Léandre Bouchard a encore une fois été le plus rapide à franchir le fil d'arrivée.

Une traversée du lac à vélo «épique»

Comme ce fut le cas au cours lors des traversée des randonneurs de jeudi et de vendredi, le lac Saint-Jean ne s’est pas laissé traverser facilement, alors que seulement 57 cyclistes sur les 189 coureurs qui ont pris part au départ, on pu franchir les 32 km qui séparent Roberval de Péribonka. Pour l’occasion, Léandre Bouchard et Laurence Lévesque, deux coureurs de la région ont su conserver leur titre de roi et de reine du lac Saint-Jean.
La Jonquiéroise Laurence Lévesque a conservé son titre chez les filles.
Seulement 57 des 189 coureurs ont réussi la traversée complète de 32 kilomètres.

Malgré un vent constant qui soufflait de l’ouest à 40 km/h, avec des rafales à 60 km/h, Léandre Bouchard, un cycliste d’Alma, a su rallier la ligne d’arrivée en un très bon temps de 2h10 minutes, en gérant bien la pression de ses pneus. « Je suis très content d’avoir traverser le lac dans des conditions épiques comme aujourd’hui », a mentionné le jeune homme de 26 ans qui avait fracassé le record de la traversée l’an dernier avec un temps de 1h24. « Je veux dédier ma performance aux jeunes, aux ados et aux adultes atteint de cancer, a rajouté le coprésident d’honneur du Rase-o-thon Marie-Hélène Côté. Aujourd’hui, le lac a été tout un obstacle et je suis fier d’avoir relevé ce défi ».

Chez les hommes, le podium a été complété par Antoine Gariépy, de Repentigny, et Marc-Antoine Tremblay, un cycliste de 16 ans de Chicoutimi. 

La reine du lac de 2018, Laurence Lévesque, 17 ans de Jonquière, a également conservé sa couronne, en traversant le lac en 3 :35 :32, arrivant à peine 20 secondes devant sa plus proche rivale, Alexandra Tremblay, 15 ans de Chicoutimi. C’est Caroline Boyaud, de Val-d’Or qui a pris la 3e marche du podium. 


Certains cyclistes étaient complètement vidés à leur arrivée à Péribonka.

Alors que presque 100% des coureurs traversent le lac Saint-Jean plutôt aisément lorsque les conditions sont idéales, à peine 30% des coureurs ont réussi le défi samedi. « Le lac Saint-Jean a donné son verdict », a mentionné David Levointre, le directeur général de la Traversée du lac Saint-Jean à vélo. « Si tout le monde réussissait à chaque année, ça ne serait plus un défi. »

Ce dernier est particulièrement fier du travail de sécurité réalisé par son équipe. « Il n’y a eu aucun blessé malgré les conditions difficiles », a-t-il dit. Étant donné que 132 cyclistes ont du être évacués du lac, la logistique de l’événement a été bien testée. « On a démontré que notre organisation, qui comptait plus d’une centaine de bénévoles et 40 motoneigistes, a été capable de soutenir tous les participants qui en avaient besoin. »

Et l’organisation a aussi démontré qu’elle pouvait tenir l’événement même dans des conditions difficiles. « C’est encore une fois grâce aux motoneigistes que les cyclistes ont put traverser le lac, a souligné David Lecointre. Ils ont travaillé sans relâche toute la nuit, mais peu importe ce que l’on faisait, la neige venait remplir la piste en quelques minutes à cause des forts vents. » 

La neige a donc forcé plusieurs personnes à marcher pendant de longues sections. Pour assurer un meilleur passage, l’organisation a alors demandé à deux motoneiges de tirer une gratte en V, en faisant des allers-retours constants pour laisser passer les cyclistes dans une sections de quelques kilomètres. Puis quand le peloton était passé, l’équipe tactique allait déblayer une portion à l’avant, et ainsi de suite jusqu’à l‘arrivée.