L’entraîneur-chef du club de water-polo Les Piranhas de Saguenay, Normand Cantin (à l’avant), entouré de jeunes et d’entraîneurs du club, de gauche à droite: Henri et Jenny Situ, Jérémy Girard, Alexandre Blaney, Mathieu Brodeur, Jacob Lavoie et Élizabeth Lavoie.

Water-polo à Saguenay: les Piranhas en quête de relève

Après avoir connu sa meilleure saison en termes de résultats et d’effectifs il y a deux ans, le club de water-polo Les Piranhas de Saguenay traverse un creux de vague. Pour favoriser le recrutement de nouveaux membres, l’entraîneur-chef du club, Normand Cantin, propose deux séances d’essai gratuites aux jeunes âgés de 8 ans et plus qui voudront essayer ce sport olympique, au cours des prochaines semaines. Si tout va bien, il espère pouvoir réunir une relève suffisante pour participer à nouveau à des compétitions provinciales.

Grand manitou du seul club de water-polo au Saguenay–Lac-Saint-Jean, Normand Cantin en est à sa 11e saison comme entraîneur-chef du club. Ses protégés s’entraînent deux fois semaine à la piscine du Foyer des loisirs, soit le mercredi, de 17h30 à 19h, et le dimanche, de 16h30 à 18h. « On donne deux essais gratuits pour voir si l’enfant a un intérêt et après on y va graduellement. »

Il y a deux ans, l’équipe comptait 17 membres et était même parvenue à remporter la médaille de bronze contre des clubs plus importants d’ailleurs au Québec. Mais depuis, de bons éléments ont quitté pour aller essayer d’autres sports ou pour se trouver un emploi étudiant. Deux filles et cinq garçons font toujours partie de l’équipe des Piranhas, tandis qu’un ancien joueur, Alexandre Blaney, est devenu entraîneur adjoint.

Fin du mixte

Il y a deux ans, les clubs avaient le droit de former des équipes mixtes, un avantage pour les petits clubs qui n’avaient pas assez de membres pour faire une équipe complète de garçons ou de filles. Mais depuis l’an dernier, la Fédération de water-polo du Québec a décidé de ne plus permettre les équipes mixtes dans les tournois provinciaux. « Ça ne nous a pas aidés », reconnaît Normand Cantin.

« Nous avions moins de problèmes avant parce qu’on pouvait quand même participer à des tournois où tous nos joueurs pouvaient jouer. Souvent, on compensait avec des jeunes. Mais ça ne nous a vraiment pas aidés, nous et d’autres petits clubs à l’extérieur. »

Les clubs peuvent encore former des équipes mixtes lors de compétitions interclubs, contre les Hydres de Québec par exemple, mais pas pour les tournois provinciaux. Pour pallier le manque, la fédération leur a suggéré de s’appeler entre entraîneurs pour former des équipes (13 joueurs), mais les jeunes veulent représenter leur club et jouer avec les membres de leur club, pas avec d’autres.

Cela dit, Normand Cantin assure que même s’ils sont moins nombreux, ses troupes n’ont rien à envier aux clubs des grands centres. « Il y a deux ans, à Québec, on a gagné la médaille de bronze. On avait perdu l’avant-dernier match et je leur ai dit que c’était normal d’avoir perdu parce que cette équipe s’entraînait cinq fois semaine pour un total de 12 heures et nous, on s’entraîne quatre heures. Mais après, on est allé chercher notre médaille de bronze », raconte Normand Cantin.

En plus d’avoir gagné une médaille, les jeunes ont pu grandir de cette expérience, puisqu’ils ont appris à perdre et surtout, à se relever.

Pour obtenir plus d’information sur le club de water-polo Les Piranhas de Saguenay, consultez la page Facebook ou écrivez un courriel à wpolosag@gmail.com.