Après avoir dominé sa catégorie sur le circuit de la Coupe Québec de biathlon, le Saguenéen Vincent Girard s’apprête à faire ses premiers pas contre l’élite internationale, sous l’égide de l’olympien Jean-Philippe Le Guellec.
Après avoir dominé sa catégorie sur le circuit de la Coupe Québec de biathlon, le Saguenéen Vincent Girard s’apprête à faire ses premiers pas contre l’élite internationale, sous l’égide de l’olympien Jean-Philippe Le Guellec.

Vincent Girard recruté par Jean-Philippe Le Guellec

Vincent Girard s’apprête à faire son entrée dans la cour des grands. Le Chicoutimien de 18 ans a dominé le circuit de la Coupe Québec de biathlon dans la catégorie benjamin avec panache l’an dernier, tellement qu’il a attiré l’attention de l’olympien Jean-Philippe Le Guellec, qui a décidé de le prendre sous son aile.

Quand Jean-Philippe Le Guellec l’a contacté au début de l’été pour lui demander s’il voulait s’entraîner avec lui, le jeune homme avait un peu peine à y croire, mais cet appel l’a encore plus motivé à vouloir se dépasser.

« C’est un olympien qui a réussi plusieurs exploits ! C’est sûr que j’ai été flatté. Juste de me faire remarquer par des gens comme lui, ça motive ! Il sait de quoi il parle et j’ai pleinement confiance en lui par rapport à son entraînement et ses qualités d’entraîneur », relate en entrevue celui qui est membre du club civil Biathlon SagLac.

Comme il fait maintenant partie de l’équipe du Québec de biathlon, Vincent Girard devra aller s’entraîner régulièrement aux installations du Centre Myriam-Bédard, à Valcartier. Une étape rendue nécessaire pour continuer à progresser, surtout qu’il devrait faire ses premiers pas à l’international la saison prochaine. Le jeune homme a en effet dans sa mire une participation au Championnat du monde universitaire programmé en janvier 2021 ainsi qu’à une compétition à Whistler, en Colombie-Britannique, qui servira de sélection pour le Championnat du monde benjamin en 2021.

Continuer à progresser

Quand la saison a pris fin abruptement sur le circuit de la Coupe Québec, Vincent Girard s’imposait avec une confortable avance sur les jeunes de son âge, même s’il était le plus jeune du groupe. « J’arrivais avec une bonne avance sur les jeunes de mon âge. Il n’y avait qu’un gars de 18 ans qui était déjà sur les coupes du monde avec qui j’arrivais à rivaliser en ski de fond, mais je manquais juste plus de cibles que lui ,qui s’entraîne depuis longtemps avec Jean-Philippe. »

Le Saguenéen se préparait en vue des Championnats canadiens en mars lorsque la COVID-19 a mis fin à la saison.

N’empêche, le jeune homme constate avec satisfaction ses progrès. « Ça fait cinq ans que je fais du biathlon et le circuit de la Coupe Québec, et ça fait deux ans que je participe aux Championnats canadiens. Avant, je faisais ça plus pour le fun et pour m’amuser, avoue-t-il. Mais je vois que j’ai du potentiel et j’essaie de pousser davantage. Chaque année, mes temps d’entraînement et mon intensité s’améliorent. Je constate toujours une progression. Je vois que je suis parmi les meilleurs au Canada de mon groupe d’âge (benjamin 17-18 ans). »

Une progression qu’il a pu accomplir grâce à un entraînement spécifique que son entraîneur du club régional lui avait concocté et qui lui laisse entrevoir avec optimisme la suite des choses sous la supervision d’un homme de la trempe de Jean-Philippe Le Guellec. « Avec mon ancien entraîneur, je vois la progression que j’ai faite en un an et j’ai vraiment vu ce que ça m’avait apporté. J’ai vraiment pris une coche au-dessus des autres juste avec des entraînements spécifiques », souligne le Saguenéen, qui compte bien mettre tous les efforts pour continuer à s’améliorer sous les bons conseils de Le Guellec, qui a marqué l’histoire du biathlon canadien masculin.

Le jeune homme a aussi reçu une autre bonne nouvelle puisqu’il est maintenant supporté par Rossignol Canada pour la saison 2020-21. Comme toutes les pièces du puzzle semblent vouloir se mettre, l’étudiant en génie civil au Cégep de Chicoutimi évalue maintenant les options possibles afin de poursuivre sa formation et concilier son sport d’élite.

Enfin, en février dernier, Vincent Girard a eu le privilège de recevoir une bourse du Regroupement loisir et sport (RLS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean, des mains d’un autre olympien qui a marqué les sports de glisse, soit Alex Harvey, le fondeur canadien le plus décoré de l’histoire. Le jeune Girard, qui a terminé au 11e rang au Canada lors de la sélection pour les Jeux de la Jeunesse, était visiblement aux anges, lui qui se trouvait devant « un modèle pour tous ceux qui font du ski de fond et du biathlon ».

Le biathlète a aussi mérité cette bourse du RLS pour son excellente saison en 2018-19, à l’issue de laquelle il a conclu au 2e rang de sa catégorie. Une aide appréciée, il va sans dire, car la pratique d’un sport amateur d’élite n’est pas donnée.