Steve Turcotte
Le Nouvelliste
Steve Turcotte
Carey Price a vu pas mal de caoutchouc lundi soir au Centre Bell.
Carey Price a vu pas mal de caoutchouc lundi soir au Centre Bell.

Price ne peut tout faire seul

COMMENTAIRE / Permettez que je salue Louis, un grand fan de cette colonne sur les matchs du Canadien. Ce bon vieux Louis n’a qu’une seule plainte à formuler: il déteste l’expression «grande valse du printemps» pour imager les éliminatoires.

J’ai une bonne nouvelle pour Louis. Il sera épargné dans les prochaines semaines. C’est terminé, la course aux séries! Kaput!

De semaine en semaine, le Canadien s’enfonce. Pas assez au goût de ceux qui rêvent de voir les Glorieux repêcher Alexis Lafrenière. Mais suffisamment pour évacuer toute chance de remontée dramatique au classement…

Lundi soir, les Capitals se présentaient sur la glace du Centre Bell sans Monsieur Alexander Ovechkin, en pénitence parce qu’il a boudé le match des Étoiles. Le Canadien a marqué dès les premiers instants du match. Voilà un bon départ pour donner le ton à la semaine, non?

Non, justement. Le Canadien a eu ensuite des ennuis sur l’avantage numérique, et les joueurs des Capitals se promenaient dans l’enclave devant Carey Price sans être importunés. Pas sûr que vous avez assez de vos doigts pour comptabiliser les surnombres accordés aux Capitals. Price a beau avoir tenu le fort, les Capitals ont fini par l’avoir à l’usure.

Le Canadien n’a pas abandonné en troisième. Mais quand ton attaquant le plus utilisé est un vétéran de 36 ans qui n’avait pas d’emploi il y a un mois, c’est signe que tu n’as pas la puissance pour tirer de l’arrière face à un club aussi aguerri.

Les partisans qui ont payé le gros prix pour voir ce match depuis le Centre Bell peuvent au moins se consoler en se disant qu’ils ont vu Dale Weise marquer à son 500e match. C’est sympathique, son histoire. Weise a toujours défendu ce maillot avec fierté.

Et bon, il a quand même rapporté Philip Danault lorsqu’il a quitté une première fois l’organisation via transaction en 2016. Juste pour ça, Weise méritait de vivre une soirée comme celle-là dans la métropole. En même temps, sa présence dans l’alignement montre à quel point le Canadien est démuni avec une infirmerie engorgée par les Drouin, Gallagher et Byron.