Les Diamants de Québec accèdent à la demi-finale de la Ligue de baseball junior élite du Québec. Ils ont maintenant rendez-vous avec les Ducs de Longueuil.

Les Diamants éliminent les Voyageurs

Un 7e match, un Stade Richard-Desmeules plein à craquer, une ambiance survoltée, une température idéale pour le baseball... Tout était en place pour une soirée mémorable aux Voyageurs, à Jonquière. Le lanceurs Vincent Ruel et les Diamants de Québec ont toutefois refusé de collaborer, jouant les trouble-fête dans le match ultime avec une victoire sans équivoque de 5-0.

Dès leur premier tour au bâton, les visiteurs ont refroidi les ardeurs de la foule avec trois points face à Maxime Dumas. Le double de Raphaël Prémont a ouvert le pointage, suivi d’une erreur sur un jeu difficile de William Tremblay et un simple et les locaux tiraient déjà de l’arrière 3-0. C’est tout ce dont Vincent Ruel avait besoin. L’as lanceur gaucher a été magistral dans ce duel sans lendemain, ne permettant que quatre maigres coups sûrs.

Les Voyageurs n’ont jamais réussi à placer deux coureurs sur les buts et Ruel a constamment pris les devants dans le compte. Il n’a eu besoin que de 83 lancers pour compléter la rencontre et envoyer les siens en demi-finale, dont 63 prises. Mention honorable au vétéran de 22 ans Yan-Éric Tremblay qui a réussi deux simples à ses dépens. Les autres coups sûrs ont été frappés par Marc-Antoine Tremblay en cinquième manche, et Mathieu Tremblay avec deux retraits en septième manche. 

«On n’a pas eu le départ souhaité. Quand les trois premiers frappeurs du match débutent avec un coup sûr, ça crée une tension sur l’équipe. Je ne sais pas si Max était un peu nerveux. Après, Ruel est embarqué à 3-0. Je pense que tout le monde était un peu comme “ouf”. On l’a mis en confiance et il a pris son rythme. Ç’a été pénible tout le long du match. On n’a pas eu de coureurs sur les buts. C’est une game plate à diriger parce que je n’ai pas dirigé. Ruel a été maître du début à la fin», a résumé l’entraîneur-chef Martin Pouliot, qui semblait particulièrement ébranlé par la défaite. 

«Il faut faire le travail, que tu réussisses à jouer parfaitement au bon moment et on ne l’a pas fait. C’est sûr qu’à brûle pour point, c’est sûr que je suis déçu. Je suis déçu de moi, de mes gars de tout le monde. C’est plate, c’est lourd. Demain, ce sera un autre jour et une autre journée va passer... Mettons que je vais garder les meilleurs souvenirs que les moins bons dans ma tête», d’annoncer Pouliot. 

«J’ai l’air d’un gars négatif, mais je pensais vraiment qu’on l’avait avant le match. Je sentais mes gars prêts. Aussitôt que le playball a été donné et les trois premiers coups sûrs, c’est comme s’ils nous ont sonnés. Ils ont fait ce qu’ils avaient à faire. Bravo à Québec. Quand tes trois premiers frappeurs embarquent devant une foule hostile. Chapeau à ces trois gars, Tremblay [Francis], Lemieux [Marc-Anthony] et Prémont [Raphaël] qui ont fait le travail. La meilleure équipe a gagné, faut croire», a-t-il laissé tomber, ayant une pensée pour ses joueurs de 22 ans. 

«Je ne pense pas qu’ils imaginaient finir leur carrière de même. On avait le momentum d’avoir gagné trois matchs en ligne. Il restait seulement un petit morceau à aller chercher et on n’a pas réussi. On est déçus. Les quatre entraîneurs, on l’est, et je suis certain que les 20 joueurs aussi», d’exprimer Martin Pouliot, disant ne pas regretter le moins du monde la transaction avec Charlesbourg qui a amené quatre joueurs de 22 ans à Jonquière.

En demi-finale, les Diamants affronteront les Ducs de Longueuil.