C’est le temps des semis

Plusieurs espèces de plants de légumes ou de fleurs devront prochainement être semées à l’intérieur, afin d’obtenir des fruits ou des fleurs matures avant le retour du beau temps.

Pendant trois ou quatre mois, suivant la plantation des semences, les passionnés de jardinage se montreront disponibles quotidiennement pour donner toute l’attention que requièrent ces fascinantes petites pousses. 

Mais comme les semis demandent un minimum d’installation, ce n’est pas tout le monde qui a envie de se lancer dans cette aventure qui implique davantage un investissement de temps que d’argent. C’est pourquoi d’autres préfèreront attendre en mai ou en juin pour faire l’achat de leurs plants directement dans les serres. 

Après une pause de quelques mois, la plupart des serres du Québec reprendront leurs activités vers la fin du mois de février pour démarrer les semis qui seront disponibles au public, sous forme de plants, vers le mois de mai. C’est le cas des Jardins de l’écoumène, situés dans la région de Lanaudière. 

« Le temps des semis est pour nous un moment d’enthousiasme et de bonheur », souligne Jean-François Lévêque des Jardins de l’écoumène. Outre leur boutique en ligne, l’impressionnante variété de semences produites par les Jardins de l’écoumène est aussi disponible chez plus de 200 détaillants à travers le Québec. 

« Présentement, il est possible d’acheter nos semences en ligne, mais aussi directement à notre kiosque, alors que nous parcourons la province pour participer aux fêtes de semences. La fin de semaine passée, nous étions à Montréal. Nous avons échangé avec près de 4000 personnes intéressées par le jardinage », poursuit M.  Lévêque.

Pour ces artisans semenciers et pépiniéristes, la vente en ligue a complètement transformé l’industrie des semences. « Avant, les gens attendaient impatiemment leur catalogue de semences qui arrivait par la poste. Maintenant, ils peuvent commander facilement sur notre boutique en ligne et avoir toutes les informations nécessaires pour chaque type de semence. » Et ne vous inquiétez pas, vos achats ne seront pas affectés par les froides températures lors de l’expédition vers votre domicile. 

Les Jardins de l’écoumène ont un intérêt pour toutes plantes et arbustes comestibles. « Les plantes qui nous intéressent ne doivent pas juste être belles. Elles doivent aussi être bonnes », intervient l’entrepreneur. 

Calendrier

Le site Internet ecoumene.com donne accès à un paquet de trucs, d’outils et d’astuces pour réussir son potager, peu importe son niveau de connaissance. Par exemple, les calendriers de culture des fines herbes et des plantes potagères, présentés de manière claire et concise, informent notamment sur la période de stratification au froid, le repiquage des plants, la période de transplantation, la période de récolte, la profondeur du semis, etc. Les pictogrammes indiquent la facilité de germination et de culture ainsi que ceux des fleurs comestibles, de la culture en pot et plusieurs autres. « Beaucoup d’écoles d’horticulture nous écrivent pour dire que notre calendrier est très utile et que c’est un des mieux faits »,
ajoute fièrement Jean-François Lévêque.  

Histoire

Derrière les Jardins de l’écoumène, qui existe depuis 2001, on retrouve deux entrepreneurs qui ont uni leur destin grâce à l’horticulture. Guylaine St-Vincent et Jean-François Lévêque voient grandir leur entreprise qui se démarque notamment au niveau du développement durable. Entourés d’une quinzaine d’employés, ils récoltent les prix de reconnaissance. Le couple propose une variété de plantes patrimoniales, qui ne correspondent pas nécessairement aux besoins industriels, mais qui font le bonheur des gens soucieux d’avoir des semences produites dans le plus grand respect de l’environnement et certifiées bio depuis plus de 20 ans. 

Le bon moment

Peu importe la région où nous demeurons, la plantation d’arbres et d’arbustes peut se faire dès que la terre se travaille. Pour ce qui est de la plantation de certaines semences, directement en terre, comme les carottes, les radis, les betteraves, les laitues et les pommes de terre, pour nommer que celles-là, mieux vaut attendre que la terre se soit réchauffée. Pour les plants de concombre, de tomate, de piments et de courges, par exemple, on doit attendre que les risques de gels soient passés, ou être capable de recouvrir les plants en cas de gel.