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Cour et jardin

Les kokedamas: tendance et décoratifs

Les kokedamas, véritables décorations végétales, gagnent en popularité au Québec. À l’instar des terrariums, on les adopte pour leur relative facilité de culture et pour leur look moderne et épuré. Ne nécessitant aucun pot ni vase, les kokedamas sont en fait des sphères de substrat recouvertes de mousse qu’on peut suspendre au plafond ou déposer pratiquement où bon nous semble selon la variété de plante qui les composent.

Apparu il y a seulement quelques décennies, autour des années 1990, le kokedama nous vient du Japon. Il est d’ailleurs inspiré du bonsaï. Dû à sa forme et sa nature singulière, le kokedama demande un entretien tout aussi particulier. Exposé à l’air sec de nos maisons de tout bord et de tout côté, il a notamment un besoin en eau pouvant être supérieur aux plantes en pot.

Pour l’arroser, certains jardiniers expérimentés recommanderont de le plonger carrément dans une eau tiède durant cinq minutes avant de le laisser s’égoutter au minimum une demi-heure. D’autres suggèrent plutôt d’introduire l’eau directement au centre de la boule à l’aide d’un entonnoir afin d’éviter de faire brunir la mousse.

Dans tous les cas, il importe d’arroser régulièrement votre kokedama et de bien essorer la boule de mousse avant de la remettre en place. Vous éviterez ainsi les dégâts d’eau sur le plancher.

Bien choisir sa plante

S’il est de plus en plus facile de se procurer des kokedamas dans les jardineries et chez les fleuristes, sachez qu’il est aussi possible de réaliser ses propres kokedamas. Que l’on choisisse l’une ou l’autre de ces options, une chose demeure, il vous faudra porter une attention particulière à la plante que vous choisirez pour garnir votre boule de mousse.

Évidemment, on recommande une plante de petite taille et de préférence à croissance lente. Ainsi, vous pourrez la garder plus longtemps dans sa forme actuelle.

Pour composer votre kokedama, optez aussi pour une plante de culture facile, comme les succulentes, du moins si vous en êtes à vos premières armes avec les kokedamas.

Installez ensuite votre arrangement dans un endroit approprié au type de plante choisie. Les succulentes peuvent très bien être placées au plein soleil alors que si votre kokedama se compose d’un philodendron ou d’un pothos, les coins plus sombres de la maison lui conviendront très bien.

Cour et jardin

La citrouille, bien plus qu’un fruit décoratif

Alors qu’elle figure parmi les symboles les plus représentatifs de l’Halloween et de l’automne, la citrouille, membre de la famille des cucurbitacées, est un fruit qui n’est hélas que trop peu cultivé pour ses propriétés alimentaires, sa valeur nutritive et ses bienfaits pour la santé. C’est peut-être justement dans l’optique d’inviter les jardiniers à la redécouvrir que le National Garden Bureau, cet organisme à but non lucratif faisant la promotion du jardinage, l’a choisi comme plante comestible de l’année 2019.

Un peu plus sur la citrouille

Originaire d’Amérique centrale, la citrouille est associée aux courges, aux concombres ainsi qu’aux melons. Telle que nous la connaissons aujourd’hui, elle appartient à l’espèce des Cucurbita Pepo. On la reconnaît par ses fruits de forme arrondie à la coquille épaisse, la peau lisse, légèrement côtelée et de couleur jaune jusqu’à orangée.

Cuisinée traditionnellement pour l’Action de grâce, surtout aux États-Unis, elle est pour plusieurs «LE« fruit annonçant l’arrivée de l’automne.

Riche en nutriments, elle procure de nombreux bienfaits pour la santé. Elle est notamment une excellente source de fibres, de potassium, de fer et de vitamines A, B et C. Elle est de surcroît faible en calories, en gras et en sodium.

On la cuisine en potage, en plat d’accompagnement, comme sauce et même comme dessert.

Cultiver la citrouille

Si l’envie vous prenait de cultiver des citrouilles afin d’avoir votre propre récolte cet automne, sachez qu’il vous faudra un jardin somme toute assez grand pour accueillir vos protégées.

