Le départ de Martin Mondou et Daniel Renaud vers le Défi mondial des moins de 17 ans, au Nouveau-Brunswick, ouvre la porte à l’entraîneur adjoint Steve Larouche, qui dirigera les Cataractes pour les deux prochaines semaines.

Steve Larouche sous les réflecteurs

CHRONIQUE / Les jeunes Cataractes seront orphelins au cours des deux prochaines semaines. Martin Mondou et Daniel Renaud seront tous les deux de l’aventure au Défi mondial des moins de 17 ans, une expérience si importante dans leur cheminement d’hommes de hockey qu’ils ne peuvent se permettre de la louper même si leur équipe navigue sur une mer agitée depuis le début de la saison.

L’effet domino, c’est que ça ouvre la porte à une aventure enrichissante pour Steve Larouche, qui sera aux commandes de l’équipe. En poste comme adjoint depuis 2011, l’ex-hockeyeur professionnel espère lui aussi graduer comme tout le monde un de ces jours. Il a bien failli avoir sa chance il y a quelques années, terminant deuxième du processus de sélection à Charlottetown derrière Jim Hulton, qui est toujours en poste. Au fil des saisons, Larouche a eu d’autres entrevues, mais la chimie n’a pas opéré. Pas encore.

C’est donc dans son patelin que le Trifluvien se retrouvera sous les réflecteurs. D’accord, ce sera temporaire. Ça ne sera pas moins intéressant. «J’ai dirigé quelques matchs dans le passé ici et là, mais c’est la première fois qu’on me confie une équipe pour une si longue période. C’est sûr que c’est excitant», sourit-il. «Par contre, je n’ai pas l’intention de changer beaucoup de choses. Je crois au plan en place. Ma personnalité est différente de celle de Dan (Renaud), mais nos méthodes se rejoignent.»

Le travail de Larouche sera sans aucun doute épié. Regardez le sort qui attendait Steve Hartley à Drummondville, lui qui avait reçu pareille mission ces deux dernières années pendant que Dominique Ducharme pilotait au Championnat du monde de hockey junior. Si les Voltigeurs ne le retenaient pas cet été, il aurait obtenu sa chance ailleurs.

Mario Pouliot avait aussi bénéficié de responsabilités accrues à ses deux premiers séjours avec les Huskies de Rouyn-Noranda lorsqu’André Tourigny quittait pour ses expériences internationales, et ça l’a sûrement aidé à décrocher des emplois à Baie-Comeau et Bathurst.

Une audition?

Larouche refuse quand même de voir les prochaines semaines comme une audition. «Ça ne m’a pas traversé l’esprit. Je suis bien ici. Je suis pleinement concentré sur ce qui se passe ici. S’il y a des gens qui en profitent pour découvrir ce que je peux faire, ça ne peut pas être mauvais. Mais pour être honnête, ma priorité absolue en ce moment, c’est de préparer l’équipe pour gagner nos matchs. Je suis tellement mauvais perdant!»

Larouche ne plonge pas seul. Il s’estime chanceux d’avoir Rémi Royer et Mario Carrière à ses côtés pour ce segment. «À nous trois, on a quand même vu pas mal de hockey! Et on connaît très bien nos joueurs. Ça va bien se passer.»

Renaud est lui aussi convaincu qu’il laisse l’équipe entre bonnes mains. «On travaille de concert durant la saison, mes adjoints sont très impliqués au quotidien. Rien ne sera vraiment nouveau pour eux, mis à part la gestion de match», indique Renaud. «Or, j’estime que la plus grande partie du travail d’entraîneur, c’est tout le reste. Les entraînements, les valeurs à transmettre, la préparation. Le match comme tel, il appartient surtout aux joueurs, et les entraîneurs sont là pour prendre des décisions en conséquence. J’ai confiance que tout va bien se passer.»

Ça commence jeudi à Blainville-Boisbriand. Un test, puisque les jeunes Cataractes ont été brassés pas mal à leur premier rendez-vous de la saison face à l’Armada. Dans le camp des Shawiniganais, vous pouvez être sûr que cette défaite n’a pas encore été pleinement digérée par le groupe en place…

CHIFFRE DE LA SEMAINE

25

C’est le nombre de points encaissés par le Drakkar de Baie-Comeau en 16 matchs depuis le début de la saison, ce qui procure aux hommes de Martin Bernard le meilleur départ de l’histoire de la concession.

Parce que la dernière saison n’avait pas été à la hauteur des attentes, le Drakkar a été peu cité parmi les favoris pour soulever la Coupe du Président en 2019. Une erreur. Après tout, cette équipe a été bâtie sur le même cycle que les Mooseheads d’Halifax. Avec un ou deux ajouts ajouts aux Fêtes, le Drakkar va pouvoir rivaliser avec n’importe qui lors de la prochaine grande valse du printemps.