Contenu commandité

Architecture

Manège militaire Voltigeurs de Québec: entre patrimoine et modernité

RÉDACTION PUBLICITAIRE / Dix ans après l’incendie qui a ravagé le monument historique, le Manège militaire Voltigeurs de Québec a rouvert ses portes à la population de Québec et à ses visiteurs, plus tôt cette année. Inauguré en 1888, le bâtiment a été construit pour faire face au retrait des troupes britanniques dans la capitale nationale. Il est le domicile du plus vieux bataillon francophone d’Amérique du Nord. Aujourd’hui, le bâtiment accueille des événements d’envergure dans ses diverses salles multifonctionnelles, en plus de la centaine de militaires qui y étudient ou y travaillent.

Le bâtiment est reconnu pour son style néogothique et son architecture d’inspiration française. En 2008, à la suite de l’incendie, seuls sa façade et différents objets historiques ont été épargnés des flammes. D’importants travaux ont dû être faits pour revitaliser le lieu mythique. Services publics et Approvisionnement Canada avait mandaté le consortium A49/DFS/STGM pour des «travaux de reconstruction favorisant la protection du patrimoine et le respect de l’intégrité architecturale et des esquisses élaborées en 1885 par Eugène-Étienne Taché», peut-on lire dans le communiqué de presse du consortium.

La réfection servait à mettre en valeur les couches d’histoire du Manège. «Il ne s’agissait pas de faire une restauration superficielle et sélective de certaines composantes, mais plutôt de révéler les traces et les intentions d’origine de chacune des strates du passé pour atteindre une compréhension globale des caractéristiques du Manège», a continué l’A49, dans son communiqué. Le projet consistait à rendre l’histoire de toutes les phases du château visible, soit sa construction d’origine en 1887, son agrandissement de 1913-1934, l’incendie de 2008 et sa réhabilitation de 2018.

Architecture

La rue Saint-Antoine, trésor architectural

RÉDACTION PUBLICITAIRE / La rue Saint-Antoine, c’est une petite avenue du centre-ville de Chicoutimi qui croise Jacques-Cartier et se termine par un cul-de-sac. Cette rue est si bien cachée que plusieurs citoyens doivent ignorer son existence. Pourtant, elle renferme de trésors architecturaux.

Au coin des rues Jacques-Cartier et St-Antoine, on remarque une magnifique maison d’esprit néoclassique québécois. Puis, lorsqu’on pénètre dans la rue ont découvre des maisons d’inspiration vernaculaire américaine, cubique et tout au bout, une maison de style Bahauss (Art Déco). Cette diversité de styles se marie de façon harmonieuse et donne un cachet particulier à cette rue.

Si l’architecture vous intéresse, ça vaut la peine de prendre quelques minutes pour marcher cette rue. Vous y ferez de belles découvertes !

Architecture

La rue du Séminaire sous la loupe d'étudiants du Cégep

RÉDACTION PUBLICITAIRE / L’architecte Maude Thériault, qui enseigne l’architecture et l’histoire au Cégep de Chicoutimi, a profité de la tenue du Congrès annuel de l’ordre des architectes à Saguenay, en septembre dernier, pour sensibiliser ses étudiants à la valeur de l’architecture régionale en créant un projet de visite de la rue du Séminaire.

Ce projet a été réalisé par des étudiants en technologie de l’architecture et des étudiants en sciences humaines dans le cadre du cours démarche d’intégration des acquis en Sciences humaines. Chaque équipe de travail devait choisir une maison de la rue du Séminaire et faire une recherche détaillée sur celle-ci, tout en faisant aussi des liens avec l’histoire et l’économie régionale. Au total, une soixantaine de jeunes ont travaillé à ce projet visant à faire ressortir l’histoire et les caractéristiques architecturales des habitations de la rue du Séminaire. 

Le 21 septembre dernier, les architectes participant au Congrès ont eu la chance de visiter la rue du Séminaire en étant accompagné de guide hors pair qui connaissait cette réputée avenue de Chicoutimi à la perfection.