En effet, pour permettre à une seule citrouille de se développer à pleine maturité, il lui faut un espace d’environ 1m2, et ce, pour un fruit de petite taille seulement. Une citrouille de taille moyenne aura quant à elle besoin de près de 2m2 alors que pour une citrouille de grande taille, il faut prévoir de 3 à 4 m2 de jardin.

Les graines de citrouille peuvent être semées une fois que la température du sol avoisine les 21°C ou plus, car comme les autres plantes de la famille des cucurbitacées, les citrouilles tolèrent très mal le gel. On les plantera alors vers la mi-juin, à un pouce de profondeur, dans un sol bien drainé et exposé au plein soleil.

Pour faciliter, voire stimuler leur croissance, il est recommandé de fertiliser les citrouilles tout au long de la saison estivale. Elles produiront par ailleurs de plus gros et de plus beaux fruits si leurs fleurs sont pollinisées, d’où l’importance d’attirer les pollinisateurs à votre jardin en plantant, dans vos différents aménagements, des fleurs et autres végétaux appréciés des abeilles, des papillons, des colibris et autres.

Quant à son besoin en eau, la citrouille n’est pas bien difficile. À l’instar des courges et des concombres, elle tolère bien la sécheresse. Il est même préférable d’éviter qu’elle ne soit en contact avec un sol trop humide qui risquerait de faire pourrir son fruit.

Récolter la citrouille

C’est au moment où le fruit commence à changer de couleur et où la tige se dessèche que l’on sait que la citrouille est mûre pour la récolte. Il suffit alors de couper la tige au point où elle rencontre le fruit en prenant soin de laisser un nœud à l’extrémité, soit un petit bout de tige dont on se sert comme poignée. Ce nœud protègera le fruit en minimisant les risques d’infection.

Pour conserver les citrouilles sur une plus longue période suivant la récolte, il est possible de les laver à l’eau de Javel dilué. On les laisse ensuite sécher et on les place dans un endroit frais et ombragé.

Il ne vous restera plus qu’à les utiliser en cuisine pour concocter de délicieux mets aussi savoureux que riches en nutriments.

Source : National Garden Bureau

Cour et jardin

La sauge des bois, une vivace à découvrir

Élue vivace de l’année 2019 par le National Garden Bureau, la sauge des bois (Salvia nemorosa) est une espèce relativement peu connue pour ses qualités ornementales. Il s’agit pourtant d’une plante rustique demandant peu d’entretien et offrant de multiples floraisons lors d’une même saison.

Membre de la famille des lamiacées (Lamiaceae) dont fait aussi partie la menthe, la sauge des bois fait partie du genre salvia qui compte pas moins de 1000 espèces. Parmi celles-ci, on retrouve la sauge officinale (Salvia officinalis) connue pour ses vertus médicinales ainsi que la Sauge des devins (Salvia divinorum), une drogue hallucinogène qui a déferlé la manchette à quelques reprises. C’est toutefois pour ses variétés ornementales résistantes au climat nordique que cette variété de salvia a été choisie vivace de 2019.

La petite histoire

La salvia, plus communément appelée sauge, est une plante originaire d’Eurasie. Elle compte de nombreuses espèces, dont toutes les variétés de sauge y compris les fines herbes utilisées en cuisine. Néanmoins, ce sont plusieurs centaines de variétés de salvias rustiques qui sont offertes pour la culture ornementale.

Celles qui embellissent plus communément nos jardins sont la sauge des bois (Salvia nemorosa) et la sauge des prés (Salvia pratensis) ainsi que les hybrides qui en sont dérivés dont la Salvia x sylvestris et la Salvia x superbum.

De couleurs bleu violacé, les salvias peuvent aussi être trouvées dans différents tons de bleu, de rose, de mauve et de blanc. Leurs feuilles sont quant à elles de forme ovale et sont légèrement dentelées.

Il faut aussi savoir que la sauge des bois est une vivace pouvant atteindre jusqu’à 90 cm de hauteur. Elle est ainsi parfaite pour embellir les plates-bandes. On la préfèrera en massif pour un effet visuel réussi.

Culture et entretien

Comme dit précédemment, la sauge des bois demande peu d’entretien. Elle est par ailleurs très facile à cultiver même dans notre climat nordique. 

