Jérôme Gagnon a été couronné récemment champion du circuit de l’Association des vétérans de tennis du Québec chez les 35-39 ans.

Une saison dominée par Jérôme Gagnon

Visible depuis plusieurs années sur les terrains de tennis du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jérôme Gagnon s’illustre également sur la scène provinciale. Le Saguenéen s’est imposé lors de la dernière année au sein de l’Association des vétérans de tennis du Québec, terminant au premier rang au cumulatif chez les 35-39 ans.

Le système de pointage du circuit provincial accessible à compter de 35 ans est tout de même assez simple. Un total de huit tournois sont organisés pendant l’année et les quatre meilleures performances, deux à l’intérieur et deux à l’extérieur, sont prises en compte dans l’élaboration du classement. Les résultats obtenus lors des deux tournois de la Fédération internationale de tennis (ITF) ainsi que lors des Championnats canadiens peuvent également être pris en compte. Les tournois se déroulent normalement à Montréal et sont disputés sur deux fins de semaine afin de donner plus de latitude aux participants. « J’ai la chance d’avoir encore des amis là-bas », mentionne celui qui a représenté l’Université de Montréal pendant ses études.

« Ça me fait voir mes chums et ça ne me coûte pas cher d’hôtel », dévoile l’athlète régional de 37 ans.

Jérôme Gagnon a été couronné récemment champion du circuit de l’Association des vétérans de tennis du Québec chez les 35-39 ans.

En plus d’avoir montré de la régularité tout au long de la saison, Jérôme Gagnon a décroché le titre lors d’un tournoi à Québec, en plus de prendre la deuxième place à l’épreuve ITF. Il avait alors été battu par l’un de ses rivaux, Maxime Loiselle de Saint-Hyacinthe, mais a eu le dernier mot au classement général. « Je suis premier au classement, mais je ne me considère pas le meilleur joueur chez les 35-39 ans au Québec. Il y en a de plus solides que moi, mais certains font moins de tournois quelques fois. Je suis dans les bons, mais c’est un peu un concours de circonstances », raconte avec humilité le professeur de mathématiques au Cégep de Jonquière, un département très sportif, fait-il valoir avec justesse.

Retrouvailles

Lors de ces différents tournois provinciaux, Jérôme Gagnon rencontre souvent des adversaires qu’il a connus dans sa jeunesse. « Il y a aussi plusieurs personnes qui arrivent de l’extérieur. Dans les 35 ans, c’est plus rare un peu. Mais on voit aussi des gens qui ont débuté le tennis sur le tard, mais qui s’y sont mis intensément, qui atteignent la cinquantaine et qui sont solides parce qu’ils sont en bonne forme », souligne-t-il, précisant que d’autres joueurs régionaux participent à certains tournois, dont Raphaël Drouin dans la classe 45 ans et le vénérable Jean-Claude Basque chez les 75 ans et plus.

« C’est motivant parce que dans les grosses catégories de 45-50 ans, il y a du gros calibre encore, annonce Jérôme Gagnon. Ça donne le goût de continuer de s’entraîner et de garder le niveau pour bien faire dans ces classes-là plus tard. C’est intéressant de les voir jouer aussi. »

Le Saguenéen avait entendu parler pour une première fois de l’Association du tennis du Québec par un compatriote, Guillaume Gauthier, professionnel d’une académie au Texas lors d’un match amical pendant un de ses passages dans la région, ce qui a piqué sa curiosité. « L’année que j’ai pu commencer à 35 ans, je l’ai fait, mais c’est la première année que je termine au sommet », de raconter Jérôme Gagnon, ravi de la camaraderie entre les joueurs malgré l’enjeu plus compétitif.

« On est souvent 3-4 à s’affronter en demi-finale et en finale lors des tournois provinciaux. On dirait que tout le monde est heureux de pouvoir faire des tournois. On a tous une petite famille, on travaille et on débute un peu dans la vie. Sur le terrain, il y a une rivalité, mais en dehors, tout le monde est très agréable. C’est le fun de passer du temps et de voir comment ils s’entraînent et qu’ils trouvent le temps également pour le faire », révèle le nouveau champion provincial.

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LA PASSION ENCORE PRÉSENTE

«Le tennis a toujours été ma passion première.» 

Malgré les années qui passent, Jérôme Gagnon prend toujours le même plaisir sur un terrain de tennis. Il a d’ailleurs rencontré sa conjointe au tennis et elle l’accompagne régulièrement dans les tournois avec leurs deux filles. «Souvent, on utilise ces fins de semaine pour avoir des moments en famille», confie-t-il. 

Même s’il ne rêve plus aux circuits professionnels depuis déjà belle lurette, Jérôme Gagnon n’a pas l’intention de ranger sa raquette avant longtemps. «Au tennis, on est un petit monde. Juste de continuer, ça fait mon bonheur. Je m’entraîne avec les jeunes du sport-études de temps en temps. On est une petite gang et, à 37 ans, seulement de pouvoir continuer à me mesurer avec ce monde-là, c’est vraiment agréable», d’exprimer Jérôme Gagnon. 

«Je trouve que certaines années, je joue même mieux que je jouais. Avec l’âge et la famille, je veux essayer de garder un bon niveau et durer dans le temps. À voir certains gars aller à 50-55 ans, je me dis que je peux rester encore un bon joueur dans la région jusqu’à cet âge. Quand j’en vois d’autres, je me dis que si je garde la forme, que la santé reste et que je peux rester solide jusque-là, je vais être super fier de moi. C’est vraiment ça le but», assure-t-il. 

Chose certaine, il devra faire attention aux excès pendant la période des Fêtes. Car il devrait normalement participer au premier tournoi de la saison 2019, à la fin janvier, à Boucherville.