Claude Bouchard est heureux au Saguenay, où l’entraîneur-chef Yannick Jean lui fait confiance en lui déléguant pas mal de responsabilités.

En paix, Claude Bouchard

La poignée de main est franche, le feu est toujours bien visible dans ses yeux. Claude Bouchard ne changera jamais. Il va droit au but, il n’a pas de temps à perdre.

Six mois après avoir quitté son job de pilote chez les Cataractes, il est comme un poisson dans l’eau à Chicoutimi, de retour dans son rôle d’adjoint à Yannick Jean chez les Saguenéens. 

Bouchard n’a peut-être plus les feux de la rampe pour lui. Soyons honnêtes, il est du genre à ne pas détester ça! Il n’est pas le capitaine à bord non plus. Mais il a retrouvé son Saguenay, qui lui a tant manqué l’an dernier. «J’ai été parti tellement longtemps. Un peu partout, pendant une quinzaine d’années. Ça m’a frappé l’an dernier. Les derniers mois ont été longs. L’ennui, tu as beau essayer, tu ne contrôles pas ça. Pour moi, ce fut une décision logique de revenir chez nous», rappelle Bouchard. 

Bien sûr, la chute abrupte des Cataractes le printemps dernier n’a fait que renforcir ses états d’âme. «Martin (Mondou) était au courant de mes sentiments depuis un bon moment. Ça n’a pas rendu cette élimination plus facile à accepter pour autant. C’est la tache noire à un parcours presque parfait. Quand tu regardes à partir de mon arrivée à Shawinigan, on peut dire que ça s’est très bien passé. On s’est rendus en grande finale face aux Huskies. Puis en saison régulière l’année suivante, ça roulait. Plus ça avançait par contre, plus le départ prématuré d’Anthony Beauvillier nous a fait mal. Sur glace, mais surtout hors glace. Son leadership, on n’a pas été en mesure de le combler. On le savait, les sociogrammes faits avec Pierre Villemure étaient clairs.»

Aussi, quand la zizanie s’est installée dans le vestiaire en fin de saison, il devenait difficile pour Bouchard, contesté dans son propre bureau d’entraîneurs, de régler le problème. «En ce qui concerne la gestion des joueurs, je ne changerais rien. Mais pour le reste, c’est sûr que si je pouvais revenir en arrière, il y a des choses qui changeraient», lance le coloré homme de hockey sans se défiler. «Ceci dit, j’ai adoré mon séjour à Shawinigan. Ça prenait du cran comme directeur-gérant pour faire un changement d’entraîneur en février et ramener à la barre de l’équipe un gars qui n’avait pas été pilote depuis 2006. J’ai attendu ce coup de fil longtemps. Je voulais tellement une deuxième chance. Je suis très reconnaissant envers Martin (Mondou) de me l’avoir donnée. Je regarde encore un peu ce qui se passe chez vous, je vois que les fans sont toujours au rendez-vous même si l’équipe est en reconstruction. Des foules de 3000 personnes dans ces conditions, c’est génial!»

Pilote un jour…

Bouchard vient d’atteindre le cap de la cinquantaine. Il se voit finir sa carrière aux côtés de son chum Jean, qui lui délègue pas mal de responsabilités. Bon, si jamais un club à maturité lui lance un S.O.S., il avoue que l’instinct l’obligera à analyser la proposition! 

«Je n’attends plus aux côtés du téléphone. Je suis en paix avec mon parcours. Mais bon, j’ai appris que dans mon métier, il ne faut jamais dire jamais! J’ai l’afficheur sur mon téléphone, je sais à qui répondre si jamais il sonne une autre fois», rigole Bouchard.

Étienne Montpetit

«Je veux gagner»

Étienne Montpetit ne semble pas trop effrayé à l’idée de quitter Val-d’Or à la prochaine période de transactions. Le vétéran de 20 ans, identifié par bien des observateurs comme le meilleur gardien du circuit, sait que son nom circule dans les rumeurs. Comptez  quand même sur lui pour dormir sur ses deux oreilles.

«Les rumeurs, il y en a toujours un peu. Ça fait partie du hockey. Tu ne peux pas te laisser affecter par ça», a lancé celui qui a éliminé les Cataractes le printemps dernier. Il avait par la suite donné une petite frousse aux Sea Dogs, les éventuels champions de la Coupe du Président. 

Montpetit sait qu’il en est à ses derniers milles dans le hockey junior. Aussi espère-t-il faire partie d’une équipe qui a les armes pour veiller tard lors des prochaines séries. Or les Foreurs forment actuellement l’une des équipes les plus jeunes de la LHJMQ. «Je veux gagner. Idéalement, j’aimerais que ça arrive avec les Foreurs…», a expliqué Montpetit, qui n’a pas voulu se compromettre plus. «Je n’ai pas de contrôle sur ce qui va se passer. Mais ce qui est clair, c’est que je veux gagner», a-t-il répété.

Chiffre de la semaine

2500 $

C’est le montant de l’amende imposée aux Wildcats de Moncton, qui avaient puni leurs joueurs en ajoutant une séance d’entraînement sur glace quelques minutes après un revers de 5-1 subi jeudi dernier. 

Le pilote Darren Rumble a vu rouge après cette quatrième défaite d’affilée, et décrété qu’il restait suffisamment d’énergie dans le réservoir de ses joueurs pour les retourner sur la surface de jeu une fois que les amateurs de hockey étaient rentrés chez eux!

Après un départ canon, où ils avaient même trôné au sommet du classement général, les Wildcats n’arrivent plus à emmagasiner des points au classement général. Ils ont chuté au 10e rang du classement général, avec une fiche globale de 13-11-3.

En passant, la méthode de Rumble n’a pas produit les effets recherchés. À leur sortie suivante, les Wildcats ont été battus 2-1 par les Sea Dogs!