Plus tôt cette semaine, les dirigeants du Collège d’Alma ont informé que le programme de football était suspendu pour au moins un an, faute de joueurs.

Une importante gymnastique pour le RSEQ

Le retrait inattendu de l’équipe de football des Jeannois du Collège d’Alma a forcé une gymnastique importante dans les bureaux du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), à Montréal, afin de revoir l’horaire de division 3, section Nord-Est.

« Le calendrier était déjà convenu à six équipes et là, on tombe à cinq équipes. Le défi que ça amène, c’est qu’il y aura une équipe en "bye" chaque semaine », avance le président directeur général du RSEQ, Gustave Roel.

Plus tôt cette semaine, les dirigeants du Collège d’Alma ont informé que le programme de football était suspendu pour au moins un an, faute de joueurs. « On savait qu’historiquement, ce n’était pas une équipe qui alignait beaucoup de joueurs. Depuis quelques années, les Jeannois étaient toujours près du minimum de joueurs. Ce n’est pas une surprise en soi, mais c’en est une également parce qu’on n’aurait pas fait le calendrier si on pensait que ça changerait en cours de route », confie-t-il.

« On a des gens ici qui sont spécialisés. Ils ont la compétence de le faire. Dès qu’on a été informés de la situation, lundi matin, un travail s’est fait afin de trouver des alternatives. Il y a quand même des balises que les ligues se donnent, comme le nombre de matchs, mais ce sont les institutions qui déterminent leur calendrier. Ça leur appartient. On a travaillé pour leur soumettre une proposition de calendrier adapté qui devrait être confirmé bientôt », informe Gustave Roel, estimant le nouveau calendrier semble bien reçu par les responsables des cinq équipes, les Gaillards du Cégep de Jonquière, les Couguars du Cégep de Chicoutimi, les Pionniers du Cégep de Rimouski, les Gaulois du Cégep de La Pocatière et les Vulkins du Cégep de Victoriaville.

Toutefois, dans ce nouveau format, inspiré de la ligue universitaire, qui compte également cinq équipes, la saison débuterait une semaine plus tôt sans pause pour la fin de semaine de l’Action de grâce. « Pour assurer de jouer huit parties à cinq équipes, ça nous prend dix semaines », rappelle Gustave Roel.

« On aurait préféré une ligue à six équipes. Je suis désolé pour les gens de l’institution qui ont mis beaucoup d’énergie, d’être obligés de le faire à ce moment-ci et de rencontrer l’ensemble de leurs joueurs pour leur dire que, malheureusement, ils ne peuvent pas assurer leur sécurité. Pour nous, c’est désolant. Ceci étant dit, on considère que les responsables ont pris une décision en lien avec la sécurité. Ça, personne ne peut le remettre en question. C’est la base même du sport étudiant. Ces jeunes-là doivent être à l’école le lendemain d’une partie de football », d’indiquer le président-directeur général de l’organisation provinciale.