Un panier d’épicerie légèrement plus cher pour 2018

RÉDACTION PUBLICITAIRE / Chaque année depuis maintenant huit ans, l’Université Dalhousie à Halifax présente son Rapport canadien sur les prix alimentaires à la consommation. Pour 2018, c’est en collaboration avec la réputée Université de Guelph, en Ontario, qu’elle nous livre ses pronostics.

Encore une fois, il faut s’attendre à une hausse du coût du panier d’épicerie pour la nouvelle année. Pour les familles canadiennes, on parle d’environ 348$ supplémentaires qui seront dépensés en 2018 pour l’alimentation. Il en coutera donc en moyenne 11 948$ pour se nourrir.

Cependant, lorsqu’on regarde les prévisions détaillées par catégorie, on constate que ce sont principalement la restauration ainsi que les légumes qui seront touchés par une hausse plus marquée de 4% à 6%.

Les autres catégories devraient demeurer relativement stables avec une hausse variant de 0% à 2%, à l’exception des fruits et noix dont la hausse sera davantage de l’ordre de 1% à 3%.

Changements climatiques 

Le principal facteur expliquant la variation anticipée du prix des légumes pour l’année à venir est attribuable aux perturbations météorologiques qui influent sur la production des légumes à l’étranger. Ainsi, les ouragans qui ont frappé les Tropiques de même que le sud des États-Unis pourraient affecter la capacité de production de divers aliments ce qui conduirait directement à une hausse du prix de ces derniers.

Les sècheresses et les feux qui sévissent en Californie sont aussi au nombre des phénomènes météorologiques à surveiller, bien que dans le présent rapport, on note qu’ils ne représenteront pas un facteur d’influence sur le prix des fruits et légumes en 2018.

Il est aussi à noter que bien des incertitudes demeurent quant au commerce international. Les négociations de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) sont à surveiller de près. Elles pourraient avoir un impact direct sur le coût du panier d’épicerie canadien.

Le prêt-à-manger de plus en plus populaire

Pour ce qui est de l’augmentation prévue dans la catégorie Restauration, elle serait en grande partie attribuable au phénomène du prêt-à-manger qui est en plein essor.

Pour 2018, on prévoit que la famille moyenne dépensera 208$ de plus en restauration. C’est donc dire que 59% de la hausse anticipée du coût du panier d’épicerie cette année est attribuable à des dépenses dans cette catégorie.

Il faut dire que la restauration et le prêt-à-manger prennent de plus en plus de place dans l’alimentation des familles canadiennes. On estime que celles-ci y consacrent près de 30% de leur budget alimentaire.

Les détaillants sont d’ailleurs nombreux à agrandir et diversifier leur offre dans ce secteur. Le rapport  parle d’une augmentation annuelle de pratiquement 4% par an des ventes en restauration.

Au Québec, les ventes de prêt-à-manger dépassent les 2,2 milliards de dollars.

On parle aussi du phénomène du «grocerant» soit un nouveau modèle unissant le supermarché au restaurant.