Le porte-parole de plusieurs parents, Michaël Harvey.

Une consultation réclamée pour le hockey mineur

La saga du projet de fusion des trois associations de hockey mineur de Saguenay a eu des échos à la séance du conseil municipal de Saguenay, lundi soir, alors que des parents membres de l’Association du hockey mineur de Chicoutimi (AHMC) ont réclamé la tenue d’une consultation auprès des parents concernés. Ils sont repartis avec une lueur d’espoir puisque le président de la Commission des sports, Michel Thiffault, s’est engagé à ce que le sujet soit discuté à la réunion prévue aujourd’hui (mardi).

Le conseiller Thiffault a en effet obtenu l’autorisation d’ajouter le sujet à l’ordre du jour de la Commission des sports. « Je ne leur ai rien promis, mais je vais faire la demande officielle pour qu’il y ait une consultation et nous en discuterons (mardi) », a-t-il indiqué lundi soir. 

Se faisant le porte-parole de plusieurs parents, Michaël Harvey a déploré que le projet de fusion présenté à l’origine ait été modifié en cours de route pour devenir un regroupement. « Au départ, tous étaient d’accord pour analyser un projet de fusion, tout en étant consultés et en pouvant par la suite soumettre le tout à leurs membres. » Or, la nouvelle structure est en place sans que les parents n’aient eu leur mot à dire dans le processus. La rencontre d’information tenue l’automne dernier a laissé bien des interrogations sans réponse. Ils souhaitent obtenir des réponses à leurs questions afin de prendre une décision éclairée lors de ladite consultation.

Même les membres du conseil d’administration de l’AHMC sont divisés. Le président de l’association, Bruce Aziz, a indiqué que six scénarios ont été soumis au C.A., lundi soir, afin de déterminer l’option à privilégier. M. Aziz rappelle que les parents sont favorables au projet de fusion administrative, mais pas pour le volet hockey. « Les trois associations ont été rencontrées à La Baie la semaine passée en présence de Michel Thiffault et Éric Gauthier. Ils veulent qu’on retourne à la table, mais nous, on ne reconnaît pas le regroupement (créé) parce que ce n’est pas comme ça que le projet avait été présenté et discuté au début. Ils ont fait un changement qu’on n’a pas vu venir et dont personne n’a pu discuter. Au début, il était question d’une fusion, ce qui impliquait la tenue d’assemblées générales dans chaque association où les parents seraient invités à voter sur le projet. On l’a toujours compris comme ça et c’est de cette façon qu’on l’a expliqué. Mais ils ont décidé de faire un regroupement et ils ont créé une nouvelle entité, de sorte qu’ils n’ont plus besoin des autres associations », explique Bruce Aziz.

Ce qui fait tiquer les dirigeants de Chicoutimi, c’est que la nouvelle structure n’est pas en mesure d’expliquer clairement les tenants et aboutissements du projet. « Ils savent très bien que, juridiquement parlant, nous sommes obligés de faire une assemblée pour fusionner ou dissoudre l’association. Ils nous disent qu’ils vont nous donner (toute) l’information bientôt, mais on attend encore après. »