La Chicoutimienne Claudia Émond (première en blanc, à gauche) est prête à s'emparer du ballon que sa coéquipière, Alex Kiss-Rusk (#21), remporte à la mise au jeu. Les Québécoises ont écrit une page d'histoire en accédant à la grande finale des Jeux de la Francophonie et en étant assurées d'une première médaille dans cette discipline.

Une page d'histoire aux Jeux de la Francophonie

Grande première québécoise aux Jeux de la Francophonie, alors que l'équipe de basketball féminin Canada/Québec a accédé à la grande finale, en vainquant la formation de Wallonie-Bruxelles 55-45, vendredi, à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Les trois Saguenéennes de l'équipe, Jane Gagné, Claudia Émond et Raphaëlle Côté, contribuent donc à écrire une page d'histoire puisque le Québec n'a jamais remporté de médaille en basketball à ces Jeux. C'est aussi la première fois de l'histoire des Jeux que les Québécoises atteignent la finale dans cette discipline.
Les Québécoises auront tout un défi à relever en finale samedi matin à 10 h 30 (heure du Québec), alors qu'elles croiseront le fer avec les Françaises, grandes favorites du tournoi. Composée des membres de l'équipe nationale des moins de 25 ans, la France n'a fait qu'une bouchée des Sénégalaises qu'elles ont vaincues 66-32.
Rappelons que la meilleure performance du Québec dans cette discipline avait été accomplie en 2013, à Nice, avec une 4e position au classement final.
Pour en revenir à la demi-finale, les Québécoises ont trimé dur pour l'emporter et le trio saguenéen a été largement mis à contribution. Les Saguenéennes ont en effet fait partie des cinq joueuses les plus utilisées, avec plus de vingt minutes de jeu chacune.
Dans ce match, Julie Brosseau a mené l'attaque avec 16 points (28mn19 de jeu), suivi d'Alexandria Kiss-Rusk, avec 13 points (30mn20 de jeu). Jane Gagné a pour sa part produit sept points et joué 25mn25 ; Claudia Émond a bataillé pendant 25mn48 et inscrit deux points tandis que Raphaëlle Côté a été sur le terrain pendant 23mn10 et en a profité pour ajouter trois points au profit du Québec.
Le match a été âprement disputé. Dans le premier quart, après avoir tiré de l'arrière par un point, les Québécoises ont pris une avance de 19-13, pour porter leur avance à 35-28 (16-15) à la demie. Elles ont concédé le 3e quart 10-11 à leurs rivales (45-39) avant de marquer leurs 10 derniers points dans les dix dernières minutes de jeu tout en limitant leurs adversaires à six points pour ainsi confirmer leur victoire. Le Québec s'est donc ainsi assuré d'une 21e médaille aux VIIIes Jeux de la Francophonie.
Historique
« Nous sommes très contents. C'est historique ! » s'est réjoui l'entraîneur-chef d'Équipe Québec, Guillaume Giroux, qui dirige aussi la formation du Rouge et Or de l'Université Laval. Les trois Saguenéennes ainsi que la recrue Carrie-Ann Auger évoluent d'ailleurs toutes pour le Rouge et Or de l'Université Laval.
« Nous avons vraiment bien fait ça en défense, même si offensivement ça n'allait pas tant que ça. Je suis vraiment fière de nous. Nous savions que nous étions capables ! », a mentionné Alex Kiss-Rusk à Sportcom.
« Nous avons eu de bons pourcentages de lancer, donc nous avons pris une avance assez tôt dans le match, a pour sa part commenté Raphaëlle Côté via Facebook. Toutefois, nous avons eu des hauts et des bas et nous manquions un peu d'énergie à certains moments, mais notre profondeur a fait en sorte que nous avons réussi à obtenir la victoire. » 
Encore une fois, l'ambiance et l'appui chaleureux des spectateurs impressionnent. « Nous avons même changé de gymnase pour la demi-finale et celui-ci était encore plus gros que le précédent, mais toujours rempli de partisans. Les gens ici semblent avoir plus coeur l'événement et n'hésitent pas à encourager toutes les équipes présentes au tournoi de même que les autres représentants du Canada ! » Quant à Jane Gagné, qui était aussi aux Jeux de Nice, elle s'est dite « super emballée d'avoir obtenu de meilleurs résultats qu'en 2013 ».
En entrevue à Sportcom, l'entraîneur Giroux souligne que ses protégées ont vraiment bien fait en deuxième demie défensivement. « Ça nous a permis de gagner la partie. Nous n'avons pas joué notre meilleur match, mais nous avons eu beaucoup de résilience. Les filles ont travaillé très fort et ont puisé toute leur énergie. Il faudra trouver une façon pour reprendre nos forces en vue de la finale. Rendus là, nous allons tenter d'aller chercher la grosse médaille ! »
« On veut l'or ! On ne veut pas revenir avec l'argent ! » a tranché Kiss-Rusk.