Mario Durocher reprend du service avec le Drakkar.

Durocher à la rescousse d’un vieux chum

CHRONIQUE / Un chum, c’est un chum! Mario Durocher a accepté de venir à la rescousse de Martin Bernard, dont l’équipe ne livre pas la marchandise prévue sur la Côte-Nord.

Avec une équipe bourrée de premiers choix, le Drakkar performe comme l’an dernier, à sa première année de construction avec tout le monde à bord. À titre de comparaison, au même stade de développement avec les Cataractes, Martin Bernard avait guidé les Beauvillier, Gignac, Girard, Welsh et compagnie jusqu’au top 5!

Le constat est sûrement difficile à accepter pour le directeur-gérant Steve Ahern, qui voit d’autres équipes misant sur du jeune talent comme les Mooseheads, l’Océanic et les Voltigeurs connaître beaucoup de succès.

Le patron a d’ailleurs passé la dernière semaine derrière le banc aux côtés de Bernard, signe évident qu’il commençait à taper du pied. «Je suis comme un chien de garde pour les joueurs. Ils savent que je suis intransigeant. En même temps, je sais reconnaître quand ils font des bons coups. Je pense que ma présence aide», soulignait Ahern samedi, après la victoire du Drakkar.

Bernard indiquait pour sa part que c’était à sa demande, si Ahern l’avait retrouvé derrière le banc. «C’est un excellent homme de hockey. Avec de l’expérience. Pourquoi je me priverais de ça? En plus, Steve est notre entraîneur des gardiens. Tout ça fait un bon mélange.»

Le hic, c’est qu’Ahern ne pouvait pas s’y installer à temps plein, car il est aussi directeur d’école. C’est là qu’entre en jeu Durocher, qui s’est séparé à l’amiable des Foreurs de Val-d’Or après la dernière période des transactions.

Martin Bernard cherchait à s’entourer de plus d’expérience derrière le banc.

Durocher est un entraîneur-chef dans l’âme mais il a déjà servi d’assistant dans le passé. Bernard le secondait dans le midget AAA à Magog puis dans la LHJMQ à Victoriaville quand ils ont bu dans la coupe Air Canada et la coupe du Président. Ce genre de tableau de chasse commun tisse des liens serrés. Fallait voir le visage de Durocher à pareille date il y a deux ans quand on lui avait demandé de commenter le congédiement de Bernard à Shawinigan pour comprendre à quel point il a de l’affection pour son ex-adjoint.

Les voilà réunis à Baie-Comeau, dans des rôles inversés. Il sera intéressant de voir si la nouvelle dynamique permettra au Drakkar de naviguer sur une mer un peu moins agitée. Le potentiel est au sein de l’alignement. Reste à tout mettre ensemble et à créer de la constance. La très grande expérience de Durocher pourra certainement aider.

Olivier, une conclusion logique

Mathieu Olivier peut attaquer le dernier droit de la saison et les séries l’esprit en paix. L’ex-Cataractes a accepté un contrat d’un an avec les Admirals de Milwaukee – filiale des Predators de Nashville – la saison prochaine, qui lui garantit donc une chance chez les pros.

Jamais repêché, Olivier a néanmoins participé aux deux derniers camps des recrues des Predators, où il s’est notamment fait remarquer pour avoir livré un furieux combat à Bokondjii Imama. Les Predators avaient promis de le garder à l’œil. Ils ont tenu parole. Olivier est en train de signer sa plus lucrative campagne chez les juniors avec le Phoenix de Sherbrooke. Il revendique 42 points en 57 matchs, dont 23 buts. Le cap des 30 buts est à sa portée. Ce rendement a convaincu les Admirals de passer à l’action. Quant au Phoenix, Jocelyn Thibault ne regrette sûrement pas d’avoir sacrifié un choix de deuxième ronde pour mettre la main sur ses services. Surtout que sa présence risque d’être encore plus précieuse en séries quand l’espace va rétrécir sur la glace…

Xavier Bouchard doit apprendre à accepter ses erreurs

Le prochain repêchage de la LNH s’annonce faste pour la LHJMQ. Parmi les joueurs qui seront repêchés, il y a le Trifluvien Xavier Bouchard, l’un des ténors du Drakkar à la ligne bleue.

À 6’3’’, avec des habiletés naturelles bien au-dessus de la moyenne, Bouchard est susceptible de faire saliver bien des clubs.

En même temps, son jeu ne reflète pas actuellement tout le potentiel qui l’anime. Pas évident, pour un jeune de 17 ans, de bien gérer cette pression qui vient avec cette grosse année du repêchage. Rappelez-vous Maxime Comtois l’an dernier…

Xavier Bouchard

«Xavier a des affaires à travailler. Il se met beaucoup de pression», confie son entraîneur Martin Bernard.

«Il est tellement perfectionniste. C’est un jeune incroyable, qui fait tout en fonction de devenir un joueur de hockey. Il doit toutefois apprendre à vivre avec ses erreurs. Présentement, lorsqu’il en commet une ou deux, il a tendance à changer sa façon de jouer, comme si le repêchage était demain matin. Ça ne donne rien d’essayer de devenir un superhéros quand ça arrive. Le hockey, c’est un sport d’erreurs. Dans son cas, c’est un ajustement mental à faire. C’est moins évident à faire qu’on le pense. On travaille avec lui là-dessus. Parce que les outils pour passer au prochain niveau, il les possède.»