Après quatre saisons passées à la barre de la formation de baseball junior élite des Voyageurs, l’entraîneur-chef Martin Pouliot a mis fin à son association avec le club jonquiérois même s’il avait encore trois années à son contrat. Les deux parties ont mis fin à leur association d’un commun accord et se sont quittés en bons termes.

Martin Pouliot quitte les Voyageurs

L’entraîneur-chef des Voyageurs de Saguenay, Martin Pouliot, ne sera pas de retour à la barre de l’équipe de baseball junior élite de Jonquière l’an prochain. D’un commun accord, la direction des Voyageurs a accepté de mettre fin à son contrat de quatre ans auquel il restait encore trois années à écouler. Des motifs d’ordre familial et la conciliation avec son travail de dépisteur l’ont incité à prendre cette décision.

« C’est vraiment une décision personnelle qu’il a prise pour concilier travail et famille. Il voyage beaucoup l’hiver avec son travail de dépisteur pour les Capitals de Washington. C’est à sa demande qu’on a accepté de le libérer », a indiqué la présidente des Voyageurs, Audrey Tremblay. L’annulation du contrat a été finalisée jeudi dernier et les deux parties se sont quittées en bons termes.

« On tient à remercier Martin pour ce qu’il a fait pour l’organisation. On a eu de super belles séries il y a deux ans et les décisions qu’il avait prises à l’époque étaient vraiment des décisions de l’organisation. On savait que la dernière saison serait difficile. Ça risque d’être difficile encore pour les deux prochaines années, mais ça va toujours aller en s’améliorant, insiste-t-elle. On a quand même réussi à faire un bon repêchage et je ne suis pas inquiète pour les années à venir. »

Cela dit, le pilote des Voyageurs des quatre dernières années ne poursuivra pas non plus l’aventure avec les Voyageurs dans d’autres fonctions, même si les dirigeants avaient envisagé plusieurs possibilités pour le garder dans l’organisation. Les deux parties ont finalement préféré faire table rase pour permettre au nouveau venu de mettre sa propre touche.

Il y a un an, l’entraîneur-chef des Voyageurs, qui est aussi dépisteur pour les Capitals de Washington, avait fait plaisir aux amateurs de hockey et de baseball en apportant la coupe Stanley dans la région.

Perle à dénicher

La direction se lance donc à la recherche d’un nouvel entraîneur-chef pour poursuivre la reconstruction du club amorcée l’an dernier. Les candidats intéressés sont invités à se manifester au cours des trois prochaines semaines.

Consciente que le recrutement d’un nouvel entraîneur-chef représente un bon défi, la présidente des Voyageurs a confiance de dénicher la perle rare à temps pour que le nouvel élu ait le temps de faire ses devoirs en vue du repêchage de février.

« On a déjà quelqu’un qui s’est manifesté, mais on est ouvert à recevoir d’autres propositions. On va essayer de régler cela en décembre ou en janvier parce qu’il faut se préparer pour le repêchage en février. » Ce premier candidat est connu du milieu et il a œuvré dans la région et à l’extérieur.

Une base

Pour l’instant, l’organisation dispose déjà de deux adjoints en Pierre-Alexandre Tremblay et Pierre René. « La dernière fois que nous leur avions parlé, les deux nous avaient fait part de leur désir de rester avec l’organisation, peu importe si Martin (Pouliot) partait ou non. Il faudra qu’on leur reparle, mais à mon avis, les deux seront de retour avec nous. Par la suite, nous allons regarder, avec le nouvel entraîneur, pour qu’il puisse s’allier un quatrième adjoint et se fasse une équipe d’entraîneurs à son image », ajoute la présidente.

+

DES CHANGEMENTS SONT REQUIS

Même s’il quitte l’organisation des Voyageurs, Martin Pouliot jure qu’il continuera de plaider pour que la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ) apporte des changements dans la façon de bâtir le calendrier et, surtout, de repêcher les jeunes joueurs. 

