Martin Pouliot signe pour quatre ans avec les Voyageurs [VIDÉO]

Martin Pouliot poursuivra son aventure à la barre des Voyageurs de Saguenay. L’entraîneur-chef de la formation régionale de la Ligue de baseball élite du Québec a accepté une prolongation de quatre ans.

Le nombre d’années correspond exactement aux demandes initiales de l’entraîneur au terme de son premier contrat, d’une durée de trois ans. Les négociations avec le gouverneur Guy Hébert et la présidente Audrey Tremblay ont abouti au cours des derniers jours. « Dans mon cœur, c’est sûr que je voulais revenir. C’est sûr qu’une couple d’équipes m’ont parlé. J’ai regardé les différentes avenues et ce qui serait le mieux pour moi. J’en venais toujours à la conclusion que la plus belle place à diriger dans le baseball junior, c’est au Saguenay, et je me sens privilégié de pouvoir le faire un autre quatre ans », a laissé tomber Martin Pouliot, lors d’une conférence de presse pour en faire l’annonce.

« J’ai un plan, je l’ai élaboré à Guy. J’ai dit que je voulais m’en aller avec beaucoup de gars de 17-18 et 19 ans. Si je voulais obtenir un contrat de quatre au lieu de trois, c’est pour avoir deux coups avec une équipe à maturité, quand mes gars vont arriver à 21 et 22 ans, a-t-il expliqué. Je pense qu’on a un bon noyau de 3-4 bons joueurs de 17-18 ans qui font partie des meilleurs de la province. Il faudra essayer de travailler des transactions pour en ajouter le plus possible et quand ces joueurs-là auront 21-22 ans, qu’on aspire au championnat que toutes les équipes courent après. »

Malgré sa longue carrière comme joueur puis entraîneur dans la LBJEQ, Martin Pouliot n’est pas très habitué aux reconstructions. Lors de ses passages à Charlesbourg et Québec, ces deux équipes se retrouvaient la plupart du temps au sommet et non le contraire. « On a perdu neuf gars de 22 ans. Ils vont être durs à remplacer et souvent, on va demander à des gars de 18-19 ans qui ne sont pas encore prêts de le faire. C’est juste de les élever de la bonne manière et de bien les faire travailler », de mettre en contexte l’entraîneur. Quand je suis arrivé ici, il y avait une base de joueurs de 19-20 ans. Là, je reprends un club à 0. Le défi est bon. J’aurais pu aller ailleurs, mais dans mon cœur, dans ma tête, la plus belle place à diriger, c’est ici et je veux le faire encore. »

La nouvelle entente a été dévoilée en conférence de presse, en compagnie du gouverneur Guy Hébert.

« On risque de souffrir, de convenir Martin Pouliot. Je vais essayer de m’entourer de gars assez positifs plutôt que négatifs qui vont véhiculer un bon message. Tu peux essayer de travailler avec des jeunes et mettre en place une atmosphère positive, sans seulement te concentrer sur les résultats. On va essayer d’être le plus compétitif possible et de rester dans les matchs le plus longtemps possible. »

Joueurs régionaux

Cette reconstruction risque de passer par des joueurs de la région. Rappelant que près de la moitié de l’alignement de la dernière saison était composé de joueurs d’ici, Martin Pouliot a indiqué que cette base est cyclique. « Il faut que tu regardes comment le bantam AA et le midget AAA performent. Quand ça va moins bien, c’est un bon indicateur qu’il y a moins de joueurs de calibre. Quand ça va bien, tu as plus de chances d’amener des gars après ça », d’expliquer Martin Pouliot, convenant du même souffle que l’excellente saison dans le bantam AA augure bien pour l’avenir.

« On s’attend à ce que le midget AAA soit bon l’an prochain et d’ici 2-3 ans, on devrait voir ces gars-là avec nous », a-t-il indiqué.

« C’est sûr qu’à talent égal, je vais toujours prioriser des gars de la région. Je l’ai fait au repêchage », de noter Martin Pouliot qui, avec le premier choix, a sélectionné William Pichette du midget AAA régional, qu’il voulait absolument s’assurer de garder dans le giron des Voyageurs.

« Il faut aussi que le gars mérite sa place. On veut avoir la meilleure équipe possible », de préciser l’entraîneur-chef qui aura encore quelques obligations en raison de son travail de recruteur pour les Capitals de Washington.