Architecture

Le concours 2019 Skyscraper Competition recherche ses participants

COLLABORATION SPÉCIALE \ Organisée par l’eVolo Magazine, une revue d’architecture aux Etats-Unis, la 2019 Skyscraper Competition débutera son appel anticipé de candidatures, le 20 novembre prochain. Ce concours est une prestigieuse compétition en matière de gratte-ciels. Les architectes, étudiants, ingénieurs, designers et artistes sont invités à envoyer leur proposition, afin de tenter leurs chances.

Le concours reconnaît les idées de grandeurs qui redéfinissent les gratte-ciels avec l’implantation de nouvelles technologies, matériaux, programmes, esthétiques, et normes d’organisation spatiale. Le concours s’intéresse aussi aux plus récentes études sur la globalisation, la flexibilité, l’adaptabilité et la révolution digitale. Les juges veulent analyser la relation entre l’édifice et son habitat naturel, sa communauté et sa ville.

Les participants doivent proposer un projet de vie en communauté en hauteur. Ils doivent prendre en considération les avancées technologiques, l’étalement urbain et les méthodes architecturales pour aider à l’économie, au développement social, et aux problèmes culturels des villes contemporaines, tout en pensant à la rareté des ressources naturelles et à l’augmentation d’habitants sur la planète.

Il n’y a aucune restriction sur le type ou la forme du projet, afin de laisser aux participants la plus grande liberté. On retrouve tous les détails sur le site web d’eVolo Magazine. Des prix en argent seront donnés au gagnant. 

Architecture

L’ABC de la préservation du patrimoine bâti

RÉDACTION PUBLICITAIRE / La démolition de la Maison Bossé la semaine derrière et les nombreux citoyens venus témoigner de leur amour pour l’architecture historique de Saguenay devant le bâtiment ancestral ont soulevé plusieurs questions quant à l’importance du patrimoine bâti et à la façon de préserver ce dernier. Comment établir la valeur patrimoniale d’un bâtiment? Comment déterminer quel édifice doit être préservé et lequel peut passer sous le pic des démolisseurs? Les propriétaires ont-ils l’obligation de protéger le caractère historique et architectural de leur propriété? Le Toit & Moi s’est entretenu du sujet avec les architectes Daniel Paiement et Maude Thériault.

Q- Comment déterminer la valeur patrimoniale d’un bâtiment ?

R -Lorsqu’on parle d’identification de bâtiment à caractère patrimonial, plusieurs éléments entrent en ligne de compte. D’abord il faut trouver ces bâtiments, les identifier, les classer et les quantifier, car plusieurs facteurs peuvent justifier qu’un bâtiment doit être protégé ; par exemple la rareté du modèle, les caractéristiques architecturales représentatives d’un style et l’histoire du bâtiment. 

Prenons l’église Sacré-Cœur de Chicoutimi, elle présente un intérêt architectural particulier en raison de son style néogothique. Les maisons du quartier Sainte-Thérèse à Arvida, ont quant à elle une valeur patrimoniale en raison du secteur riche en histoire où elles se trouvent, mais aussi parce qu’elles représentent une architecture propre à la cité industrielle d’Arvida. De plus, on ne retrouve qu’un seul ou quelques exemplaires de chaque modèle d’habitation. Il en va de même pour le Cégep de Chicoutimi, cette imposante construction marquée par l’influence de l’école Le Corbusier. Elle doit faire partie de notre patrimoine bâti, car elle met en valeur l’expertise régionale du béton et représente bien l’expressionnisme formel que l’on qualifie de «brutalisme» du fait que la matière architecturale est franchement exprimée.


Architecture

Un patrimoine bâti qui nous distingue

RÉDACTION PUBLICITAIRE / Lorsqu’on pense aux bâtiments patrimoniaux ou qui ont un caractère à préserver sur le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, on est loin des grandes cathédrales d’Europe ou même des bâtiments du Vieux-Québec datant de la Nouvelle-France. C’est normal, puisque notre région est jeune, elle n’a pas encore 200 ans d’histoire. Mais ça ne veut pas dire qu’on n’y retrouve pas de bâtiments dignes d’être conservés pour leur valeur historique et architecturale. Au contraire, on retrouve dans la région des modèles uniques d’urbanisme et des bâtiments à l’architecture distinctive dont l’authenticité doit être protégée.

