Monter dans le ring devant 800 personnes est une expérience aussi enrichissante que mémorable.

Une expérience mémorable au Challenge XPN

CHRONIQUE / En l’espace d’une soirée jeudi, comme une trentaine d’autres participants au Challenge de boxe XPN, j’ai eu le privilège de me mettre dans la peau d’un boxeur professionnel, devant une salle comble au Delta de Jonquière. Tous les efforts des derniers mois en valaient amplement le coup.

Quand j’ai débuté la boxe à l’été 2016, j’étais bien loin de penser livrer un combat, encore moins devant 800 personnes. Quand l’entraîneur du Club de boxe de Chicoutimi, Michel Desgagné, m’a proposé de participer au Challenge XPN, dont les profits étaient versés à la clinique du dos du CHU, qui traite beaucoup de personnes de la région, j’étais bien loin de saisir toute l’ampleur de l’événement. Puis, plus le temps avançait et les entraînements filaient, plus la nervosité commençait à me gagner. Si je fréquente le gym de la rue Jacques-Cartier depuis plus de deux ans, lors des derniers mois, j’ai vraiment mis toute la gomme à l’entraînement, ce qui s’est répercuté sur ma santé. Comme on se le rappelait souvent entre les participants, peu importe le résultat, nous étions tous gagnants avant le début du gala.

Après des semaines d’entraînement et de sparring (combat simulé), notamment avec mon adversaire Justin Pagé, de Gémel, le grand soir est finalement arrivé jeudi. J’avais déjà participé à un gala de boxe éducative l’an dernier, c’est-à-dire sans coups de puissance, devant une centaine de personnes, et j’en avais oublié de respirer tellement j’étais nerveux. Cette fois, malgré la foule imposante, ça s’est beaucoup mieux passé. Après les consignes d’usage et le test médical, le gala a débuté, mené par l’animation sans faille du conseiller Jonathan Tremblay. Comme j’étais en action après la pause, j’ai pu profiter de la première partie bien assis à ma table en compagnie de mes proches et amis, mais en ayant en tête que mon tour s’en venait. J’ai tout de même pu m’apercevoir que ça se passait bien pour tout le monde, particulièrement les filles qui ont sans contredit offert les meilleurs combats de la soirée.

Puis, le reste se passe un peu comme dans un rêve. J’ai enfilé mon costume, fait mon échauffement et paf, c’était le moment de m’amener sur le ring. Comme le gala était de qualité professionnelle, tous les boxeurs faisaient la marche vers le ring sur la musique qu’ils avaient choisi. Personnellement, j’avais opté pour California Love de Tupac. Ça n’aurait pas été mon choix (j’aurais préféré Whatever it Takes, d’Imagine Dragons, ou n’importe quelle chanson de Slipknot), mais je voulais faire d’une pierre deux coups en rendant hommage à mon bon ami François Beaumont, décédé l’an dernier d’un cancer.

Mon adversaire Justin Pagé m’a atteint solidement à quelques reprises, ce qui lui a permis d’être déclaré gagnant par décision.

Maintenant, c’était le temps du combat. Cette fois, j’ai respiré, je l’avais tellement répété à mon entraîneur dans le coin Jasmin Tremblay que je ne pouvais pas vraiment faire autrement. Après un départ plutôt tranquille, j’estime avoir livré un bon combat dans l’ensemble, tout comme mon adversaire qui a savouré une victoire méritée par décision. Les spectateurs ont semblé apprécier. De toute façon, gagne ou perd, le plus important, c’est ce que chacun retire de la soirée, une expérience aussi positive que particulière.

Quelle belle aventure parsemée de hauts et de bas, mais tellement enrichissante et qui m’a vraiment sorti de ma zone de confort. Je ne peux que dire merci à tous les organisateurs et ceux qui ont contribué à cette soirée mémorable. Si c’était à recommencer, je plongerais tête première. Au fait, on recommence quand ?

Malgré l’adversité dans le ring, le respect entre les combattants est primordial.