Les vents étaient forts sur le lac Saint-Jean vendredi. Les conditions étaient donc idéales pour les amateurs de surf cerf-volant.

Une 2e traversée réussie

Ça décoiffait sur le Piékouagami vendredi. Comme Éole allait assurément être de la partie, l’organisation de la traversée du lac Saint-jean en surf cerf-volant a devancé l’événement d’une journée.

« Samedi, on aurait manqué de vent et dimanche, il y en aurait trop eu. On s’est dit que vendredi serait la journée parfaite », souligne l’un des organisateurs de la traversée, Guillaume Roy.

Malgré le changement de journée à la dernière minute, la majorité des participants inscrits ont pu affronter les glaces du lac Saint-Jean en skis ou en planche à neige, armés de leur cerf-volant. Ils étaient 29 au total, dont la moitié venait de l’extérieur de la région. 

François Turcotte, qui a terminé sa saison de surf cerf-volant il y a quelque temps, est venu de Saint-Hyacinthe pour apprivoiser le lac. Son GPS lui indique qu’il a parcouru 60 kilomètres durant la journée, malgré le fait que le groupe comptait plusieurs débutants. 

« Il y a moyen de faire des allers-retours et de s’amuser en masse. Au retour, je me cherchais même des raisons pour arrêter prendre une pause, mais je n’en trouvais pas », exprime-t-il à la blague. 

Lui qui pratique le sport depuis huit ans ne cherchait pas à faire la compétition. L’événement était pour lui une belle façon d’accrocher ses skis jusqu’à l’hiver prochain. 

Pour tous les âges

Normand Méroz, un Félicinois de 65 ans, a fait ses premiers pas dans le sport il y a à peine un an et demi. Il a connu quelques embûches durant la journée, mais rien de majeur. 

« J’ai tombé trois fois. C’était difficile parce que c’était ‘‘slusheux’’. Je voulais garder ma voile assez haute pour aller moins vite parce que je suis un peu peureux, mais on me disait de la baisser pour accélérer le pas », dit-il avec le sourire. 

« On a ‘‘ridé’’ comme dans un gros gâteau au fromage. Il ne fallait pas trop ralentir parce que ça calait », illustre Guillaume Roy. Ce dernier précise qu’au retour, la surface avait durci, ce qui a permis d’accroître la vitesse de croisière. 

M. Méroz est un habitué du ski alpin et de la planche à voile, deux sports très compatibles au surf cerf-volant. C’était cependant sa première traversée officielle du lac Saint-Jean en kite surfing. 

« C’est le fun de voir que tout le monde a réussi à le faire. Il y en a quelques-uns qui ont eu juste assez d’énergie pour se rendre au point d’arrivée et qui ne se sont pas rendus à La Chouape après l’événement, mais somme toute, ça s’est super bien passé », assure Guillaume Roy. 

Le groupe a parcouru, en moyenne, une distance de 50 kilomètres en trois heures. Les plus expérimentés en ont fait un peu plus, mais les participants se sont suivi toute la journée.