La Tournée Total F1 s'est arrêtée dans la région pour permettre aux amateurs d'admirer la Lotus 2013 pilotée par Romain Grosjean. Hier, l'équipe de la tournée, composée de Christian Seradura, d'Anthony Jacques et de Mia-Claude Bourbeau a fait escale chez Jean-Paul Lapointe (2e à gauche) de Distribution Marcel & Fils à Chicoutimi.

Une Formule 1 sur Saint-Paul!

Les amateurs de Formule 1 de la région ont eu une chance rarissime d'admirer sous toutes ses coutures - ou plutôt ses boulons - l'un de ces bolides de rêve au cours des derniers jours, grâce à la Tournée Total F1 qui a fait escale à Saint-Gédéon, à Alma et à Saguenay. Hier, c'était au tour de Distribution Marcel&Fils du boulevard Saint-Paul à Chicoutimi d'accueillir la Lotus pilotée par Romain Grosjean durant la saison 2013, ce qui a attiré son lot de curieux malgré le peu de publicité entourant l'événement.
«Il y a des gens qui paient cher durant le week-end de la F1 à Montréal et qui n'ont même pas eu accès aussi près d'une voiture comme ça», lance avec justesse Anthony Jacques, qui fait partie de la sympathique équipe de la tournée. Les gens pouvaient donc se faire photographier près de la rutilante monoplace, toucher aux pneus et examiner le volant technologique, mais bien sûr, pas question de s'appuyer sur la carrosserie ni de s'asseoir derrière le volant de ce petit bijou évalué entre 1,2 et 1,5 million de dollars.
De toute façon, pour se glisser derrière le volant, il faudrait posséder le même physique que Grosjean puisque son siège est moulé expressément pour lui. «Il n'y a que le pilote qui peut monter dedans. S'il fait 56 kilos au début de la saison, il doit faire le même poids jusqu'à la fin de la saison. Ils ont des entraînements aussi sérieux que les pilotes d'avion de chasse», explique Christian Seradura, humoriste et véritable passionné de F1 qui se fait un plaisir de partager les informations sur la Lotus avec le public.
Le duo, complété par Mia-Claude Bourbeau, mentionne que de prime abord, les gens croient souvent qu'il s'agit d'une IndyCar. «Quand ils apprennent que c'est une F1, ils ont le sourire aux lèvres. Ils sont impressionnés», mentionne Anthony Jacques.
Faut dire que la durée de vie utile d'une F1 est plutôt courte en raison des modifications qui sont imposées ou apportées chaque année pour améliorer les performances de la voiture. Par exemple, cette année, les véhicules devaient être dotés d'un moteur V6 turbo hybride, ce qui a d'ailleurs rendu bien des amateurs nostalgiques du vrombissement caractéristique de l'ancien V8 des F1.
«Ce qui est cool, c'est qu'on est là pour promouvoir les huiles Total et le meilleur moyen de parler aux clients, c'est d'arriver avec une Formule 1», explique Anthony Jacques. C'est effectivement une bien jolie carte de visite pour cette compagnie française, 5e plus gros groupe pétrolier au monde, qui n'est implanté au Canada que depuis 2007, nous explique-t-on. Et il y a quatre ans, Total a acquis les Lubrifiants Ultramar et possède une usine de lubrifiants des plus modernes à LaSalle.
«C'est vraiment chouette comme tournée parce qu'on se rend compte que les gens ''tripent» " voiture grâce aux Gilles et Jacques Villeneuve et au Grand Prix de Montréal», constate Christian Seradura.
Dépositaire des produits lubrifiants Total, Jean-Paul Lapointe, de Distribution Marcel&Fils, n'était pas peu fier d'accueillir une F1 dans sa cour. «Total commandite une écurie F1 et une fois par année, on a le droit d'avoir la voiture qui se promène un peu partout au Canada. Cette fois-ci, c'était mon tour» a expliqué M. Lapointe qui a su qu'il faisait partie des heureux élus ce printemps.
Jstpierre@lequotidien.com