Yanick Jean ne le cache pas. Il a été surpris de recevoir le coup de fil du président des Tigres de Victoriaville, Johnny Izzy, la semaine dernière, pour lui offrir le poste de directeur général.

Yanick Jean surpris de l'appel

Yanick Jean ne le cache pas. Il a été surpris de recevoir le coup de fil du président des Tigres de Victoriaville, Johnny Izzy, la semaine dernière, pour lui offrir le poste de directeur général.
Le Chicoutimien, qui a été l'entraîneur-chef des Tigres pendant sept saisons, avait été congédié par son prédécesseur, Jérôme Mésonéro, à la fin de la dernière saison. Ce dernier a depuis quitté également pour accepter un poste avec l'Avalanche comme directeur du recrutement au Québec.
Joint hier à la suite d'une conférence de presse à Victoriaville pour officialiser son contrat de trois ans, Yanick Jean, ne cachait pas sa joie de revenir dans l'organisation avec laquelle il est associé depuis 2007. «Je vais chercher une stabilité pour ma famille. Pour le moment présent, c'est la meilleure chose pour moi», a-t-il confié, avouant qu'il ne s'attendait pas à revenir avec les Tigres, encore moins si rapidement.
«Dans le hockey, avec l'expérience, j'ai appris que ça vire souvent vite. Il faut être prêt à toute éventualité», de confier Yanick Jean qui assure ne garder aucune rancoeur à la suite des événements des derniers mois. «C'était une question de circonstances uniquement», a-t-il estimé.
«Je connais les gens qui travaillent dans l'organisation. Ce sont des personnes loyales et dédiées à la cause. Ils savent comment je le suis également dédié à la cause», a-t-il repris.
Corde à son arc
Pour la première fois de sa carrière, Yanick Jean occupera un emploi au deuxième étage. Un «gros défi» qu'il a bien hâte d'entamer. Sa première tâche sera de régler le dossier des joueurs de 20 ans alors que les Tigres ont un surplus. Il ne pense pas s'ennuyer de l'action, du moins à court terme. «Ça faisait 13 ans que je faisais ça en ligne. Prendre un peu de recul pour revenir plus fort, c'est correct. Je ne fais pas une croix sur le coaching, mais je ne ''coacherai'' plus jamais à Victo», d'annoncer l'ancien défenseur des Saguenéens qui a lui-même demandé à faire inclure une clause dans son contrat qui stipule qu'il ne pourra pas revenir derrière le banc des Tigres.
«C'est le seul moyen qu'on puisse avoir une entière confiance le nouvel entraîneur et moi», de souligner Yanick Jean qui a admis ne pas connaître Bruce Richardson. Il l'a rencontré pour la première fois hier matin.