Patrick Girard a été repêché par l’équipe LAX, de Jason Belmonte, pour la Ligue de la PBA, qui se déroulait à la fin septembre, en Virginie.
Patrick Girard a été repêché par l’équipe LAX, de Jason Belmonte, pour la Ligue de la PBA, qui se déroulait à la fin septembre, en Virginie.

Voyage fructueux en Virginie pour le quilleur jonquiérois Patrick Girard

Dave Ainsley
Dave Ainsley
Le Quotidien
Le quilleur jonquiérois Patrick Girard a effectué un voyage fructueux en Virginie, aux États-Unis, le mois dernier, pour son retour à la compétition sur le circuit de la PBA.

En plus de participer à la Ligue de la PBA, après avoir été repêché quelques semaines plus tôt par le LAX, Girard a terminé le tournoi Cheetah, inscrit aux Séries mondiales, en 9e position.

D’entrée de jeu, l’ambiance était bien différente sans spectateurs. Patrick Girard mentionne que le protocole en place était très sécuritaire, avec la prise de température à l’entrée du salon de quilles, un questionnaire de santé obligatoire et différentes mesures afin de limiter les risques de contagion.

«Ça se faisait quand même bien, résume-t-il. C’était un peu plus difficile de se mettre dans un focus plus fort comme d’habitude. Quand il y a du monde, on se met dans une bulle pour pouvoir interagir avec les autres. C’était différent, tout comme de jouer avec le masque, même si c’est rendu une nouvelle normalité.»

Patrick Girard participait pour une deuxième année consécutive à la jeune Ligue de la PBA. Seulement 60 joueurs étaient sélectionnés pour la compétition par équipe, qui était de plus grande envergure, avec 12 formations, dont deux féminines.

Quelques semaines plus tôt, il avait été choisi par le capitaine de LAX, Jason Belmonte, meilleur joueur au monde, qui pouvait également compter sur Stuart Williams, Jakob Butturff et Anthony Lavery-Spahr. Les 75 premiers au classement par points avaient accès au repêchage, qui se déroulait virtuellement.

L’année dernière, Patrick Girard avait fait partie des Hitmen de Philadelphie, éliminés dès le premier tour. Cette fois, son équipe a atteint la demi-finale de division.

«Ce qu’ils essaient de faire avec la ligue, c’est de la mettre plus grosse et plus grosse chaque fois, pour que ça devienne quelque chose qu’on va faire plusieurs fois par année. Pour le moment, c’est la récompense d’une belle saison. Quand tu as eu une belle année et que tu as bien joué, c’est là que tu as le plus de chances d’être repêché», explique Patrick Girard.

«Encore une fois, j’ai été repêché et plus vite que l’année passée, fait-il valoir. C’est toujours plaisant d’entendre son nom. Pour nous, c’est un peu comme un mini repêchage de la Ligue nationale. Cette année, ils avaient bien organisé ça. On était tous sur Zoom et on devait faire des commentaires quand on était repêché. C’était super plaisant.»

Patrick Girard a également profité de son séjour en Virginie pour compléter le tournoi Cheetah, qu’il avait entamé en mars dans le cadre des Séries mondiales. La compétition battait son plein au moment de la pause mondiale forcée par la COVID-19 et le Jonquiérois avait dû rentrer au Canada en catastrophe à la mi-mars. Déjà parmi les 16 qualifiés pour la ronde finale après avoir terminé 13e sur 120 participants, il a finalement été défait en cinq matchs par Darren Tang, ce qui lui a donné la 9e place au cumulatif.

«J’ai juste pogné le mauvais poulain au mauvais moment», mentionne-t-il, se réjouissant que le périple ait été rentable financièrement.

À ce titre, depuis l’acquisition de la PBA par le groupe Bowlero l’an dernier, un joueur majeur détenant de nombreuses salles de quilles aux États-Unis, Patrick Girard constate que les bourses sont de plus en plus alléchantes. «C’est sûr que ça donne un bon coup de main. La ligue, si je prends ma bourse de l’an dernier et celle de cette année, la même position, c’est 3000 $ de plus», donne-t-il en exemple.

Son commanditaire, Motiv Bowling, en plus du Salon de quilles Jonquière, prend également en charge ses dépenses pour chaque tournoi. « Je suis bien organisé pareil », laisse-t-il tomber.

Pour la saison prochaine, après une réunion sur place, Patrick Girard se retrouve encore passablement dans le flou. L’objectif est de démarrer à la mi-janvier, si la pandémie reste contrôlée. « Ce qu’ils veulent surtout faire, c’est de rassembler beaucoup de tournois pour qu’on puisse être partis un bon nombre de semaines. Si on doit s’isoler en revenant, ça va valoir la peine. Si on part seulement une semaine et qu’on doit s’isoler deux semaines, ça devient frustrant », raconte Patrick Girard.

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LE SALON DE QUILLES JONQUIÈRE FERME TEMPORAIREMENT APRÈS SA QUARANTAINE

Après avoir observé une quarantaine à son retour de Virginie, Patrick Girard était prêt à reprendre son travail au Salon de quilles Jonquière, jeudi. Le passage de la région en zone orange a toutefois forcé sa fermeture complète et temporaire. 

Revenu le 1er octobre, Patrick Girard a passé les deux dernières semaines dans la roulotte familiale. «J’avais mes deux télés. J’avais tout ce qu’il fallait», assure le quilleur jonquiérois, mentionnant que la quarantaine était beaucoup plus sévère pour certains, dont son coéquipier Jason Belmonte, en Australie. 

Il a tout de même reçu deux appels de la santé publique pour s’assurer que tout était bien respecté. 

Le problème pour les dirigeants du Salon de quilles Jonquière se trouve notamment dans la limitation de 25 personnes dans un endroit public. Patrick Girard précise que la plupart des ligues regroupent 72 joueurs. «Ça devenait assez complexe de gérer ça. On n’a pas ouvert cette année pour la pratique libre, mais seulement pour les ligues. On voulait contrôler s’il y avait une éclosion. Avoir un registre de tout le monde qui passe dans une journée, ça peut être difficile. Avec juste nos ligues, c’était plus facile de savoir qui on devait appeler, ce qui n’est pas arrivé parce qu’on n’a pas eu d’éclosion ni de symptômes», de souligner Patrick Girard, espérant un retour rapide en zone jaune.