Pour s’épanouir et nous faire profiter de sa floraison hâtive, il suffit de la planter dans un sol riche en matières organiques où elle profitera d’une lumière directe durant au moins cinq à six heures par jour. Si votre sol n’est pas suffisamment riche, il est toujours possible d’y ajouter du compost ou de la tourbe avant la plantation.

Quant à son arrosage, la sauge se contente de bien peu. L’eau de pluie lui suffit amplement. Cependant, en période de canicule, si vous observez des signes de flétrissement, n’hésitez pas à intervenir.

À la fin de la période de dormance, soit au début du printemps, il est nécessaire de tailler les branches mortes et il peu être bon de fertiliser vos plants. Cela les aidera à bien entamer la saison et leur fournira les nutriments nécessaires pour croître. Vous pouvez répéter la fertilisation à la fin juin.

Et si vous désirez encourager vos plants de sauge à fleurir plus d’une fois durant la période estivale, il importe de supprimer les fleurs fanées dès qu’elles virent au brun. Coupez ensuite vos plants jusqu’au tiers de leur taille originale. Au bout de quatre à six semaines, si tout se passe bien, ils vous gratifieront de nouvelles fleurs.

Source : National Garden Bureau

Cour et jardin

Le muflier : annuelle de 2019

La semaine dernière nous vous présentions le Dahlia élu bulbe de l’année par le National Garden Bureau, cet organisme nord-américain à but non lucratif faisant la promotion du jardinage. Cette semaine, toujours dans le cadre du programme «L’année de», le Toit & Moi a choisi de vous présenter l’annuelle de 2019, une plante surprenante qui enjolivera vos aménagements extérieurs cet été, le muflier.

Origine

Le muflier (Antirrhinum majus), membre de la famille des Plantaginacées, est une plante originaire de la région méditerranéenne et d’une partie du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Communément appelée gueule de loup ou dragon qui mord (Snapdragon) en anglais, elle doit son nom botanique ainsi que son nom commun et ses surnoms à ses fleurs bilabiées qui s’ouvrent comme une gueule d’animal ou un mufle.

Considéré comme une plante annuelle, le muflier est particulier en ce sens où il tolère bien le froid et peut se comporter, dans certaines régions du monde, comme une vivace, ne subsistant cependant que quelques années seulement.

Dans les régions où la chaleur est torride en été, on le cultivera d’ailleurs comme annuelle d’automne en vue d’une floraison à la fin de l’hiver et durant tout le printemps.

Au Québec, le muflier fait partie de ces annuelles qu’on peut planter tôt au printemps. On le cultive également comme fleur coupée.

Caractéristiques

On retrouve une grande variété de mufliers variant en grandeurs, de 15 cm à 1,2 m, et en couleurs, passant du rose au jaune, au orange et au violet. En fait, le muflier est offert en choix impressionnant de coloris, seul le bleu n’étant pas disponible.

Ses fleurs tubulaires, rappelant la gueule d’un animal, sont d’ailleurs souvent bicolores, la gorge étant d’une couleur et les lèvres d’une autre.

Très apprécié en fleurs coupées, le muflier est également tout indiqué pour embellir les parterres. Regroupé en talles, il dégage une odeur très agréable. Il est d’ailleurs bien apprécié des pollinisateurs.

Ce sont principalement les bourdons qui s’y aventurent étant suffisamment lourds pour faire ouvrir les fleurs et s’y introduire afin de récolter leur nectar. Toutefois, d’autres espèces comme les papillons et les colibris aiment bien elles aussi s’y nourrir.

Cour et jardin

L’année du Dahlia

Fidèle à la tradition, le National Garden Bureau, cet organisme nord-américain à but non lucratif faisant la promotion du jardinage, a récemment dévoilé quelles seront les plantes vedettes de l’année 2019. Cette semaine, le Toit & Moi vous présente celle qui a été élue bulbe de l’année, la fleur nationale du Mexique, le Dahlia.

Pour la petite histoire

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que le dahlia tire ses origines du Mexique et d’autres pays de l’Amérique centrale. Sa découverte par les conquistadors espagnols remonterait au 16e siècle. Ce n’est toutefois que 200 ans plus tard que le dahlia, ses graines et ses racines, fit sa première traversée vers l’Europe.

