Les ventes de poules explosent

RÉDACTION PUBLICITAIRE / L’engouement pour les poules pondeuses se fait sentir chez les deux entreprises qui en vendent aux Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«Les ventes augmentent de 500 poules par année. Ce printemps, nous en avons vendu 7 200. Et ça vient de partout dans la région, mais également de la Côte-Nord et de Chibougamau pour s’en procurer. Nous avons des clients d’aussi loin que Sept-Îles», explique le propriétaire du Couvoir de Chicoutimi Guillaume Maltais.

«Depuis deux ans, les ventes ont beaucoup augmenté. Cette année, nous avons battu un record avec la livraison de 1 400 poules», mentionne pour sa part Claudette Tremblay de Saint-Prime.

Depuis plus de 20 ans, madame Tremblay et son mari Guy Perron vendent des poules et poussins dans le secteur de Saint-Prime. Avec l’engouement pour l’élevage des poules en milieu urbain, elle voit les gens venir d’un peu partout au Lac-Saint-Jean.

«Les gens viennent de Dolbeau-Mistassini à Lac-Bouchette. Nous avons de nouveaux clients chaque année. On sent vraiment que les gens veulent avoir des poules pour amuser les enfants et avoir des bons œufs. Il y en a que c’est pour le chalet l’été», explique-t-elle.

Guillaume Maltais, propriétaire du Couvoir de Chicoutimi.

Pour ce qui est du Couvoir de Chicoutimi, l’ampleur de la demande est telle que le propriétaire doit prévoir quelques jours de vente. « C’est toute une logistique! Nous avons séparé les livraisons en deux, car on ne pourrait pas fournir sans cela. Livrer 3 500 poules en une journée, c’est déjà pas mal. Nous sommes 20 à travailler la journée de la livraison. C’est quelque chose. Nous avons aussi une journée de livraison à la Coop de Saint-Bruno », informe Guillaume Maltais.

Le Couvoir qui est situé sur le boulevard Saint-Jean-Baptiste vend aussi des poulets à chair, des dindes à chair, des canards domestiques, des oies blanches, des cailles, des faisans, des pintades et des perdrix.

Bien que la possession de poules pondeuses soit interdite à Saguenay, le Couvoir de Chicoutimi est conscient que plusieurs ne respectent pas le règlement. « On leur dit que c’est interdit. On leur conseille de bien entretenir leur installation pour ne pas avoir de plaintes. Je crois que la majorité des gens qui en ont ne vivent pas dans des quartiers résidentiels. Ça prend de l’espace avoir des poules », rappelle-t-il.

Il y a quelques années, il était possible de s’approvisionner auprès de certaines coops dans la région. Elles n’offrent plus le service. «C’est compliqué de s’occuper de vendre des poules. Il y a des gens qui te passent des commandes, mais qui ne viennent pas les chercher. 

Nous, ici, nous sommes équipés pour les garder et les nourrir. Et comme nous sommes connus et souvent avons une liste d’attente, il y a toujours des preneurs qui achètent celles qui n’ont pas été vendues», informe Claudette Tremblay.

Les deux entreprises de la région prennent les commandes quelques semaines avant la livraison, en mai. Elles s’approvisionnent auprès de la Coop fédérée. Elles ne vendent qu’une seule race, la Warren qui est rousse. Les gens achètent de 2 à 4 poules en moyenne.

Il existerait aussi quelques particuliers qui proposent d’autres races de poules dans la région.

Le Couvoir de Chicoutimi a vendu pas moins de 7200 poules ce printemps. Sa clientèle vient de partout en région, mais aussi de la Côte-Nord.