Le lanceur partant Derek Côté a cédé sa place à Guillaume Chenard (lanceur gagnant) en début de quatrième manche, dimanche, au Stade Richard-Desmeules. Les Voyageurs de Saguenay l’ont emporté 9-8 face aux Alouettes de Charlesbourg.

Les Voyageurs ont eu chaud

Une chance que les Voyageurs de Saguenay s’étaient forgé une confortable avance de cinq points dès la première manche, dimanche, au Stade Richard-Desmeules, car les visiteurs, les Alouettes de Charlesbourg, semblaient partis pour leur jouer un vilain tour en début de septième avec une remontée de trois points. Heureusement, le releveur Kevin Fortin a été en mesure de tirer les marrons du feu pour permettre aux Voyageurs de l’emporter 9-8 dans une fin de match marquée par un peu de brouhaha.

En première, Charlesbourg a engrangé deux points aux dépens du partant Derek Côté, mais les locaux ont répliqué avec cinq points. En troisième, les Voyageurs ont ajouté un autre point sur un tir imprécis pour creuser l’écart à 6-2. Dans la manche suivante, les Alouettes ont réduit l’écart à 6-4 avant que les Voyageurs ne fassent appel à Guillaume Chenard en relève au monticule. Ce dernier a bien fait et il a d’ailleurs été crédité de la victoire tandis que la défaite a été portée à la fiche du partant de Charlesbourg Alexandre Laprise.

En sixième manche, les Voyageurs ont pu conforter leur avance à 9-5. Les Alouettes ont marqué un point sur un tir imprécis du receveur au deuxième pour contrecarrer un vol de but. Pour la dernière présence des Alouettes au bâton, Chenard a cédé sa place à Kevin Fortin. Ce dernier n’a pas eu la tâche facile, si bien que Jean-Philippe Chagnon s’est présenté au bâton avec les buts remplis. Il a claqué un long double qui a permis à trois coureurs de croiser le marbre avant que Fortin n’effectue le dernier retrait pour confirmer la victoire des siens.

Flammèches
En entrevue d’après-match, l’entraîneur Frédérick Lajoie, qui dirige la formation en l’absence de Martin Pouliot, était satisfait de la manière dont ses troupes ont réagi à l’attitude provocatrice des Alouettes en fin de rencontre. « Depuis deux jours qu’on parle qu’on manque d’émotion. On a vu qu’il y avait un peu d’émotion en fin de match ! Je suis content de la façon dont l’équipe a réagi. On s’est fait cracher dessus durant toute la rencontre par des joueurs qui ne fouleront peut-être même jamais le terrain de leur vie dans cette ligue », a commenté le coloré adjoint. « On vient de voir un esprit d’équipe qui pourrait créer des étincelles et je n’en voudrai jamais à mes joueurs d’appuyer leurs coéquipiers. »

Ce début d’escarmouche aurait découlé d’un regard sans doute peu amical de Fortin envers le banc adverse et d’une réplique de Lajoie à un joueur qui faisait le fanfaron. « Je lui ai demandé combien de bagues de championnat il avait et il ne semblait pas en mesure de me répondre. À partir de là, ça a commencé. Les joueurs qui sont sur le banc semblent très courageux de loin, mais de proche, ils l’étaient moins », a déclaré Lajoie qui ne s’attend pas à des sanctions. « Ça fait partie de la “game” et ça met un peu de piquant. C’est un bon match et ça va créer une rivalité. On a hâte de les revoir (mardi, à Charlesbourg). »

Cela dit, Lajoie convient que ça n’a pas été facile pour Fortin ni pour Côté d’ailleurs, « qui a quand même lancé une bonne performance, mais la défensive ne l’a pas appuyé. Sinon, il aurait probablement lancé une manche de plus », estime-t-il.

« (Fortin) était un peu rouillé au début parce que ça faisait longtemps qu’il n’avait pas lancé, mais (l’issue de) la rencontre s’est jouée bien avant. On a eu la chance de mettre ce match hors d’atteinte lorsqu’on a fait 6-2, mais on n’a pas été capables de gérer cette avance et de jouer sans pression. On se retrouve à 9-5 et on gère mal nos émotions et on accorde des buts sur balle. » À ses yeux, c’est le seul point négatif de la rencontre.