À cette époque, les cultivars n’offrant pas une floraison remarquable, la plante était surtout utilisée à des fins alimentaires. Puis, en 1872, de nouvelles racines de dahlia en provenance du Mexique furent envoyées en Hollande. Les tubercules qui survécurent au long voyage produisirent de magnifiques fleurs rouges ce qui contribua à relancer l’intérêt des sélectionneurs.

Cette nouvelle variété mariée aux descendants des variétés plus anciennes est en quelque sorte l’ancêtre des hybrides d’aujourd’hui.

Caractéristiques et spécificités

Le dahlia est une plante de la famille des Asteraceae, elle fait ainsi partie de la même famille que le tournesol, la marguerite et le chrysanthème pour ne nommer que ceux-là. On répertorie de nombreuses espèces de dahlias, plus d’une quarantaine, dont la hauteur peut varier de 30 à 150 cm.

Le dahlia se compose d’une inflorescence soit d’une multitude de petites fleurs. Elles varient en forme, en grosseur et en couleur.

Espèce vivace dans son pays d’origine, il faut au Québec replanter le bulbe du dahlia au début de chaque été pour le voir fleurir en août.

Cultiver les dahlias

Relativement faciles à cultiver, les dahlias aiment être exposés au plein soleil. On les plante en pot ou directement en terre, dans un sol fertile, profond et frais. On les installe 10 à 20 cm de profondeur et on espace les bulbes de 30 à 80 cm, selon la grosseur moyenne de la variété.

Comme ils apprécient un sol frais, il faut les arroser régulièrement, mais pas trop, surtout en début de saison estivale. Autrement, les bulbes pourriront. On peut aussi  ajouter un engrais à notre eau d’arrosage toutes les deux semaines.

Les dahlias fleurissent du début août jusqu’au mois de septembre.

Une fois leur inflorescence fanée et leur feuillage noirci, on coupe les tiges des dahlias jusqu’à environ 5 cm du sol et on retire les bulbes de la terre. Préférablement, on les conserve dans un terreau légèrement humide, à une température de 4oC.

On peut aussi faire sécher les bulbes, les brosser et les ranger dans un endroit frais et sec jusqu’au printemps suivant.

Les tubercules sont sujets à la pourriture, il faut ainsi s’assurer de les conserver dans un environnement adéquat.

Source: National Garden Bureau

Horticulture

Pousses et germinations - Des aliments frais à l’année

a multiplication des offensives pour contrer le gaspillage alimentaire sont autant d’éléments qui témoignent de la volonté des consommateurs de modifier leurs habitudes de vie pour adopter des pratiques plus écologiques. Dans la même veine, on entend de plus en plus parler d’achat local et même d’autoproduction. Quand on regarde notamment l’explosion du nombre de propriétaires de poulaillers, on comprend qu’il devient de plus en plus courant, voire accessible, de produire ses propres aliments. C’est d’ailleurs ce que permet la production de pousses et de germinations; une pratique en croissance.

On confond souvent les termes germination et pousse. En fait, les germinations sont des graines qu’on laisse tout simplement germer dans l’eau alors que les pousses ou micropousses proviennent de graines qui ont été plantées dans un terreau.

Les germes prennent de 2 à 10 jours à se former alors que pour les pousses, il faut compter de 7 à 21 jours avant consommation.

Dans les deux cas, on parle d’une production simple, accessible et rapide qui permet de consommer des aliments frais et nutritifs à l’année. 

Techniques de production

Il est relativement facile de produire ses pousses et ses germes. Voici la façon de faire telle que suggérée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

Germination: les étapes

  • Choisissez des graines de qualité. N’utilisez pas des semences destinées au potager, car elles sont enrobées de pesticides et sont toxiques.
  • Lavez vos mains et stérilisez tout le matériel que vous utiliserez pour faire germer vos graines.
  • Versez les graines dans un pot en verre. Pour les petites graines comme la luzerne, ne couvrez que le fond du contenant. Pour les plus grosses, vous pouvez remplir le pot jusqu’au quart.
  • Remplissez le pot d’eau saine et tiède jusqu’à la moitié.
  • Placez un carré de moustiquaire propre sur l’ouverture du pot et fixez-le à l’aide d’un élastique autour du goulot.
  • Laissez tremper les graines à l’abri de toute lumière directe. Les petites graines demandent un trempage de 5 heures, les grosses, de 10 heures et les légumineuses, de 12 heures.
  • Après le trempage, retirez l’eau et rincez bien les graines (sans enlever le carré de moustiquaire). Elles doivent rester humides, mais il ne doit pas rester d’eau dans le fond du contenant.
  • Placez le pot en position inclinée, selon un angle approximatif de 45 degrés, l’ouverture dirigée vers le bas, dans un endroit éloigné de la lumière directe. Cette position permet d’écouler l’excédent d’eau et favorise la circulation d’air.
  • Rincez et égouttez vos graines, matin et soir, jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à être consommées.
  • Au moment de la récolte, rincez abondamment les germes et gardez-les au réfrigérateur dans un contenant hermétique.
  • Consommez vos germes dans la semaine suivant la récolte.