Bien entendu, Pouliot ne sait pas ce que lui réserve l’avenir dans le baseball junior élite. Il ne ferme pas la porte à un contrat dans une autre équipe, mais pas pour le prochain été. « J’ai eu quatre belles années avec Saguenay et je n’ai que de bons mots à dire pour (la présidente) Audrey Tremblay et l’organisation. Mais l’hiver, je suis toujours parti dans mes valises et l’été aussi en plus. Il y a aussi mes enfants. Ma fille joue du soccer AAA et Samuel va commencer à jouer au golf. Je souhaite passer plus de temps avec eux », explique-t-il en entrevue téléphonique.

Martin Pouliot est fier du travail accompli au cours de ses quatre années à la barre de l’équipe et garde un précieux souvenir de la saison 2018. L’équipe avait alors ravivé la flamme des amateurs de la région en leur faisant vivre la fièvre des séries. « Ça faisait 25 ans que le club n’avait pas eu une telle fiche et c’était encore plus méritoire avec toutes les embûches (qu’il y a) contre le Saguenay. (À l’époque), ça m’avait fait de la peine d’échanger les Saad, Labrosse, Stanford, mais on l’a fait pour que l’année 3, on soit meilleur et on l’a été. Là, il faut refaire la même affaire », met-il en relief. 

Et à 51 ans, il n’était pas sûr d’avoir l’énergie nécessaire pour mener le bateau encore trois ans, alors que rien ne semble vouloir changer dans le circuit provincial, car les équipes bien nanties ne veulent pas partager leurs joueurs. « (En 2018), on avait gagné 27 matchs et fini premiers dans notre division. Mais les règlements de la ligue font que c’est dur pour Saguenay. Il y a le calendrier débalancé et on joue toujours contre Trois-Rivières, Charlesbourg et Québec. Le repêchage est inadéquat et fait en sorte que les meilleurs joueurs s’en vont aux meilleures équipes. C’est aussi ce qui a pesé dans l’équation. (...) Je trouve ça merveilleux ce qu’on a réussi à faire en 2018 avec toutes les embûches que l’organisation de Saguenay a dû surmonter. »

Continuer le combat

L’ancien pilote des Voyageurs promet de continuer à plaider en faveur des petits marchés même s’il devait se retrouver dans une autre organisation. 

« Je n’ai aucun pourparler présentement, car je veux profiter de mon été, mais si le téléphone sonne, j’évaluerai si ça vaut la peine. Par contre, ce qui est certain, c’est que si je me retrouve ailleurs, je ne changerai pas mon chapeau de bord. Je vais garder les mêmes convictions. Pour le bien de la ligue, il faudrait qu’il y ait des règlements qui changent afin que les concessions soient viables et puissent lutter à armes égales. »

« Si, pour une question d’argent, les autres équipes ne veulent pas voyager et ne venir au Saguenay qu’une fois aux deux ans, au moins, il faudrait nous donner les joueurs pour être capables de compétitionner avec les équipes de Québec et de Trois-Rivières. Ces équipes sont bonnes et elles mettent la main sur les meilleurs jeunes joueurs, alors c’est sûr qu’elles vont continuer à dominer. »

Pouliot préconiserait un repêchage universel où l’équipe la moins performante aurait le premier choix. Et si le joueur ne veut pas venir, l’équipe pourrait au moins l’échanger pour avoir d’autres joueurs en retour.

+

REPÊCHAGE DES JOUEURS DE 17 ANS

Les Voyageurs avaient protégé deux joueurs de leur filière midget AAA de la saison dernière et ils ont pu en ajouter deux autres lors de la séance de repêchage des moins de 17 ans, tenue samedi.

Outre Émile Tremblay et William Bradette-Paris, ils ont mis la main sur Maxime Tremblay, aussi du midget AAA, et Yan St-Pierre, qui a évolué dans le midget A. « Nous sommes allés chercher les quatre que nous pouvions aller chercher », a indiqué la présidente des Voyageurs, Audrey Tremblay. 

Parmi les joueurs de l’extérieur, les Voyageurs ont arrêté leurs choix sur Vincent Dantinne, Jacob April, Élie Belzile, Émile Maisonneuve et Samuel Caouette.

Le prochain repêchage aura lieu en février. Chaque formation établira une liste de protection et les entraîneurs et DG se réuniront ensuite pour procéder à la sélection en vue de la saison 2020.