Entraîneur-cadre à l’Association régionale de soccer (ARS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Olivier Chartier (à droite) vient de réaliser une première régionale en obtenant sa licence nationale B . Il est ici accompagné de Dave Bolduc, responsable des compétitions et des communications de l’ARS.

Une première régionale pour Olivier Chartier

Entraîneur-cadre à l’Association régionale de soccer (ARS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Olivier Chartier vient de réaliser une première régionale en obtenant sa licence B nationale. Cette certification est le fruit d’un long processus qui a demandé beaucoup de persévérance et de temps au Bleuet d’adoption.

« C’est un processus qui est long et honnêtement, ce n’est pas facile pour les personnes qui vivent en régions éloignées de pouvoir obtenir ce type de licence », avoue Olivier Chartier qui a dû se rendre à Montréal à plusieurs reprises pour répondre aux exigences du cours et du tutorat.

À son arrivée en 2010, Olivier avait déjà sa licence B provinciale en poche lorsqu’il s’est joint au Club de soccer de Jonquière. Puis, il a suivi sa formation de directeur technique de club et son niveau 3 du Programme national de certification des entraîneurs (PNCE). « Je suis maintenant admissible au niveau 4 du PNCE, mais je vais prendre un peu de temps avant de le faire. Je veux respirer un peu », convient en riant celui qui a amorcé ses démarches pour cette licence B nationale en 2014 tout en continuant son travail dans la région.

Résilience

Rares sont les candidats qui réussissent l’examen du premier coup. On parle d’un taux de réussite de 10 % seulement au premier essai. Olivier n’a pas fait exception et il a dû faire preuve de détermination, de résilience.

« Je n’ai pas réussi du premier coup l’examen. Ça m’a pris trois reprises et la 4e a été la bonne. Les critères sont très serrés. J’ai fait l’examen le 29 novembre et quand j’ai obtenu mon résultat le 10 janvier, j’étais content ! Parce que la fédération m’a dit que si je ne le réussissais pas, il aurait fallu que je refasse le cours au complet », dit-il.

« Ce qui est difficile dans la région, c’est que je n’ai pas de mentor pour m’aider. Il faut que j’aille à Montréal. Et quand j’ai passé mon examen, il a fallu que j’aille passer deux trois jours à Montréal avant pour me préparer », explique Olivier Chartier qui a pu compter notamment sur l’appui d’un ancien entraîneur de l’Impact de Montréal pour atteindre son objectif.

Cette licence lui permettra de former des candidats au diplôme d’entraîneur provincial. « Je vais aussi pouvoir aider les entraîneurs qui font la licence C et le diplôme d’entraîneur provincial (DEP). Si jamais je le désire un jour, je pourrais entraîner les équipes du Québec, mais ces équipes sont à Montréal... »

Meilleur encadrement

Selon Dave Bolduc, de l’ARS, cette nouvelle licence d’Olivier Chartier aura un impact sur la qualité de l’entraînement dans la région. « À court terme, ça nous donne une plus grande qualité d’encadrement dans le sport-études fédéré et ça nous donne de la crédibilité par rapport à la qualité technique de l’encadrement offert aux jeunes, soit au niveau du coaching ou de l’arbitrage. Ça a aussi un effet d’entraînement sur les entraîneurs des clubs et les parents bénévoles qui fera en sorte que ça va relever le niveau de la qualité du coaching dans la région tout en assurant une meilleure expérience de soccer aux jeunes. »

Un nouveau grade pour Bryan Hassan

L’arbitrage a aussi fait des gains dans la région. En effet, Bryan Hassan a obtenu un grade supérieur en tant qu’officiel et il est le premier de la région à joindre les rangs du Groupe régional 1.

Selon les exigences de la Fédération de soccer du Québec, pour obtenir cette reconnaissance, les candidats doivent d’abord détenir le grade District et avoir travaillé durant une saison estivale complète à titre d’arbitre et être inscrits sur la liste d’arbitres des ligues provinciales.

Pour Dave Bolduc, responsable de l’ARS SagLac, cette nouvelle certification contribuera à hausser la qualité de l’arbitrage dans la région et du même coup, à assurer une meilleure qualité de jeu. « En ayant des officiels de haut niveau en terme de qualification, ça contribue au programme de coaching et d’encadrement qui permet le développement des jeunes arbitres. D’ailleurs, il y a tout un processus d’évaluation et de coaching et depuis deux ans, on a eu une recrudescence de la qualité de l’arbitrage. Les arbitres sont plus solides, plus confiants et mieux encadrés, et l’ARS leur offre un meilleur support. » 

Un terrain à 11, peu importe l’endroit

Pour l’Association régionale de soccer (ARS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’emplacement du futur stade intérieur de soccer sur le territoire importe peu. « Ce qui importe, c’est qu’on ait des installations dignes de ce nom », nuance Dave Bolduc, responsable des communications à l’ARS, en mettant l’accent sur l’importance d’une surface de jeu réglementaire pour du jeu à 11 joueurs (et non à 7).

« On est la seule ville de 85 000 habitants et plus à ne pas avoir de stade intérieur », rappelle-t-il tout en se disant confiant face aux démarches en cours entreprises par la municipalité. « On a pleine confiance en (la Commission des sports et loisirs) qui fait un bon travail d’analyse. Ils ont consulté des intervenants dans des clubs de l’ARS pour bien comprendre. C’est pris au sérieux et il n’y a pas d’improvisation ; leur approche est structurée. On a une écoute comme on n’en a jamais eu auparavant », souligne Dave Bolduc qui est aussi confiant que le document soumis aux élus leur permettra de prendre une décision éclairée.

La construction d’un stade intérieur permettra à l’ARS d’aller chercher des projets avec la fédération, comme l’obtention d’un sport-études fédéré entre autres. En plus de desservir d’autres sports comme le baseball et le football, le nouveau stade permettrait de libérer les plateaux utilisés actuellement par le soccer pour d’autres disciplines comme le volleyball et le basketball.