Pousses: les étapes

  • Procurez-vous un terreau de qualité et étalez-en une couche de 2,5 centimètres dans un plateau (produit qui se vend en jardinerie).
  • Déposez les graines sur le terreau en exerçant une légère pression pour les enfoncer, tout en veillant à ce qu’elles ne se superposent pas. Certaines graines nécessitent un trempage préalable. Vérifiez les instructions particulières pour la variété choisie.
  • Saupoudrez un peu de terreau sur les graines.
  • Placez le plateau à la lumière directe, idéalement près d’une fenêtre ou sous un éclairage artificiel. Vous pouvez aussi étendre les graines sur un tissu synthétique approprié.
  • Humidifiez les graines matin et soir à l’aide d’un vaporisateur.
  • Lorsque les pousses seront prêtes, coupez-les à la base des tiges et rincez-les.
  • Étalez les pousses pour faciliter l’évaporation du surplus d’eau.
  • Conservez-les au réfrigérateur dans un plat ou dans un sac hermétique pour une durée maximale d’une semaine.

Truc et astuce

Vous pouvez placer une cloche par-dessus le plateau pour garder les graines humides plus longtemps et pour diminuer le risque d’assèchement.

Différentes variétés de graines peuvent être utilisées pour la germination ou la culture de pousses. On pense entre autres à la luzerne, le trèfle rouge et les pois chiches pour la germination et au tournesol, au radis, à la betterave et aux céréales comme l’avoine pour les pousses.

D’autres variétés peuvent être employées pour l’une ou l’autre de ces techniques comme les graines de brocolis, de rapini, de kale et de moutarde.

Cour et jardin

De plus en plus de Municipalités Nourricières au Saguenay–Lac-Saint-Jean

La création d’un jardin collectif et d’un marché public, un ilot de forêt nourricière, voilà des exemples de ce que les municipalités ont développé lorsqu’elles ont commencé la démarche Municipalité Nourricière, créée par Eurêko. Depuis 2017, l’organisme à but non lucratif à la défense de l’environnement encourage les petites municipalités de 5000 habitants et moins à prendre un virage écologique. À ce jour, sept villes, dont Labrecque, Saint-Nazaire et Saint-Charles de Bourget, ont suivi cette démarche environnementale qui vise à améliorer la résilience alimentaire des citoyens de la région.

«La démarche Municipalité Nourricière nous permet d’augmenter notre capacité à être résilient, c’est-à-dire à se procurer des aliments le plus près possible. C’est donc d’utiliser les espaces communs et de faire des projets qui vont nous permettre d’augmenter la production, la consommation et peut-être même la transformation des aliments», explique Marie-Lise Chrétien-Pineault, chargée de projet pour l’organisation, dans la vidéo promotionnelle de l’initiative. 

Dans son bilan de l’année, Eurêko explique que depuis le lancement de cette démarche, plusieurs espaces publics comestibles ont vu le jour dans les municipalités de la région. De nombreux citoyens ont pu être informés sur la cueillette de champignons, sur le jardinage, sur les différentes méthodes de conservations des aliments et sur la taille des arbres fruitiers, lors d’ateliers. La sécurité alimentaire, la résilience locale et l’adaptation aux changements climatiques sont maintenant mieux comprises par plusieurs. 

Six autres municipalités sont actuellement inscrites dans la démarche et devraient devenir Municipalité Nourricière d’ici 2020. Eurêko est par ailleurs toujours à la recherche de municipalités et de citoyens intéressés à faire un changement dans leur communauté.