Le Moulin du Père-Honorat à Laterrière, le Manoir Julien-Édouard-Alfred Dubuc et le Château John-Murdoch, l’église Sacré-Cœur au bassin et l’église Notre-Dame-de-Laterrière, des biens et immeubles cités patrimoniaux, démontrent la richesse architecturale de notre patrimoine bâti. 

Les villes de compagnies d’Arvida, Kénogami, Port-Alfred, Riverbend, Isle-Maligne, Val-Jalbert et le «quartier des Anglais» de Dolbeau-Mistassini, attestent elles aussi du caractère unique de l’architecture de notre région. Pensons également aux rues du centre-ville de Chicoutimi qui arborent une architecture vernaculaire harmonieuse, notamment la rue du Séminaire, la rue Saint-Antoine et le secteur des notables au bas de la rue Racine.

Architecture

Caserne No4: visitez l'une des plus belles casernes du Québec

RÉDACTION PUBLICITAIRE / En février dernier, Saguenay inaugurait la nouvelle Caserne No 4 à Chicoutimi-Nord. La population pourra découvrir ce bâtiment aujourd’hui, à l’occasion d’une activité portes ouvertes. Les pompiers feront visiter leurs nouvelles installations du 642, boulevard Sainte-Geneviève, de 9 h à 14 h.

Pour les visiteurs, ce sera l’occasion rêvée de faire une incursion dans l’univers de travail des pompiers, mais aussi de découvrir un bâtiment d’une grande richesse architecturale mettant en valeur le matériau bois.

Cette caserne incendie, conçue par la firme d’architecture Groupe Conseil Planitech, se distingue par sa construction hybride alliant structure de bois lamellé (partie haute) et ossature de bois légère (partie basse). 

Architecture

Trois projets pour revaloriser le site de la Consol

RÉDACTION PUBLICITAIRE / Dans le cadre du Congrès de l’Ordre des architectes du Québec (OAQ), qui s’est déroulé à Saguenay les 20 et 21 septembre derniers, le Cégep de Chicoutimi a été l’hôte d’une charrette portant sur la requalification du site de l’ancienne usine de Port-Alfred, à La Baie.

L’exercice de création, auquel ont participé des architectes du Québec, des urbanistes et des étudiants en architecture du Cégep de Chicoutimi, a eu lieu au Département de Technologie de l’architecture. 

Au total, trois équipes multidisciplinaires ont participé à la charrette. Chaque équipe devait imaginer un projet visant à transformer le site désaffecté de la Consol et bien sûr, rendre ces installations accessibles à la population. 

«L’un des principaux défis de la charrette résidait dans le fait que les participants devaient avoir une vision du futur, tout en étant réalistes et créatif. L’objectif était de créer un lieu attractif qui s’imposerait comme un incontournable, tout en répondant à des besoins immédiats et futurs», souligne l’architecte Maude Thériault.

«Dès les premiers instants de la charrette, nous avons pu constater que nous étions en présence de trois types de concepteurs très différents. Une première équipe était formée de créateurs beaucoup plus cérébraux. La seconde équipe était davantage orientée vers le technique et les technologies. Tandis que la troisième équipe formait un mélange de gens cartésiens et techniques. Ce qui a donné des résultats très intéressants».

Architecture

Marc-André Carignan partage ses réflexions sur les écoles

RÉDACTION PUBLICITAIRE / L’état des parcs immobiliers des Commissions scolaires du Québec est devenu une préoccupation majeure au cours des dernières années. Nos bâtiments scolaires, dont 69 % ont été construits avant 1960, n’ont pas ou peu évolués depuis leur édification. Résultat : ces édifices ne répondent plus aux besoins actuels des élèves et du personnel. Or, l’école, c’est plus qu’un lieu d’apprentissage, c’est un milieu de vie qui doit être enrichissant, voire épanouissant.

