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Malgré une chute qui l’a sérieusement sonnée samedi, à l’issue du départ groupé, la Baieriverain Valérie Maltais a été en mesure de prendre part aux deux dernières épreuves à son programme dimanche. Elle a signé une 13e position au 1500m et une 7e place au 5000m. Sur la photo, Maltais est épaulée par Ivanie Blondin après avoir chuté au terme de la course du départ groupé. Photo Rafal Oleksiewicz/Patinage de vitesse Canada
Malgré une chute qui l’a sérieusement sonnée samedi, à l’issue du départ groupé, la Baieriverain Valérie Maltais a été en mesure de prendre part aux deux dernières épreuves à son programme dimanche. Elle a signé une 13e position au 1500m et une 7e place au 5000m. Sur la photo, Maltais est épaulée par Ivanie Blondin après avoir chuté au terme de la course du départ groupé. Photo Rafal Oleksiewicz/Patinage de vitesse Canada

Valérie Maltais fière du travail accompli aux Mondiaux

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
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La patineuse de vitesse longue piste Valérie Maltais a fait preuve de beaucoup de caractère, dimanche, en prenant part à ses deux dernières épreuves de son programme très chargé des Championnats du monde à Heerenveen aux Pays-Bas. Sonnée lors d’une chute samedi à l’issue du départ groupé, la Baieriveraine a pu recouvrer ses moyens pour conclure ses quatre jours de compétition d’une belle façon, avec une 13e position et son meilleur temps de la saison au 1500 m ainsi qu’une 7e place au 5000 m.

Au 1500 m, Valérie Maltais a pris le 13e rang avec un temps de 1:57,417, terminant à 2,80 secondes de la gagnante, la Norvégienne Ragne Wiklund (1:54,613). De son côté, la Québécoise Béatrice Lamarche a fini 16e après avoir parcouru la distance en 1:58,995.

« Après ma chute d’hier (samedi), je n’étais même pas sûre qu’on allait me laisser patiner », a-t-elle indiqué dans une entrevue à Sportcom. À l’entrée du dernier virage de la course de samedi, Maltais avait tenté un dépassement extérieur sur une Italienne lorsqu’une concurrente polonaise a tenté de passer entre les deux patineuses. Maltais a chuté, ses patins sont entrés en collision dans les coussins et elle s’est ensuite cogné la tête sur la glace.

« Sur le coup, j’ai vraiment été sonnée. Nous étions dans le sprint final, tout est arrivé vite et je ne suis pas bien tombée dans les matelas. Je voulais finir la course, car j’avais trois points (remportés dans un sprint intermédiaire). Si cet accrochage n’avait pas eu lieu, j’aurais probablement fini cinquième », a poursuivi celle qui pensait avoir été coupée derrière la tête après sa chute.

L’athlète de 30 ans est demeurée en observation samedi soir et avait mal au cou et à la tête dimanche.

Incertaine

« (Dimanche matin), c’est comme si j’avais bu une bouteille de vin au complet et je ne savais même pas si j’allais patiner. Mais une fois que j’ai su que c’était le cou qui avait eu l’impact et que ce n’était pas une commotion cérébrale, j’étais confiante. »

Après son 1500 m, la patineuse était bien reposée et s’est classée septième au 5000 m. Sa coéquipière Isabelle Weidemann, d’Ottawa, a obtenu le meilleur résultat du Canada, alors qu’elle a pris la quatrième place à l’occasion de la première et seule course de 5000 m de la saison chez les femmes. L’athlète de 25 ans, une spécialiste des distances de fond, a enregistré un temps de 6:56,181, ce qui lui a permis d’égaler son meilleur résultat en carrière dans cette épreuve, elle qui avait également fini quatrième en 2019.

Quant à Valérie Maltais, elle s’est dite contente de ses courses. « Je dois encore travailler sur mon ouverture au 1500m, chose que je n’ai pas pu faire cette saison. Et au 5000 m, j’ai tenté de rester le plus longtemps possible avec Irene [Schouten] et c’était une bonne course. »

La Saguenéenne dresse donc un excellent bilan de ses Championnats du monde. « La poursuite par équipes, c’est passé tout proche de la médaille d’or et je pense que ça nous allume le petit feu de ne pas avoir eu ce que nous voulions. C’est vraiment motivant pour la prochaine saison et pour retourner à la planche à dessin, tout en espérant une saison régulière », a conclu celle qui avait le programme le plus chargé des Mondiaux avec cinq épreuves en quatre jours. Jeudi dernier, elle a bien amorcé les Mondiaux avec une 8e place au 3000 m, atteignant ainsi son objectif de finir dans le top-10. Vendredi dernier, elle a remporté la médaille d’argent avec Ivanie Blondin et Isabelle Weidemann à la poursuite par équipe, puis a réalisé une 8e place en finale du départ groupé avant de finir sur une bonne note avec une 13e place au 1500 m et une 7e au 5000 m. Elle conclut donc les Mondiaux avec trois top-10 individuels et une médaille d’argent en équipe.

Lamarche

Béatrice Lamarche avait elle aussi un gros programme à ces Mondiaux où elle a pris part au 500 m, 1000 m et 1500 m. La patineuse de 22 ans était ravie de sa 16e place au 1500 m de dimanche. « Pendant la course, je savais que ça allait bien. Les conditions étaient plus lentes que mon autre 1500 m que j’ai fait ici et mon temps était meilleur, alors j’étais vraiment contente. Tout était assez bien exécuté et je me suis vraiment bien sentie. »

Participer à trois courses aux Mondiaux n’était pas le plan prévu de l’athlète de Québec. « J’ai sauté sur l’occasion de faire les trois distances et je suis contente d’avoir bien performé, car j’étais substitut au 1000 mètres et au 1500 mètres. J’ai montré que j’avais ma place et je ne me sens plus comme une substitut. C’est au-delà de mes attentes et ça fait du bien de savoir que même si nous ne patinons pas beaucoup, nous sommes quand même assez bons. Ça nous donne une tape dans le dos. »

Celle qui côtoie Laurent Dubreuil à l’entraînement croit que le titre de champion du monde de ce dernier au 500 m aura un impact dans le groupe du Centre national d’entraînement Gaétan-Boucher.

« Je pense aux plus jeunes de nos groupes d’entraînement à Québec qui voient ça. C’est super bon, sachant que nous avons des conditions difficiles et pas juste cette année, mais depuis trois ans, car nous n’avons pas de glace (en attendant la fin de la construction de l’anneau couvert du Centre des glaces). J’espère que c’est une motivation de voir que notre partenaire d’entraînement c’est le meilleur au monde. »

Belle récolte

Le Canada revient donc des Championnats du monde avec cinq médailles, récolte qui comprend notamment l’historique titre mondial décroché par Laurent Dubreuil au 500 m masculin. L’équipe canadienne a par ailleurs obtenu neuf médailles de la Coupe du monde durant cette saison écourtée à l’échelle internationale, saison qui n’aura compris que deux étapes de la Coupe du monde.