Comment ça fonctionne?

Le processus de Municipalité Nourricière se décline en six étapes.

1 — Impulser la démarche

La première étape consiste à trouver des gens qui aimeraient avoir plus de résilience en matière de nourriture locale. Ça peut être des élus, un comité ou encore des agents de développement. «La résilience alimentaire, ça ne se crée pas par magie», continue la chargée de projet, alors qu’elle voit ce projet dans une démarche de démocratie participative avec des personnes de tous les milieux.

2 — Engager le politique

La signature d’un protocole doit être faite avec au moins un membre du conseil municipal ce qui assure la faisabilité du projet. Cette personne sera le pont entre les membres du projet et les élus.

3— Informer la population

Ensuite, une rencontre d’informations est organisée pour informer la population sur la démarche Municipalité Nourricière. Selon les informations dévoilées par Mme Chrétien-Pineault dans la vidéo promotionnelle du programme, toutes les grandes lignes du projet sont présentées lors de cette audience, mais aussi les raisons ayant amené Eurêko à faire cette démarche.

4 — Former le comité Municipalité Nourricière

Par la suite, un comité Municipalité Nourricière est formé. Il a comme mission de dresser le portrait de sa municipalité. Ensemble, les membres du comité cartographient les ressources de cette dernière : qui sont les agriculteurs? Les producteurs? Les fermiers? Ils établissent le bilan des ressources et les problématiques alimentaires du coin.

5 — Réaliser l’activité participative 

«L’idée de cette activité-là, c’est vraiment d’inviter les acteurs intéressés de la municipalité à réfléchir et à trouver des projets qu’ils veulent mettre en branle», souligne la chargée de projet. Les décisions se prennent collectivement, pour arriver à un projet final.

6 — Concrétiser des projets

La dernière étape est la concrétisation du projet. En le décrivant clairement, en le budgétant et en lui trouvant un espace, les élus et les citoyens mettent sur pied un projet Municipalité Nourricière pensé pour leur communauté et répondant à ses besoins. Les municipalités reçoivent aussi des outils pour mieux se prendre en main et améliorent ainsi leur résilience alimentaire.

Art de vivre

Des plantes à offrir en cadeaux

Besoin d’un présent de dernière minute ou d’un cadeau d’hôte? Les plantes de Noël s’offrent si bien durant les Fêtes! Elles égayent la maison et séduisent par leurs fleurs aux mille et un coloris. Voici quelques suggestions de plantes.

Évidemment, le poinsettia figure en tête de liste des plantes de Noël, au côté du schlumbergera, communément appelé cactus de Noël.  

Pour les plus audacieux, les cyclamens, les amaryllis et le cerisier de Jérusalem aussi appelé pommier d’amour (Solanum pseudocapsicum), apporteront une touche d’originalité.  

Pour ceux qui recherchent un peu de verdure, les conifères d’intérieur, notamment les pins européens, le cupressus macrocarpa goldcrest (variété de cyprès d’intérieur) et le pin de Norfolk (araucaria) sont idéaux.

Vous pouvez aussi vous tourner vers les fines herbes, avec le romarin et la lavande, deux plantes qui embaumeront l’air de leur doux parfum. De plus, elles se vendent taillées en forme de sapin durant les Fêtes!

Et il ne s’agit là que de quelques suggestions! Les boutiques spécialisées en plantes regorgent de variétés qui apporteront verdure et couleur dans la maison. Vous y ferez de belles découvertes et y dénicherez des cadeaux originaux.

Cour et jardin

L'automne est-il un moment propice à la taille des arbres et arbustes?

RÉDACTION PUBLICITAIRE / Plusieurs d’entre vous profiteront sans doute de la longue fin de semaine de l’Action de grâce pour effectuer les dernières tâches extérieures avant l’arrivée des premières neiges: désherbage des plates-bandes, tonte de la pelouse, ramassage des feuilles mortes, etc. Parmi cette longue liste de choses à faire, devrait-on ajouter la taille des arbres et des arbustes? Voilà une question qui mérite que l’on s’y attarde plus amplement.

Règle générale, il est préférable de ne pas tailler les arbres et les arbustes. La nature s’occupe généralement de bien faire les choses par elle-même. Cependant, pour différentes raisons, il peut devenir pertinent d’en effectuer la taille.

