La victoire de l’Ontarienne Bianca Andreescu au tournoi d’Indian Wells a ravi les membres du comité organisateur du Challenger Banque Nationale de Saguenay qui l’ont accueillie au cours des trois dernières éditions. De plus, la tête d’affiche de l’édition 2017 a affronté, en finale, la double championne des deux premières éditions du Challenger, l’Allemande Angelique Kerber. Ci-haut, les membres du comité, Jean-Arnaud Poirel (DG CTIS), Jean Delisle (président du comité) et Caroline Delisle (Pro CTIS).

Une belle vitrine pour le Challenger BN de Saguenay

L’organisation du Challenger Banque Nationale de Saguenay pouvait difficilement rêver d’un meilleur scénario pour la finale de l’Omnium BNP Paribas d’Indian Wells, alors que la jeune Ontarienne de 18 ans, Bianca Andreescu, a vaincu l’Allemande et ex-numéro un mondiale Angelique Kerber. Ces deux joueuses ont en effet pris part au tournoi féminin international présenté chaque année au Club de tennis intérieur de Saguenay (CTIS).

Andreescu a participé aux trois dernières éditions, en étant même la tête d’affiche de la brochure de l’édition 2017, tandis que Kerber a été couronnée championne des deux premières éditions (2006 et 2007). Membre du comité organisateur du Challenger et pro du CTIS, Caroline Delisle a reçu de nombreux messages et appels de partout concernant la jeune sensation canadienne, en plus d’être sollicitée pour des entrevues médiatiques.

« On a l’impression qu’aujourd’hui (lundi) son nom était sur toutes les lèvres ! (...) Ce que (Bianca) nous faire vivre, c’est super. On ne pouvait pas demander mieux, avec cette finale entre deux filles qui sont venues jouer ici. C’est extraordinaire pour nous et pour le tennis canadien. »

« Ici, les gens ont un sentiment d’appartenance parce qu’ils l’ont vu jouer à notre tournoi. Ils ont appris à la connaître et à l’aimer et tout le monde se réjouit de son succès. »

Évidemment, la jeune championne ne sera pas de retour à Saguenay. « C’est malheureux parce qu’on l’aime bien, mais notre tournoi sert à permettre à de jeunes joueuses comme elle d’accumuler des points pour progresser au classement et partir sur le grand circuit. »

Retombées positives

Évidemment, cette extraordinaire progression vient confirmer que le tournoi de Saguenay accueille bel et bien les championnes de demain. « À sa dernière présence à Saguenay, elle était 242e au monde. Ça fait à peine cinq mois de cela. Son ascension aussi rapide au classement était inattendue même si on savait qu’elle avait du talent », souligne Caroline Delisle en rappelant que la nouvelle reine de l’Indian Wells possède un jeu très varié et une belle combativité.

Si Eugenie Bouchard était plus timide et distante à l’époque, Bianca Andreescu en a charmé plus d’un par son accessibilité. « C’est une fille très sympathique. Elle a de belles valeurs et elle est près des gens. Elle voulait toujours participer à toutes les activités. Les gens qui la connaissent sont contents pour elle. »

Un tel coup d’éclat devrait sans doute donner le goût du tennis à bien des gens. « C’est sûr que ça ne peut pas nuire. Elle est quand même venue ici pendant trois ans et les gens ont appris à la connaître. On l’avait un peu vécu avec Eugenie (Bouchard) et à l’époque, ça n’avait pas nécessairement donné un gros boom, mais on espère que la victoire de Bianca aura des retombées ! Peut-être pas à court terme, mais ça peut certainement en motiver quelques-uns avec les succès, en plus de Denis Shapovalov et de Félix Auger-Alliassime », confirme Caroline Delisle.

« Je suis contente parce que la finale de dimanche était un bon match vendeur pour le tennis. (...) Nous, ce qu’on aimerait, c’est qu’avec tout le tennis qu’on voit à la télé, on aimerait que ça se reflète avec plus d’ampleur sur nos inscriptions. Pas qu’on n’a pas de monde, mais on serait porté à penser que ça aurait plus d’impact que ça. On va souhaiter que le téléphone sonne plus, mais ce sera sans doute à plus long terme. »

Rappelons que dimanche, Andreescu a conquis son premier titre de la WTA, devenant ainsi la première Canadienne à remporter un tournoi de catégorie Première. Elle est aussi devenue la plus jeune championne du tournoi d’Indian Wells depuis Serena Williams, en 1999, et la première récipiendaire d’un laissez-passer à rafler les grands honneurs.