L’élargissement de la liste des activités et services prioritaires qui pourront reprendre à compter du 15 avril ranime une lueur d’espoir chez les dirigeants des clubs de golf. Dans la région, malgré une bonne couche de neige, le travail préparatoire est commencé.
L’élargissement de la liste des activités et services prioritaires qui pourront reprendre à compter du 15 avril ranime une lueur d’espoir chez les dirigeants des clubs de golf. Dans la région, malgré une bonne couche de neige, le travail préparatoire est commencé.

Une lueur d’espoir pour les clubs de golf

Bien qu’il y ait encore une bonne couche de neige sur les terrains de golf du Saguenay-Lac-Saint-Jean, une lueur d’espoir anime les dirigeants des clubs après que le gouvernement ait annoncé l’élargissement de la liste des activités et services prioritaires qui pourront reprendre à partir du 15 avril, en respectant bien sûr des consignes strictes de la Direction de la santé publique.

Parmi les entreprises visées, il y a l’horticulture et le golf, mais dans ce dernier cas, de nouvelles directives sont attendues au cours des prochains jours.

Contrairement aux clubs des régions plus au sud qui sont quasiment prêts à ouvrir, les clubs de la région en sont encore aux premiers préparatifs. Présidente de l’Association des clubs de golf du Saguenay/Lac-Saint-Jean/Chibougamau, Martine Desgagné explique que les travaux préparatoires sont amorcés sur la grande majorité des terrains de la région avec le minimum de personnel. « Au club Port-Alfred, nous n’avons encore que le surintendant et le mécanicien sur place. Actuellement, il y a encore trop de neige, mais éventuellement, au cours de la semaine prochaine, il va peut-être rentrer deux ou trois gars pour commencer à enlever les toiles hivernales. Les verts ont été soufflés, mais il restait encore comme une épaisseur de glace », énonce Mme Desgagné qui n’avait toutefois pas reparlé à son surintendant depuis la semaine dernière.

Cette dernière est confiante que les joueurs de golf pourront s’élancer au cours de la belle saison, mais dans un contexte bien différent. « On peut espérer avoir une saison de golf. Peut-être complètement différente de ce qu’on a eu par le passé cependant », estime Mme Desgagné, qui s’interroge notamment sur les activités qui suivent habituellement les tournois (souper, soirée, etc.). Avec les locations de salles, les tournois et les activités connexes génèrent une partie appréciable des revenus d’un club.

« C’est un peu ma crainte, avoue-t-elle. J’ai déjà eu l’annulation pour un tournoi. Cette semaine, je vais téléphoner aux gens pour savoir s’ils ont l’intention de tenir leur tournoi. »

Les différentes associations liées au golf (clubs, surintendants, propriétaires, etc.) ont déjà soumis des listes de procédures qui pourraient être mises de l’avant pour que les gens puissent jouer au golf, mais c’est la Direction de la santé publique qui aura le dernier mot sur les consignes à appliquer. Il faudra donc attendre encore un peu pour être fixé sur les procédures à suivre.

Prévoyante, l’approvisionnement en produits désinfectants la préoccupe aussi, même si l’ouverture des terrains de la région ne se fait pas avant la première ou la deuxième semaine de mai. « J’ai essayé de trouver du désinfectant et l’entreprise avec laquelle je fais affaire m’a dit qu’elle était déjà en rupture de stock de 300 caisses (back order). Ça va en prendre beaucoup quand on va tout désinfecter (les équipements et le matériel) », fait valoir la présidente, qui a quand même passé une commande dans l’espoir de la recevoir en mai.

Essentiels

Surintendant au Club de golf Chicoutimi, Charles Ouellet explique que le personnel dans les clubs est autorisé à faire le travail minimum pour s’assurer de ne pas perdre leur gazon. À Chicoutimi, les verts ont été soufflés pour les dégager, mais le personnel n’a pas encore retiré les toiles. « Mais je commence à avoir hâte. Si ça pouvait fondre un peu cette semaine, on serait peut-être capables, sinon ça va aller à la semaine prochaine », énonce celui qui travaille en compagnie du mécanicien et de l’employé qui a soufflé les verts.

Pour l’instant, il n’est ni en retard ni en avance sur les années passées. « Avec la météo qu’on a en avril, on est à la même place que normalement. C’est sûr que pour nous c’est toujours un peu stressant pareil. On travaille avec beaucoup (d’organismes) vivants et ça peut aller vite », convient-il.

« Je pense que jusqu’au 4 mai, on va rester dans le travail essentiel pour ne pas que le gazon meurt. Donc, on parle d’enlever les toiles et d’appliquer un fongicide parce qu’il peut y avoir des maladies ou des champignons qui se développent et il faut les traiter rapidement. Les champignons peuvent faire vraiment beaucoup de dommages en peu de temps, souligne-t-il. Une fois ces deux choses faites, on sera en attente. Et peut-être qu’on pourra aller tondre une fois ou deux à la fin avril... »