Véronique Houde, au centre, est la nouvelle championne canadienne de tir au pistolet à air comprimé.

Véronique Houde sur la plus haute marche

À sa première participation au Championnat canadien de tir au pistolet à air comprimé, la native de Chicoutimi Véronique Houde a décroché la médaille d’or, à Cookstown, en Ontario.

Après avoir obtenu la sixième place de la ronde de qualification, elle a ensuite battu l’une après l’autre les sept autres finalistes pour causer la surprise et s’emparer du titre national. « Atteindre la finale était déjà tout un événement pour moi. J’allais enfin pouvoir pratiquer une finale dans des conditions réelles. Ce n’est que lorsqu’il ne restait plus que quatre tireuses que je me suis dit que je pourrais peut-être remporter une médaille », résume Véronique Houde.

La nouvelle championne canadienne a commencé la pratique de ce sport à l’hiver 2018 et a rapidement gravi les échelons depuis. La massothérapeute, qui demeure maintenant dans la région de Québec, s’est initiée au club de tir Les Castors de Charlesbourg après avoir été engagée pour donner un atelier de visualisation pour les membres. Dès son premier essai, elle a eu la piqûre et s’entraîne depuis plusieurs fois par semaine, malgré la difficulté de concilier son travail et son sport.

« Le tir est pour moi un tête-à-tête avec moi-même. Le reste de l’univers ne compte plus. J’adore comment ce sport m’amène à mieux prendre conscience de mon état intérieur, autant physiquement que mentalement. Malgré que je pratique régulièrement la méditation, il n’y a rien qui m’amène dans un calme mental comme le tir, et ce, malgré le stress de la compétition. J’aime aussi que je sois la seule responsable du résultat, peu importe le résultat obtenu », souligne Véronique Houde.

Rêve olympique

Grâce à ce résultat, et d’autres au cours de la dernière année, Véronique Houde a maintenant une place au sein des équipes québécoise élite et canadienne de développement de tir, ce qui lui ouvre la porte à participer à des Coupes du monde. Elle a déjà pris part au Grand Prix de Toronto, la seule compétition de calibre international à travers le pays. À 32 ans, elle rêve toujours aux Jeux olympiques, mais demeure consciente des étapes qui restent à franchir, ainsi que le travail sur sa route. « Il est trop tard pour les Jeux de 2020, mais ça ne fait que me donner plus de temps pour solidifier mes bases et ainsi améliorer mes performances », fait-elle valoir, rappelant qu’au tir à la cible, les athlètes peuvent rester compétitifs très longtemps. Contrairement à d’autres sports plus athlétiques, il n’est pas rare de voir des participants de plus de 50 ans dans les compétitions internationales.