L’organisme à but non lucratif (OBNL) Lab-École qui a pour membres fondateurs, Pierre Thibault, Pierre Lavoie et Ricardo Larrivée, a initié une grande réflexion collective dans le but de créer des écoles qui favoriseront le bien-être des élèves et du personnel scolaire partout au Québec. Un établissement d’enseignement de la région fait d’ailleurs partie de ce grand projet, il s’agit de l’école primaire Antoine-de-Saint-Exupéry, située sur le boulevard Université à Chicoutimi.

Les écoles qu’il nous faut

D’autres intervenants commencent également à faire entendre leur voix. C’est le cas de Marc-André Carignan, qui vient de publier Les écoles qu’il nous faut. Dans cet essai, le journaliste et chroniqueur spécialisé en architecture et en design urbain tente d’ouvrir la voie à des environnements d’apprentissage plus créatifs et plus stimulants pour les enfants et les professeurs des écoles publiques du Québec. 

Selon Marc-André Carignan, diplômé en architecture de l’Université McGill, il est aujourd’hui impératif de concevoir et de construire des écoles qui vont favoriser la créativité et la réussite scolaire. Ce dernier affirme qu’un environnement de travail inspirant, tant pour les élèves que pour les enseignantes et enseignants, n’est ni une utopie ni un luxe, c’est une nécessité sociale. Quelques expériences pilotes le démontrent bien, comme on peut le constater en parcourant son livre.

Un ouvrage collectif

Pour écrire cet essai, l’architecte de formation a fait le tour du Québec durant deux ans pour rencontrer différents intervenants et surtout, les acteurs sur qui reposent les écoles de demain. Son ouvrage regroupe donc les idées d’une cinquantaine d’experts liés de près ou de loin au milieu de l’éducation : enseignants, psychologues, politiciens, commissaires, directeurs de ressources matérielles et architectes, etc. Sans oublier, bien sûr, les principaux utilisateurs des écoles : les enfants. Car, eux aussi ont eu leur mot à dire ! 

L’essayiste a d’ailleurs fait un passage au Saguenay, puisque le Cahier 2 de son livre présente le projet-pilote Au Millénaire (école Médéric-Gravel), à La Baie.

À lire !

Plus qu’une réflexion, cet essai nous permet de saisir l’importance de créer des établissements d’enseignements pensés par et pour les étudiants et le personnel qui y travaillent.

Comme le dit si bien Jean-René Dufort en préface: « (...) Ce livre devrait être placé dans le rayon « Bibles » au département construction du ministère de l’Éducation du Québec. À la suite de cette lecture, votre appétit pour de belles écoles sera insatiable. Puis, vous irez mener votre enfant dans une école rectangulaire des années 1960 qui sent le moisi, entourée d’une clôture Frost. Vous passerez par la porte de droite, car on m’a dit que par celle de gauche, il y a des briques qui tombent… ».

Architecture

L'église Sacré-Coeur, un joyau néogothique

RÉDACTION PUBLICITAIRE / L’église Sacré-Cœur qui, du haut de son promontoire, veille sur la petite maison blanche et le quartier ouvrier du bassin, doit sa reconnaissance patrimoniale à sa valeur historique et architecturale.

Témoin de la présence et de l’œuvre des Eudistes à Chicoutimi, l’église Sacré-Cœur a été érigée de 1903 à 1905 selon les plans de l’architecte René-Pamphile Lemay. L’immeuble patrimonial présente un intérêt architectural particulier en raison de son style néogothique, style romantique préconisant un retour à l’architecture médiévale. 

Au Canada, le néogothique a fait son apparition vers 1820. L’église Sacré-Cœur, construite au début des années 1900 témoigne donc de la persistance de l’influence néogothique au tournant du XXe siècle.

Sa tour-clocher disposée au centre de la façade et surmontée d’une flèche, ses ouvertures à arc brisé ainsi que ses contreforts et ses pinacles ornés de fleurons qui encadrent la face extérieure du bâtiment, sont autant d’éléments architecturaux qui illustrent bien ce style.

Autre trait distinctif de cette église : son plan en croix latine composé d’une nef à trois vaisseaux, d’un transept et d’un chœur en saillie terminé par une abside à pans coupés.