Selon le type d’arbres, d’arbustes ou de haies qu’on retrouve sur votre terrain, certains peuvent être taillés à l’automne alors que pour d’autres, le moment est loin d’être idéal. Comment s’y retrouver?

Tailler quoi, quand et pourquoi?

On peut tailler les arbres et les arbustes par nécessité, par exemple lorsque des branches sont mortes ou que des rameaux sont trop enchevêtrés et empêchent la lumière de bien se diffuser. On peut aussi le faire par souci esthétique, si l’on souhaite par exemple limiter la croissance d’une haie ou conserver une forme sculpturale. La taille d’un arbre fruitier peut quant à elle favoriser la production de fruits.

On parlera ainsi de différents types de taille soit :

•    la taille de formation;

•    la taille d’entretien;

•    la taille de fructification;

•    la taille de rajeunissement.

Avant de procéder à la taille ou à l’élagage de vos végétaux, n’hésitez pas à communiquer avec votre pépinière ou votre jardinerie pour avoir plus d’information concernant les variétés d’arbres et d’arbustes que vous possédez.

Voici cependant de quoi vous éclairer.

Pour les arbustes à floraison printanière, on pense au lilas, à l’azalée, à l’amélanchier et au cerisier ornemental, entre autres, il est fortement déconseillé de faire une taille à l’automne. Il faudrait plutôt procéder à la taille environ deux semaines après la floraison. 

Ainsi, ils auront suffisamment de temps avant l’hiver pour produire de nouvelles branches sur lesquelles sortiront les bourgeons au printemps.

Pour les arbustes à floraison estivale ou automnale, c’est autre chose. Il n’y a pas de mal à en faire la taille à l’automne. L’argousier, le houx, la spirée du Japon, la potentille et l’hydrangée, pour ne nommer que ceux-là, tolèreront très bien une taille effectuée en octobre puisque leurs boutons floraux pousseront sur de nouvelles branches l’année suivante.

Si vous désirez effectuer une taille de rajeunissement, parce que votre arbuste manque cruellement de vigueur après 8 à 12 ans de vie, attendez le printemps. Vous pourrez alors le couper jusqu’à 15 à 20 cm du sol pour le voir grandir et s’épanouir de nouveau.

Quant aux arbres matures, tels que l’érable, le bouleau, le saule et le tilleul, on attendra en mai pour faire une taille d’entretien ou de formation.

Horticulture

Au pays des tulipes canadiennes

Quand on pense «tulipe», la Hollande vient immédiatement à l’esprit. Après tout, cette région est le centre mondial de la production de tulipes. Mais depuis une dizaine d’années maintenant, des tulipes sont produites chez Vanco Farms à l’Île-du-Prince-Édouard. Il y a deux semaines, j’ai pu visiter leurs installations.

L’autre côté de la médaille

Je suis allé voir les champs de tulipes à Vanco Farms à l’automne pour voir l’autre côté de la médaille. J’ai déjà visité — d’ailleurs plusieurs fois! — les champs de tulipe de la Hollande au printemps remplis de couleur. C’est vraiment une expérience extraordinaire que je recommande à n’importe qui. Mais je voulais voir comment on produit les bulbes de tulipe qu’on nous vend. Et c’était une expérience fascinante!

Les propriétaires sont Néerlandais. Les frères Willem, Rit et Philip Van Nieuwenhuyzen sont arrivés au Canada en 1982, à l’origine pour exploiter une ferme de production de pommes de terre (ce qu’ils font toujours, d’ailleurs). Mais ils ont aussi trouvé les conditions idéales pour la production de tulipes. Est arrivé alors Bastiaan (Bas) Arendse, expert sur les tulipes et maintenant copropriétaire de cette division de l’entreprise, pour diriger le développement de ce nouveau créneau. Depuis peu, les bulbes de tulipe Vanco Farms sont en vente partout au pays!

À l’entrepôt

Ma visite a commencé par l’entrepôt. Là, sur de longs convoyeurs, roulaient des milliers de bulbes. C’était le moment de l’inspection alors des employés experts surveillaient les bulbes qui passaient, soutirant ceux qui avaient des défauts. C’était le troisième et dernier tri : que les bulbes de la meilleure qualité étaient conservés.