Pour la 3e édition du Snowcross Saguenay en fin de semaine, une piste plus longue a été aménagée sur l’ancienne zone ferroviaire, le long du boulevard Saguenay. Ce qui devrait donner lieu à des courses encore plus spectaculaires.

Une piste plus longue et plus spectaculaire

Après deux éditions sur la Zone portuaire de Chicoutimi, l’organisation du Snowcross Saguenay a déménagé ses pénates de l’autre côté du boulevard Saguenay, sur la zone ferroviaire. Ce transfert permettra non seulement aux coureurs «de disposer d’une piste assez longue pour pouvoir s’exprimer en toute sécurité», mais aussi d’en mettre plein la vue aux spectateurs samedi et dimanche.

«C’est un nouveau site. Même si l’emplacement était extraordinaire, l’ancienne piste était trop courte. Après avoir rencontré les gens de Ville de Saguenay, ces derniers nous ont préparé un très beau site pour rendre l’événement récurrent pour les prochaines années», a indiqué Michel Mallette, organisateur du Snowcross Saguenay.

«Les coureurs auront encore plus d’espaces, ils vont aller encore plus vite et ce sera encore plus spectaculaire», a ajouté Gérald Asselin, président du circuit québécois SCMX. La générosité de dame Nature en terme de précipitations de neige a fait en sorte que l’organisation n’aura pas eu à se déplacer trop loin pour aménager la piste. «Normalement, on a besoin 600 camions de neige (pour la piste). Mais cette année, la piste a été bâtie avec la neige amassée sur le stationnement durant l’hiver et on a eu besoin de seulement 40 camions de neige (additionnels) pour offrir une piste de bon niveau», souligne Michel Mallette, en rappelant que les spectateurs ont accès gratuitement au site. Des estrades ont été aménagées sur la rue du Havre, sous le stationnement à étages.

Compétitions relevées

Quelque 80 pilotes seront au rendez-vous. «On a un bon nombre d’inscriptions supplémentaires par rapport à l’an passé et on compte plusieurs coureurs qui compétitionnent du côté américain et qui ont de bons résultats. Ils ont eu de bons résultats et ils ont fait des podiums dans presque toutes les classes. Nos coureurs sont donc très rapides», fait valoir M. Asselin qui estime que les conditions sont parfaites pour la tenue de l’événement. 

Parmi les coureurs à surveiller, il pointe bien sûr la famille Lebel de Chicoutimi, avec, en tête, le jeune Jordan, 13 ans, qui est dominant dans sa catégorie, son frère Dylan, 9 ans et leur soeur Naëli, 10 ans. Chez les pros, il y a les Asselin du Lac-Saint-Jean qui sont encore rapides. Tim Tremblay sera absent. «Il a dû composer avec de bonnes blessures au début de l’hiver. Il est revenu lors de l’étape de Lévis pour se remettre en condition physique, condition qui a remonté assez rapidement. Il y a deux semaines, il était à Valcourt où ç’a été assez bien. Je pense que Tim est correct pour connaître une fin de saison super forte», avance le président du circuit.

D’autre part, M. Asselin précise que le volet féminin est en reconstruction. Parmi les athlètes à surveiller, il mentionne Kim Tremblay de Shipshaw «qui est l’une de nos plus rapides». Cette dernière en est à sa 2e année au Snowcross Saguenay et elle vise la première position.

Horaire

Après le Grand Prix de Valcourt, Saguenay accueille en fin de semaine deux étapes du circuit SCMX samedi et dimanche. Samedi, la matinée sera réservée aux qualifications et les finales devraient débuter vers 12h45. Même horaire pour le dimanche. «Les qualifications (à compter de 10h) sont tout aussi intéressantes que les finales.

La semaine prochaine, ce sera au tour de Roberval d’accueillir le circuit. Puis, après un crochet à Baie-Comeau, le circuit sera de retour dans la région, à la Doré, pour clore la saison.

