Le Club de hockey mineur de Chicoutimi accueille présentement un groupe de 17 jeunes hockeyeurs toulousiens. En plus des entraînements, des matchs amicaux ont été disputés face à des équipes locales.

Une immersion 100% hockey pour des Toulousiens

En visite au Saguenay pour une semaine, de jeunes Toulousiens sont présentement plongés dans l’univers du hockey québécois.

Le projet, qui a nécessité 18 mois de travail, connaît son apogée pour les 17 joueurs des Bélougas de Toulouse et autant de parents qui sont accueillis par le Club de hockey mineur de Chicoutimi. Au menu des jeunes : entraînement quotidien, parties amicales et quelques activités extérieures. Arrivés le 23 février, ils ont d’abord assisté à la rencontre de samedi dernier du Canadien au Centre Bell face au Lightning. Ils ont également pu voir le duel de la LHJMQ entre les Saguenéens et l’Océanic. « On voulait une immersion 100 % hockey que ce soit au niveau culturel, sportif et social, signale l’un des responsables du groupe, Jérôme Bonello. Le savoir, c’est une chose, le vivre, c’est autre chose ! »

Ce dernier est l’instigateur principal de la venue de l’équipe au Saguenay puisqu’il a établi les contacts avec le coordonnateur du CHMC, Dany Fortin. Les deux hommes se sont connus alors que Fortin poursuivait sa carrière de joueur dans la région française. « C’est le sport-roi ici. On voulait faire rêver nos jeunes », exprime Jérôme Bonello, précisant que l’objectif avait été atteint à « 200 % ».

Tous les joueurs sont également hébergés en famille d’accueil, ce qui les met encore plus dans le bain. « L’accueil est fantastique d’un bout à l’autre, fait valoir un autre responsable, Michel Guillou. C’est une expérience inoubliable pour les jeunes. C’est quelque chose qu’ils ne vivront qu’une seule fois dans leur vie et ils le font ici. »

« Les gens qui nous ont reçus sont aussi contents que nous de venir ici. C’est vraiment le sentiment qu’on a, renchérit Jérôme Bonello. C’est ce qui rend le voyage encore plus exceptionnel. C’est un plaisir énorme. »

Différences

Le hockey en France n’est pas aussi développé qu’au Québec. L’équipe toulousienne est donc très hétérogène sur le plan des habiletés. Très imagés, les deux hommes comparent le hockey en France au rugby au Québec. « Vous avez des équipes de rugby ici ? », demande en riant Jérôme Bonello. 

« On doit faire entre deux et trois heures de route pour disputer un match. Toulouse est la 4e ville de France, mais il n’y a qu’une seule équipe bantam », mentionne Michel Guillou, ajoutant que le manque de patinoires a une incidence directe sur leur disponibilité. 

« Même si on parle le même langage, des termes sont différents, tout comme des paysages ou des façons de faire, explique Jérôme Bonello, précisant que la mise en échec est permise en France au bantam. 

« Ici, c’est très recherché, que ce soit sur le power skating ou le développement tactico-technique individuel du jeune. Ce sont des choses qu’on ne voit pas trop chez nous. C’est une approche pointilleuse et recherchée », estime-t-il. 

« Pour les jeunes, c’est l’expérience individuelle, le retour d’informations qu’ils peuvent avoir pendant les entraînements et les matchs. C’est le plus important pour eux », poursuit l’organisateur. Avant même leur arrivée, les membres du groupe étaient déjà conscients de l’importance du hockey. 

Les responsables aimeraient rendre la pareille à l’organisation chicoutimienne. Ils ont déjà en tête une formule semblable, également avec hébergement dans des familles d’accueil, mais avec des équipes de haut calibre de la région toulousienne.

Avant un match jeudi soir, les membres de la délégation française ont reçu un petit souvenir de la part des dirigeants du Club de hockey mineur de Chicoutimi, Dany Fortin et Bruce Aziz.