Avant d’amener la coupe Stanley dimanche, Martin Pouliot avait sa bague qui lui a été remise cet été pour la conférence de presse annonçant son retour à la barre des Voyageurs.

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LA COUPE AU MONTAGNAIS DIMANCHE EN SOIRÉE

Martin Pouliot a profité de la rencontre avec les membres de la presse pour donner plus de détails sur la venue de la coupe Stanley, dimanche prochain. 

L’activité se tiendra en soirée à l’hôtel Le Montagnais, l’un des partenaires des Voyageurs. Auparavant, le recruteur des Capitals de Washington tiendra une activité publique à Québec en plus de prendre un moment avec des amis et membres de sa famille. Il devrait arriver au Saguenay à 19 h accompagné des deux protecteurs du précieux trophée. 

Comme les organisateurs ne connaissent pas exactement le nombre de personnes qui se déplaceront, ils ont loué deux salles. Dans la plus petite sera installée la coupe Stanley, où les gens pourront prendre des photos. La plus grande permettra aux gens de patienter à l’intérieur. « Le but que j’ai de ça, c’est d’en faire profiter le plus de monde possible », de mentionner Martin Pouliot, indiquant que toutes les mesures seront prises afin d’assurer un bon déroulement. L’accès sera également gratuit. 

« C’est le type d’événement que tu ne sais pas comment ça va finir. Tu penses d’être 50 ou 100 et finalement, tu te ramasses 400 ou 500 personnes. On veut éviter le plus possible que des gens attendent. On veut faire le mieux possible, mais des fois, l’événement grossit avec les médias et les médias sociaux. Tu peux te ramasser que le happening devienne super gros. » 

« L’heure que ça va finir, ça va être les deux Messieurs qui suivent la coupe Stanley qui vont décider », de confier le recruteur qui avait amené sa bague, laquelle lui a été remise au cours de l’été, quelques semaines après la conquête des Capitals. Toute une garnotte !


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EN BREF

• Dans les prochains jours, Martin Pouliot se mettra à la recherche de ses adjoints. Il a d’ores et déjà fait part de ses intentions de garder Pierre René, l’un de ses adjoints de la dernière saison. Les deux autres, Fred Lajoie et François Brunelle, ne seront pas de retour. « Je leur ai parlé la semaine passée. Ce sont deux gars super compétents. Ils peuvent se trouver du travail ailleurs. J’ai parlé à certains directeurs généraux en leur disant que ce serait de bons candidats pour eux. Si je peux les aider à dénicher un poste ailleurs, je vais le faire. Ils ont été très utiles l’an dernier et je ne leur souhaite que du bien dans le fond », d’insister Martin Pouliot. Pour compléter son personnel, il aimerait de préférence engager un entraîneur régional. Il a déjà deux candidats en tête.

• La formation midget AAA sera dirigée par Mathieu Dion en compagnie de Dany Coulombe, la saison prochaine. Comme le stipulent les exigences de Baseball Québec, un troisième entraîneur sera déniché au cours des prochains mois. Pour le bantam AA, les dirigeants des Voyageurs ont bon espoir de former le groupe d’entraîneurs d’ici la période des Fêtes. Gérée par l’organisation jonquiéroise, l’équipe bantam est la propriété de l’Association régionale de baseball. 

• Martin Pouliot mène depuis son retour en 2015 la bataille pour des territoires libres, mais ne croit pas que les répercussions des changements qu’il demande se feront sentir avant la fin de son nouveau contrat. Il espère qu’à compter de 2020, le repêchage de division permettra de sélectionner tous les joueurs sur le territoire, sans la protection de deux joueurs par équipe, comme c’est le cas présentement. Dans son combat, il peut compter sur un appui de taille, le président de la LBJEQ, Rodger Brulotte. Les gouverneurs doivent se pencher sur la question prochainement, ce qui serait une grosse victoire pour les petits marchés. L’impact réel serait connu à partir de 2022 et même 2023. « Si ça passe, c’est peut-être plus gros qu’un titre de division. C’est pour la pérennité et la parité de la ligue », d’estimer Martin Pouliot. 

• Le bilan financier final des Voyageurs devrait être connu d’ici quelques semaines. Il reste encore des comptes à régler, mais comme la présidente Audrey Tremblay le mois dernier, Guy Hébert confirme que les nouvelles sont bonnes. « On s’enligne pour être positif, c’est sûr et certain. On ne peut pas dire à quel niveau ce sera positif », d’indiquer Guy Hébert. Dave Ainsley