notamment : 

•    le long des rues et des trottoirs;

•    au bord des routes asphaltées;

•    sur les terrains vagues;

•    sur les terrains en construction;

•    sur les terrains industriels;

•    sur les terrains servant de dépôts à neige.

Herbe à puce

Les feuilles, d’allure lustrée, ont une bordure lisse et changent de couleur selon les saisons, passant du rouge vin au printemps au vert foncé en été. La sève contenue dans la plante est toxique et est à l’origine de réaction allergique de la peau. 

Prévenir au lieu de guérir

L’herbe à poux se développe très peu dans les pelouses fertiles et abondantes. Pour empêcher qu’elle ne pousse dans des endroits non désirés, il est recommandé de : 

•    améliorer la qualité du sol avec de l’engrais ou un terreau de qualité;

•    recouvrir le sol de paillis ou de plantes couvre-sol aux endroits où la pelouse a mauvaise mine;

•    ensemencer le terrain ou planter des végétaux, comme des fleurs ou des petits arbustes. 


Pour une expertise complète de votre pelouse, faites appel à des professionnels dans le domaine qui pourront vous recommander les traitements appropriés pour empêcher l’herbe à poux de s’emparer de votre terrain! 


Source : www.quebec.ca/habitation-et-logement/milieu-de-vie-sain/reconnaitre-et-limiter-l-herbe-a-poux/

Herbe à poux
Herbe à puce