Les enfants de Janathan Lebel et Karine Thibodeau, Dylan, 9 ans, et Naëlie, 10 ans, se distinguent en snowcross. Ils devraient monter sur le podium en fin de semaine, au Snowcross Saguenay, tout comme leur frère aîné, Jordan, 13 ans (absent lors de la photo).

Les Lebel organisés au quart de tour pour concilier compétition et vie familiale

Habituée à franchir les obstacles en piste, la famille Lebel possède une discipline de fer qui lui permet de concilier le calendrier de compétitions de snowcross sur le circuit provincial et même nord-américain avec les études de leurs trois enfants, Jordan, 13 ans, Naëli 10 ans et Dylan, 9 ans.

Mère du trio et elle-même pilote de snowcross, Karine Thibodeau est passée maître dans la planification et la logistique des troupes familiales. 

«On est dans les valises souvent et on est réglé au quart de tour!», avoue la maman, qu’une blessure tient à l’écart de la compétition depuis le début de la saison. «Le lundi, au retour à la maison, c’est le lavage des vêtements, la nourriture et l’école. Janathan (son conjoint) fait la mécanique pour que les machines soient en ordre. De plus, pour les machines, les États-Unis n’ont pas les mêmes exigences qu’au Québec. Heureusement, on a la chance d’avoir beaucoup d’aide de nos pères (Lucien Lebel et Pierre Thibodeau) et de nos amis!»

La planification commence dès la sortie des calendriers de courses. «On détermine les courses auxquelles ils prendront part. Il y a beaucoup de courses qui se chevauchent, donc ce n’est pas toujours évident. Au travail, la période hivernale est plus tranquille pour notre entreprise (Lebel Isolation). Ça adonne bien, car on peut se permettre de partir aux États-Unis en milieu de semaine et travailler quelques jours en début de semaine.»

Au Québec

Cette année, comme Jordan reste dans la même catégorie et qu’il a été sacré champion national (Amsoil) des classes 8-12 ans et 10-13 ans l’an passé, la famille Lebel a décidé de mettre l’accent sur le circuit provincial cette année. Jordan prendra part à quatre courses aux États-Unis et à sept au Québec. «L’an prochain, ce sera une grosse année parce qu’à l’âge de 14 ans, Jordan aura le droit de conduire une motoneige sans restrictions. Il pourra courir dans les classes Sport et Pro Lite au Québec. Au national, il aura encore quelques restrictions, mais il va pouvoir avoir accès aux classes 14-15 ans et 16-17 ans ainsi que la classe Sport Lite.

Le cadet de famille, Dylan, démontre également un talent pour courser. La famille Lebel revient du championnat national de Salamanca dans l’État de New York où Jordan a gagné les deux finales, celle en 9-13 et en 10-13, tandis que Dylan a fini deuxième en 9-13 ans. «J’ai couru dans deux catégories, les 8-10 ans, et les 9-13 ans. Je compétitionne contre mon frère qui a fini premier et moi, deuxième», explique le jeune pilote qui s’exprime avec calme et aplomb.

«On ne pensait pas que Dylan allait être dans le top-3. On ne savait pas à quoi s’attendre, mais ses premières présences en début d’année nous ont prouvé qu’il était prêt. L’an prochain on va se concentrer sur le circuit national», mentionne sa mère. 

En fin de semaine. Dylan vise la première place chez les 8-10 ans et un podium chez les 9-13 ans. Sa soeur Naëlie n’est pas ne reste. «Je course avec les filles et dans la classe transition 8-10 ans avec mon frère Dylan. J’aimerais obtenir une 2e place dans les deux catégories, avance-t-elle. Pour moi, c’est moins difficile (de concilier école et sport) parce que je ne vais pas compétitionner aux États-Unis. Je pars juste le vendredi parce qu’on a des pratiques. C’est plus compliqué pour mes frères parce qu’ils doivent manquer à partir du mercredi quand ils vont aux États-Unis», fait-elle valoir. Johanne Saint-Pierre