Louis-Philippe Simard vient de s’entendre sur les motifs d’un nouveau contrat d’un an avec les Dogs de Cholet.

Une dernière saison à Cholet

Après une première saison en Europe, Louis-Philippe Simard vient de signer un nouveau contrat avec les Dogs de Cholet, en première division française. Cette deuxième année sur le Vieux Continent sera toutefois la dernière pour celui qui vise une carrière de pompier.

Le hockeyeur de Mashteuiatsh a hésité avant de s’engager pour une autre saison en France. L’intérêt du club choletais à son égard, qui lui a déposé une nouvelle offre de contrat, a convaincu le jeune homme de 21 ans, d’autant plus qu’il lui était impossible d’amorcer ses études au programme d’intervention en sécurité incendie dès la prochaine année scolaire.

Qu’à cela ne tienne, Louis-Philippe Simard s’est dit heureux de poursuivre l’aventure européenne, à laquelle il s’est bien ajusté après quelques semaines.

« Après une longue réflexion, j’ai décidé d’y retourner et je suis très emballé en vue de la prochaine saison là-bas », a raconté celui qui a été utilisé exclusivement à la position d’attaquant à Cholet. Lors de ses deux saisons complètes avec les Saguenéens de Chicoutimi, de 2015 à 2017, il a partagé son temps entre l’attaque et la défense.

« Ç’a été une période d’adaptation, le temps de voir ça ressemblait à quoi comme ligue et comme niveau de jeu, a résumé Simard. Pour moi, c’était complètement différent de ce que j’avais connu avant. J’ai joué contre des joueurs de 30, 40 ans, qui ont beaucoup d’expérience dans le monde du hockey. Le jeu est vraiment différent. Je me suis quand même bien adapté et j’ai connu une bonne saison. »

La deuxième saison en France sera la dernière pour Louis-Philippe Simard.

Louis-Philippe Simard a effectivement connu du succès à Cholet. Signé comme attaquant défensif, il a terminé la saison régulière avec 16 points en 26 matchs, devenant une valeur sûre pour l’équipe dans un rôle offensif.

« J’ai fini sur le premier trio et j’ai été utilisé dans toutes les situations, a-t-il mis en contexte. J’avais la pleine confiance de l’entraîneur et il savait que lorsque j’étais sur la glace, j’allais faire le travail. »

L’ancien capitaine des Élites de Jonquière a également eu besoin de calmer ses ardeurs le long des rampes.

« Le jeu est beaucoup moins physique, a-t-il noté. Si tu termines ta mise en échec un peu trop en retard, c’est sûr que tu as une pénalité. Je n’ai jamais été un joueur très puni au Québec, mais j’étais le joueur le plus puni de l’équipe là-bas. La mentalité est différente et j’ai eu un peu de difficulté à m’y adapter. »

Pompier volontaire à Mashteuiatsh, Louis-Philippe Simard s’apprête à effectuer un dernier tour de piste dans le monde du hockey. Avec le recul, sa carrière aura été fructueuse, alors qu’il a su se rendre indispensable même s’il ne faisait pas partie des meilleurs éléments en début de saison.

« Je suis très fier de mon parcours, a-t-il souligné. Il a fallu que je fasse ma place dans chaque équipe où je suis passé, mais au final, je pense que j’ai bien fait. Je n’ai jamais été celui avec le plus d’habiletés, mais j’ai réussi à me démarquer quand même. »